











Dans un communiqué publié, mardi 19 juin, en commun avec le ministère américain de la Justice, Microsoft explique les changements à venir autour de Desktop Search, son outil de recherche locale de fichiers sur Vista. Selon les termes de l'accord passé, Microsoft devrait créer un mécanisme qui permettra à tout fabricant d'ordinateur et aux utilisateurs de choisir par défaut un outil de recherche autre que son Desktop Search, comme c'est déjà le cas pour les navigateurs Web ou les lecteurs de fichiers multimédias.
Pour Google, qui avait vivement protesté contre la place accordée par Microsoft à son Desktop Search sur Windows Vista, “ il s'agit d'un pas dans la bonne direction, même si beaucoup d'efforts restent à faire pour donner aux consommateurs une pleine et entière liberté de choix dans ce domaine ”, rapporte le site News.com.
Première publication le 12 juin 2007
Google contre Microsoft, sur un air de déjà-vu
Le moteur de recherche a porté plainte contre l'éditeur, l'accusant d'empêcher son logiciel Desktop Search de fonctionner correctement sur Windows Vista.
Un éditeur de logiciels accusant Microsoft de concurrence déloyale... Cela vous semble familier ? Après Netscape et Real Networks (entre autres), c'est au tour de Google de se plaindre des pratiques du géant de Redmond.
Sont en cause les moteurs de recherche utilisables en local pour trouver les fichiers présents sur l'ordinateur et que les deux éditeurs proposent. Google reproche à Microsoft de rendre impossible la désactivation de Microsoft Desktop Search dans Vista, même si l'on souhaite utiliser Google Desktop Search à la place. Résultat : lorsque les deux logiciels lancent l'indexation des données sur les disques durs, les performances de l'ordinateur sont considérablement dégradées.
Google a déposé plainte le 18 avril dernier auprès du ministère de la Justice américain et de procureurs fédéraux. Il accuse la firme de ne pas respecter son accord passé avec le gouvernement américain à la suite de son procès en 2002 pour pratiques anticoncurrentielles. La liste des plaignants dans ce procès est longue et Eric Schmidt, actuel PDG de Google, figurait déjà parmi eux en tant que chief technology officer de Sun.
A l'issue du procès, Microsoft avait failli être scindé en deux parties. Pour y échapper, l'éditeur avait promis, entre autres, de tout faire pour que les logiciels concurrents fonctionnent correctement avec son système d'exploitation.
Depuis, l'éditeur affirme s'être conformé à cette politique, mais il promet de se pencher sur le problème soulevé par Google. Il devra faire la preuve de sa bonne foi, le 26 juin prochain, lors d'une audience devant un juge américain.
















