Tout n'est pas si simple dans ce domaine
par canalturf.com, le 17/06/2008 09:50:12
La position d’Eric Woerth est assez saine, même si les intérêts du gouvernement français sont totalement indépendants de ceux des courses et du pari sportif. Il ya autour de ce dossier des enjeux importants touchant également les médias d’information dont canalturf.com fait partie, étant l’un des leaders de la presse hippiques sur Internet. En l’état des propositions françaises, il convient de saluer la défense de la filière hippique par l’imposition d’un reversement permettant la rémunération de l’organisation des évènements support du pari. Dans le même esprit, la notion de jeu mutualisé (la cote est fabriquée par la masse commune des mises des joueurs et non fixée par l’opérateur comme en Angleterre) est une bonne chose qui garantie la régularité des courses en ne permettant pas de jouer contre la victoire d’un cheval. Si pour les courses tout semble en ordre, il n’en est pas de même pour les paris sportifs qui pour le moment ne voient toujours pas venir de reversement rémunérant l’organisation et l’utilisation des programmes, noms de clubs etc…autant de notions déjà jugées faisant partie du domaine public par différents tribunaux européens. Enfin, la notion de reconnaissance mutuelle, chère à l’Europe est réfutée dans les propositions françaises. Un bookmaker ayant une licence européenne, acquise dans un pays de la CE ne pourrait agir dans les autres pays sans acquitter une nouvelle licence par pays. Ce principe risque de froisser le commissaire européen pour qui la libre circulation est évidemment l’un des fondements de l’Europe économique. Un groupe comme le notre, canalturf.com, leader sur son marché de l’information hippique attend avec impatience de pouvoir (enfin) proposer de la publicité aux différents opérateurs et plus généralement, de pouvoir s’ouvrir à une activité normalisée ; et nous ne sommes pas les seuls ! Nicolas FERRAND
