












Le lobbying et les recommandations des experts ont fini par payer. L'économie numérique occupera désormais un strapontin de choix en Conseil des ministres. Le poste de secrétaire d'Etat en charge du Développement de l'économie numérique, créé à l'occasion du mini-remaniement ministériel annoncé mardi, au lendemain des élections municipales et cantonales, a été confié à Eric Besson. Depuis mai 2007, l'ex-député socialiste de la Drôme, occupait les fonctions de secrétaire d'Etat chargé de la Prospective et l'Evaluation des politiques publiques. Un dossier dont il continuera à assurer le suivi.
L'idée d'un secrétariat d'Etat au développement numérique était dans les cartons depuis de longs mois. Longtemps mise en avant par “ les professionnels de la profession ”, rassemblés au sein du Think Tank “ Renaissance Numérique ”, ou de l'organisation patronale “ Croissance Plus ”, l'idée avait été très récemment reprise par un rapport du Medef, et plus particulièrement dans le rapport Attali.
Le rapport Attali préconisait, à l'instar des fonctions occupées au Gouvernement par Martin Hirsch, la création d'un poste de haut-commissaire au développement numérique. Une recommandation très bien accueillie par le président de la République, Nicolas Sarkozy.
Il faut dire que, selon les experts, la mise en place d'un véritable dispositif sur l'économie numérique pourrait représenter à terme entre 0,5 et 0,7 point de croissance supplémentaire. Pour Nicolas Sarkozy, qui s'était engagé pendant la campagne présidentielle à aller chercher la croissance par tous les moyens, c'est plutôt une bonne nouvelle.
En conséquence, le tout nouveau secrétaire d'Etat ne devrait pas chômer. Couverture numérique du territoire, déploiement de la fibre optique, création d'une dizaine d'Ecopolis, développement de l'e-administration… Toutes ces propositions mentionnées dans le rapport Attali, devraient déjà l'occuper, au moins jusqu'en 2012. Si la nomination d'Eric Besson a été globalement bien accueillie par les acteurs de l'Internet, tout le monde attend maintenant des mesures concrètes.
Dans le CV d'Eric Besson, on ne trouve pas trace d'une spécialisation dans le domaine des nouvelles technologies ou de l'économie numérique. Maire de Donzère dans la Drôme depuis 1995 – et fraîchement réélu au premier tour – il a occupé le poste de secrétaire national du Parti socialiste, chargé de l’emploi, de 2000 à 2005 et de l’économie et de la fiscalité, de 2005 à 2007. Son désaccord avec le programme de la candidate du PS à l'élection présidentielle, Ségolène Royal, lui a fait quitter sa famille politique pour rejoindre le gouvernement Fillon en 2007 au poste de secrétaire d’Etat chargé de la Prospective et de l’Evaluation des politiques publiques.
















