01net. web avec Google
Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01men
01net Pro Entreprise informatique
Logiciel
Matériel
FAI
Sécurité
Médias
Droit et conso
Techno
Société
Vu sur le Web
Business
Chat

La téléphonie sur Internet en quête de sécurité

Les acteurs de la voix sur IP commencent à plancher sérieusement sur sa sécurisation. Certains fournisseurs de téléphonie sur Internet annoncent leurs premiers services de cryptage.

laisser un avis
envoyer
par mail
imprimer
l'article
Comme toute transmission sur un réseau informatique, la voix sur IP est soumise au risque de piratage. Et pourtant, elle est loin d'avoir le même arsenal de sécurité que nos bons vieux systèmes informatiques, du fait de sa jeunesse. Une lacune que les constructeurs de matériels pour entreprise commencent à combler, tout comme les fournisseurs de téléphonie sur Internet (ToIP) grand public. Parmi eux, Phone Systems & Network et Wengo viennent d'annoncer des services de cryptage des appels passés via leurs systèmes de ToIP.
' On n'aime pas trop parler des problèmes de sécurité qui concernent la voix. C'était déjà vrai pour la voix analogique, ça l'est encore avec la voix sur IP. Pourtant, il est plus simple de pirater une communication sur IP ', expose Benoît Le Mintier, membre du Clusif (Club de la sécurité des systèmes d'information français).
Intercepter une conversation sur IP est, en effet, à la portée de tout hacker informatique, qui peut le faire de n'importe où. Le piratage de ligne téléphonique classique, lui, est techniquement simple, mais doit être plus ciblé géographiquement.
De fait, les entreprises, qui utilisent de plus en plus la voix sur IP, ont poussé les constructeurs à se pencher un peu plus sur sa sécurisation. ' Ils commencent à sécuriser leurs matériels [téléphones IP, central téléphonique d'entreprise..., NDLR], notamment Alcatel, Avaya, etc. Mais cela ne fonctionne qu'avec du matériel du même constructeur ', résume Benoît Le Mintier.
De la même manière, la société Phone Systems & Network, fournisseur de téléphonie sur Internet pour les particuliers et les petites entreprises, vient de lancer un système de sécurité peu ouvert. Concrètement, il consiste à authentifier les interlocuteurs et à crypter leurs communications. Mais cela ne marche que si l'appelant utilise un téléphone IP ou un adaptateur (pour brancher un téléphone classique) de son partenaire Linksys, et d'aucun autre constructeur. De plus, il ne fonctionne pas pour les appels passés de PC à PC avec le logiciel de Phone Systems.

Crypter d'un simple clic

Le procédé d'authentification, qui permet de vérifier que l'appareil contacté est bien le bon, est en effet géré par le matériel lui-même. D'où cette contrainte monoconstructeur. Pour le cryptage proprement dit de la voix, Phone Systems utilise un protocole standard, appelé SecureRTP.
De son côté, Wengo a fait le choix d'une évolution de ce protocole (du nom de ZRTP), pas encore standardisée mais a priori plus simple d'usage pour les particuliers. L'éditeur de logiciels de ToIP espère bientôt l'exploiter. Il compte proposer dès juillet, en version bêta, une fonction de chiffrement associée à son WengoPhone, conçue par Everbee. ' Il suffira que l'utilisateur clique sur un bouton s'il souhaite crypter son appel ', illustre David Bitton, directeur général de Wengo.
Outre le chiffrement de la voix, les informations de signalisation de l'appel (trouver le correspondant et établir la communication) seront aussi codées, mais grâce à des techniques déjà utilisées pour le Web. ' C'est l'équivalent du HTTPS des sites Web sécurisés, mais appliqué à SIP [protocole standard de voix sur IP utilisé par Wengo, NDLR] ', souligne Olivier Schott d'Everbee.
Reste que si un utilisateur Wengo appelle un téléphone fixe classique, la communication ne peut être chiffrée de bout en bout puisqu'elle quitte Internet. C'est pourquoi l'éditeur mise sur des technologies standards, en espérant que les opérateurs de téléphonie classique ou mobile, finissent par les exploiter.
De son côté, Skype chiffre depuis le départ les communications de ses utilisateurs, mais avec un procédé entièrement propriétaire. Si Wengo compte fournir gratuitement son service de cryptage, Phone Systems facture le sien, qu'il destine plus à ses clients professionnels, 2 euros par mois et par ligne.
PAS D'AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «La téléphonie sur Internet en quête de sécurité»

   
 
publicité
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
L'iPhone 3.0 disponible dès cet été
' Le Wi-Fi communautaire : satisfaisant et frustrant à la fois '
Internet Explorer 8 à l'épreuve des internautes
Gmail lit les photos et les vidéos
Pour Dailymotion, Nathalie Kosciusko-Morizet n'est pas assez ' Net '
Google montre ce que le moteur V8 de Chrome a dans le ventre
La fin des journaux et l'émergence d'une information à deux vitesses
Le rachat d'Alice pèse sur les résultats de la maison mère de Free
Le turbo du navigateur Opera à découvrir
La bêta de Chrome 2.0 disponible en téléchargement
Orange évoque la suspension d'Orange Sport
Fennec, le Firefox pour mobile, arrive en bêta 1.0
La TNT HD arrive enfin jusqu'à la BBox
Vidéo : la bande dessinée s'invite sur les mobiles
L'iPhone 3.0 disponible dès cet été
La seconde vie des téléphones mobiles
Opérateurs mobiles et FAI priés de revoir leurs tarifs vers les numéros spéciaux
Le nouvel iPod shuffle au c?"ur d'une polémique sur les DRM
De la pub dans certains articles de Google News
Loi antipiratage : ' Les terroristes de l'Internet ne gagneront pas ! '