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Le vote électronique remis en question en Europe

Selon une étude du Sénat, la majorité des pays européens n'envisage plus de généraliser l'utilisation du vote électronique pour les élections politiques. La Suisse fait exception.

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Le vote électronique ne serait-il rien d'autre qu'une énième baudruche technologique prête à se dégonfler au premier incident venu ? Peut-être pas, mais le tableau qu'en dresse ces jours-ci le service des études juridiques du Sénat n'est pas des plus réjouissants.
Sans apporter de révélation fracassante, ce document officiel (Etude de législation comparée n?'176), a le mérite de dresser un état des lieux objectif de l'utilisation du vote électronique en Europe. Jusqu'ici, entre les argumentaires commerciaux des constructeurs de machines à voter et les fulgurances de leurs détracteurs, le quidam avait parfois du mal à s'y retrouver.
Le Sénat s'est penché sur la situation du vote électronique dans une dizaine de pays européens (1). Et l'étude de législation comparée qui vient d'être publiée conclut que ' de façon générale, le vote électronique ne parait pas répondre aux espoirs qu'il a nourris [...] la Suisse semblant cependant constituer une exception '.
Depuis sa mise en place à grande échelle en 1999 en Belgique, le recours aux machines pour le vote électronique a en effet été émaillé d'incidents et de retour en arrière. Si la formule a déjà été utilisée par 44 % des électeurs, sa généralisation n'est plus à l'ordre du jour. Aux Pays-Bas, où 90 % de la population votent désormais de cette manière, les autorités ont été contraintes de ' retirer l'agrément à certaines machines à voter utilisées, obligeant une dizaine de communes à revenir au vote traditionnel pour les élections législatives de 2006 '.
Bien décidé à déployer le vote électronique au niveau national par les élections européennes de 2004, le gouvernement irlandais a lui aussi du faire machine arrière à la suite d'un avis négatif rendu en 2003 par une commission officielle. Depuis le processus est suspendu.

Des doutes sur la fiabilité

Le vote électronique est utilisé pour certaines élections locales depuis 2000 au Pays de Galles et en Angleterre, relève l'étude du Sénat. Cependant son extension n'est plus envisagée. En 2003, ' la Commission électorale avait émis des doutes sur la fiabilité des diverses méthodes employées. ' En Espagne, en Italie et au Portugal, le vote électronique ne fait aujourd'hui l'objet que de tests sans valeur juridique. Comme ce fut le cas en France jusqu'aux élections régionales et cantonales de 2004.
Enfin, semblant infirmer l'un des arguments phares développés par les distributeurs de machines, les Länder allemands ont abandonnée l'idée d'une généralisation du vote électronique, notamment ' à cause du coût de l'opération ', précise le Sénat, ' considéré comme trop important par rapport aux économies attendues '.
Seule la Suisse semble toujours aujourd'hui porter haut et fort la cause des nouvelles techniques de vote en Europe. Après avoir testé le vote par Internet (non pas le vote électronique, mais le vote en ligne) sur les cantons de Genève, de Neuchâtel et de Zurich, ainsi que le vote par SMS (à Zurich), nos voisins helvètes poursuivent ' l'introduction par étapes du vote électronique à distance pour les élections et les référendums ', les citoyens suisses étant appelés à se rendre aux urnes plusieurs fois par an.
En France pour les élections présidentielles de 2007, 81 communes ont utilisé, sur la base du volontariat, le vote électronique au premier tour du scrutin. Au second tour, elles n'étaient plus que 77, certaines ayant préféré suspendre l'expérience. Au total, ce mode de consultation aura concerné un peu plus de 1,2 million d'électeurs.
(1) Pays-Bas, Allemagne, Irlande, Angleterre, Belgique, Pays de Galles, Suisse, Italie, Espagne et Portugal.
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Un beau gachis

de cyberami92 , posté le 22 octobre 2007 à 16h17
C'est typiquement l'exemple de l'incompétence de ceux qui croient que Modernisme se conjugue forcément avec technologie. A Issy les Moulineaux , c'est flagrant ... D'accord , on peut se tromper mais l'imbécilité serait de persister !
Quand je pense qu'ils on mis Santini à la modernisation de l'état . Des erreurs comme ça à l'echelle d'un pays et c'est la catastrophe !!!
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Pas grave

de Belzebuth__ , posté le 24 octobre 2007 à 11h28
"Responsables mais pas coupables". En plus c'est même pas leur argent qu'il dépense, mais celui des contribuables. Et puis ça fait vivre les industries (françaises pour certaines), qui ensuite financent "généreusement" les campagnes du Parti
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Démocratie

de Androm , posté le 22 octobre 2007 à 18h46
Le principe même de la démocratie est un homme = une voix. À partir du moment où la voix passe au travers d'une machine que le citoyen ne peut contrôler, c'est confier la démocratie à une minorité de Businessmen et d'informaticiens.

Ce n'est donc plus la démocratie.

L'homme étant ce qu'il est, c'est prendre un risque considérable pour la démocratie.

Tant que je suis en bonne santé, je n'ai pas envie de confier à une machine miracle sous le contrôle de je ne sais qui, le soin d'assurer ma respiration quotidienne.
Ça, c'est l'instinct de survie.

Le bulletin de vote est la respiration d'une démocratie.
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Impossible vérif.

de Democratie , posté le 22 octobre 2007 à 18h49
Qui de nos jours a les compétences suffisantes (ou les moyens) de contrôler un vote électronique ?je sais assister au comptage des bulletins papiers, pas électroniques !
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Rien de neuf..

de Antireac , posté le 23 octobre 2007 à 09h13
Cette étude rédigée par des administrateurs du Sénat pratique l'amalgame... mélangeant le vote par machine à voter et le vote par internet, un vrai manque de sérieux qui visiblement permet à tous les opposants primaires d'en rajouter un peu ,bizarre Chantal et Pierre n'ont pas encore réagi ?
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Absence de fiabilité dans tous les cas

de Xavier Roche , posté le 23 octobre 2007 à 10h53
Les machines à voter ne sont pas plus fiables que le vote Internet, car elles ne sont soumise à aucune procédure de validation crédible (EAL 2+, soit un niveau de sécurité très faible) et d'autre part, même avec une certification élevée (5+), une attaque interne (ie. truquage d'un vote avec la complicité d'un organisateur ou du constructeur) est impossible à contrer sur le plan théorique, sauf à réintroduire l'élément matériel du vote papier, chose que l'on veut justement éviter.

Le vote électronique est, et sera toujours, un gadget dangereux pour la démocratie.
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Idem

de Androm , posté le 23 octobre 2007 à 16h10
Que ce soit par une machine à voter ou par internet, le problème est le même. Il n'y a aucune fiabilité dans un système de vote qui ne soit pas directement contrôlable par chaque électeur.

La démocratie n'est pas un jeu. Et plutôt qu'être méprisant avec les opposants primaires, il vaudrait mieux avoir quelques arguments ou du moins prendre le temps d'étudier un peu le sujet.


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vote par internet

de JJWV , posté le 23 octobre 2007 à 19h49
Il faut de toutes façon identifier la personne qui vote puis lui permettre de voter. Le vote par internet ou par SMS ne permet pas de garantir l'anonymat des votes. Au Pays-Bas par exemple un projet de vote internet avait proposé de confier à une firme privée le découplage du vote et de l'identité... De plus avec les votes hors d'un bureau de vote on ne peut pas garantir que des pressions (menaces ou achat de votes) ne sont pas éxercées.
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