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Test : HP Envy 13, que peut-on faire avec un ultraportable à moins de 800 € ?

En positionnant son nouvel Envy 13 à moins de 800 euros, HP vise un rapport qualité-prix optimal. Du clavier à l’écran en passant par la finition du boîtier et la fiche technique, il a tout pour faire un carton. Mais dans les faits ?

L'avis de 01net.com

hp Envy 13 (13-d001nf)

Performances

1.5 / 5

Mobilité

3.5 / 5

Affichage

3 / 5

Autonomie

1 / 5

Appréciation générale

4 / 5

Note de la rédaction

Note publiée le 15/12/2015

Voir le verdict

Fiche technique

hp Envy 13 (13-d001nf)

Processeur Intel Core i5-6200U
Mémoire vive 4 Go
Capacité de stockage principal 128 Go
Taille d'écran 13.3 "
Puce graphique Intel HD Graphics 520
Voir la fiche complète

hp Envy 13 (13-d001nf) : la promesse

Si l’ultraportable de référence de HP reste le Spectre x360, le tout nouvel Envy 13 constitue une alternative plus abordable. Annoncé à moins de 800 euros, cet appareil a pourtant le physique d’une machine haut de gamme et un jeu de composants solide, celui d’un bon appareil milieu de gamme. Le doute subsiste quant à sa capacité à tenir la distance, dès qu’on le sépare de son chargeur secteur.

hp Envy 13 (13-d001nf) : la réalité

Posé à plat sur une table, capot fermé, l’Envy 13 de HP a tout de l’ultraportable haut de gamme. Le dos de l’écran est entièrement en aluminium brossé et frappé du logo de la marque, et le PC n’est épais que de 1,5 cm. Et, une fois en main, on n’apprécie d’autant plus le poids plume de la bête : 1,24 kilo.

Petit passage en revue de la connectique externe, prises USB 3.0, lecteur de carte SD, prise audio et sortie HDMI répondent présents. Après un examen attentif de l’arrière du boîtier, on remarque rapidement que la partie inférieure de l’écran est légèrement recourbée et que là où devraient apparaître les charnières, on trouve deux petits patins de caoutchouc très discrets.

Ces deux éléments permettent, à l’ouverture de l’écran, de surélever légèrement la partie clavier et ainsi l’incliner en pente douce vers l’utilisateur.

Un ingénieux système qui n’est pas sans nous rappeler celui de feu les ordinateurs portables Vaio de Sony.

HP Envy 13 : une ergonomie efficace

Ecran déployé, ce dernier exhibe fièrement son écran… mat. Bonheur ! Adieu reflets lumineux et surtout, les traces de doigts, puisque l’écran n’est pas tactile.

Les amoureux de l’esthétique regretteront cependant les énormes bordures noires (mates) encadrant la dalle qui donne l’impression que celle-ci est un peu perdue au milieu de son espace. Dans l’absolu, notons qu’il est difficile de proposer une intégration aussi léchée que celle du Dell XPS 13 pour un prix inférieur à 800 euros.

D’une simple pression sur le bouton de mise en route, le HP Envy 13 démarre au quart de tour. Windows 10 s’affiche à l’écran et… surprise ! Le clavier s’illumine de blanc. Du rétroéclairage à moins de 800 euros, ce n’est pas si courant et plutôt bienvenu ici.

À l’usage, le plateau tout en aluminium brossé est agréable sous les paumes. La course des touches est silencieuse et leur gabarit est optimal. Pour preuve, on retrouve immédiatement nos repères quand il s’agit de saisir du texte.

Situées de part et d’autres du clavier, les petites enceintes embarquées seront surtout utiles pour dépanner. Nos MP3 de tests “sonnent” assez froidement, avec un léger trop plein d’aigus. Deux alternatives s’offrent alors pour corriger le tir : passer par l’interface logicielle Bang & Olufsen et jouer avec les profils sonores ou, mieux, brancher un bon casque audio.

