Et qui va croire que ce portable ne vaut que 300 euros ! (...) pour le coup Acer vend ici à perte son PC. Et manisfestement ce jugement est léger.
Tu as du mal lire le jugement: le juge n'a pas estimé que le portable seul vaut 300 euros.
Le problème, c'est comment estimer le prix du remboursement des logiciels? Acer refuse de donner le prix auquel il l'a acheté. Sa seule pièce sur le sujet était une coupure de presse qui parlait de ... Dell (sic!) qui payrait Windows à 10 EUR.
De toute façon, le prix auquel Acer achète les logiciels n'a pas vraiment de lien avec le prix qu'il doit rembourser. Le vendeur aurait du en premier lieu afficher les prix. Il ne l'a pas fait. Donc le consommateur ne pouvait connaitre ce prix. Le seul indice donné au consommateur est le prix public des logiciels en boite. C'est donc ce prix qu'à choisi le juge, parce que:
1/ C'est le seul élement matériel au dossier: la coupure de presse ajoutée au dossier par Acer ne permet pas d'estimer un prix.
2/ Le consommateur a droit au remboursement des logiciels qu'il n'utilise pas, et il a droit à l'affichage des prix. Si le prix du remboursement est inférieur au prix public, le consommateur est trompé car le prix public était le seul moyen pour le consommateur d'estimer le remboursement qu'il aura, et donc d'estimer le prix de son portable seul.
Si Acer n'est pas content du prix fixé par le juge, il n'avait qu'à donner d'autres éléments d'appréciation du prix au juge, et surtout donner le prix du remboursement avant l'achat afin que le consommateur achète en toute connaissance.
C'est trop facile d'afficher des prix publics à 100 EUR, et après l'achat (quand c'est trop tard pour le consommateur), de lui dire "ha ben non finalement, notre remboursement sera de 10 EUR". Le prix, ça se fixe avant l'achat, pas après.