Bonjour,
Je me permets d'alimenter de débat, à ma manière :
Je me suis découvert, à la fin de l’année 2004 et de façon totalement fortuite, des origines en Castille profonde, dans la province de Salamanque. Un hameau d’une centaine d’habitants dont je porte le nom. Je m’y suis rendu en février 2005. Alors que l’Espagne approximative de mes souvenirs d’enfance était couverte de moulins à vent, j’y ai trouvé des éoliennes surtout, et des « Toros » à profusion, en quasi-liberté, sur un plateau rocailleux parsemé de chênes verts aux pieds de puissantes sierras. Les ganadérias (élevages) de cette région comptent parmi les plus fameuses, je l’apprendrai plus tard. De cette rencontre inattendue est né un roman : « Ultime tercio à Salamanque ». Malgré un a priori plutôt défavorable pour tout ce qui touchait de près ou de loin à la corrida, j’ai cherché à décrypter certaines règles du mundillo (le microcosme des professionnels de la tauromachie), et à comprendre pourquoi des hommes consacrent toute leur énergie à l’élevage de bêtes sauvages magnifiques dont on destine les plus beaux spécimens à un sacrifice rituel d’un autre âge… Hemingway écrivait déjà, dans les année trente, que la corrida est un « art » décadent. On peut légitimement se poser la question de ce qu’elle est devenue soixante-dix ans plus tard.
Philippe Salus, des éditions Mare Nostrum à Perpignan, éditeur reconnu depuis 1990 qui a notamment publié « La toriada » de Fernando Villalon y Daioz, (comte de Miraflores de Los Angeles, éleveur de toros bravos, poète, théosophe, spirite, hypnotiseur et inventeur d'un ersatz de charbon qui explosait à la figure !) a bien voulu prendre le risque de se lancer dans l’aventure…
Il est souvent difficile de sortir du manichéisme inhérent à tout débat sur la tauromachie, mon livre tente de donner un éclairage sur les dérives de ce milieu, soulève un petit coin du voile qui drape ce pilier sanglant de l’âme espagnole. Mais c’est tout de même un roman, noir certes, mais pas désespéré, publié dans une collection de polars.
En voici la quatrième de couverture :
« Ana, serveuse dans la bodega d'un village de la Castille profonde, mène une existence morne, coincée entre son patron de mari et une belle-mère acariâtre. Mais tout bascule quand elle croise Laurent Clopt, ingénieur français idéaliste, qui, en mémoire du martyre de sa grand-mère et sous prétexte d'un chantier d'éoliennes, va réécrire l'histoire tronquée des notables de la sierra de Frades, âpre terre d'éleveurs de taureaux. Décidée à rejoindre celui qui passa comme une comète dans sa vie, Ana se lance, entre Salamanque et Marseille, dans un road-movie salutaire aux relents nauséeux du franquisme.
Dans ce roman noir, Franck Membribe nous livre sa vision de l'Espagne, sans concession. Et le "toromachisme" en prend pour son grade ! »
Ce livre est mon troisième roman publié, pour en savoir plus, vous pouvez rendre une petite visite sur mon site :
http://www.franck-membribe.c.la/