Enfin, il semble que HP ait partiellement réglé le problème constaté sur les pavés tactiles des grands frères de l’Envy 13, les Spectre x360. En effet, nous n’avons rencontré aucun loupé de pointage, les boutons de clics se sont montrés très réactifs. Cependant, dès que plusieurs doigts sont détectés à la surface de glisse, il arrive que le pointeur soit un peu perdu et ne réagisse plus correctement durant quelques millisecondes. Et ni la mise à jour des pilotes, ni la modification de des réglages n’ont permis de solutionner ce petit problème.

Un écran mat 13,3 pouces (à larges bordures) de qualité
Confort de frappe et de glisse donc, mais aussi d’affichage. Après passage à la sonde, l’écran 13,3 pouces du HP Envy 13 surprend par ses bons résultats. En effet, malgré son revêtement mat, la dalle s’en sort bien : presque 330 cd/m2 en moyenne pour la luminosité et plus de 1200:1 pour le taux de contraste.

De plus, grâce à la technologie d’affichage IPS, les anges de vision sont très ouverts et il est donc possible de jouer sur l’inclinaison de l’écran sans que l’image ne s’assombrisse ou, pire, que les couleurs soient déformées.

Par défaut, la taille de la barre Windows, des icônes et des polices est à 150%, ce qui est énorme et accentue l’impression que la surface d’affichage est toute petite. Nous conseillons donc de repasser le tout à 100% (125% maximum) pour retrouver un bon rapport dalle/taille dans l’environnement Windows.

Un moteur capable et honnête pour le prix

La configuration matérielle de l’Envy 13 (13-d001nf) suffit largement pour faire de la bureautique, du surf sur Internet, un peu de retouche photo et regarder plein de vidéos sur le bon écran. Il est également possible de jouer à quelques jeux peu gourmands, mais à très basse définition d’écran et avec peu de détails graphiques. La faute au modeste contrôleur graphique Intel HD Graphics 520 du processeur Core i5-6200U. Et dès que ces derniers sont trop complexes, il déclare forfait. Nous avons tout de même réussi à atteindre la barre fatidique des 60 images/seconde dans nos titres de tests, après avoir baissé la définition de l’image à 1280 par 720 pixels et mis les options graphiques sur « Bas ». Pas beau, mais jouable.

Du côté de la mémoire vive, HP implante la quantité minimale de 4 Go, suffisante pour les applications du tout-venant, moins pour les programmes spécialisés. En matière de stockage, HP a l’intelligence de laisser les disques durs usuels au placard au bénéfice du SSD, 128 Go précisément. Pas de quoi archiver vos mémoires mais largement assez d’espace pour quelques films, photos, morceaux de musique, etc. Et surtout faire en sorte que Windows 10 soit opérationnel en un battement de cil.

Grosse batterie, endurance très moyenne

Et si tout semble presque parfait jusqu’ici, c’est parce que nous n’avons pas encore abordé la délicate question de l’endurance de l’Envy 13. Ce dernier a passé les mêmes tests que les autres ultraportables, une épreuve en lecture vidéo continue et une autre, simulant une utilisation polyvalente de la machine. Dans le premier cas, cette dernière tient un tout petit peu moins de 5 heures ; et, dans le second cas de figure, on ne dépasse pas les 4 heures 45. Cela lui permet d’avoir tout juste la moyenne en endurance selon nos critères de notation mais il s’en est fallu de peu pour que le carton rouge vif jaillisse.

Et la faible endurance de l’Envy est d’autant plus étrange que la batterie intégrée est plutôt généreuse sur le papier.

Une configuration matérielle très figée

Une fois la partie inférieure toute en magnésium dévissée, la toute petite carte mère de la machine se dévoile. Minimaliste, elle intègre les modules de mémoire vive, impossible donc d’en étendre la capacité.

Le processeur est invisible, caché sous le clavier, à l’inverse du système de refroidissement de l’appareil. Deux petits ventilateurs sont là pour évacuer la chaleur, une configuration assez inhabituelle mais qui a le mérite d’être non seulement silencieuse (33,5 dB max.) mais aussi, efficace.

En effet, à l’aide de notre sonde thermique, nous n’avons pas relevé plus de 41,7°C sous la machine, alors que nous stressions les composants au maximum. L’unité chargée du stockage est au format SATA (M.2) et demeure très facilement accessible.

C’est in fine la seule possibilité d’évolution de la machine. Maigre.

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