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Test du MSI Trident X : ce PC déguisé en console de jeux est taillé pour la 4K

A mi-chemin entre une console de jeu et un PC de bureau ultra compact, le Trident X de MSI risque bien de faire craquer les passionnés de gaming. A l’intérieur, il y a tout ce qu’il faut pour bien jouer et pour un bon moment.

L'avis de 01net.com

MSI Trident X

Les plus

  • + Le format compact
  • + L'intégration du bloc d'alimentation
  • + La puissance à disposition
  • + Assez silencieux

Les moins

  • - Les évolutions très réduites
  • - Pas de filtre antipoussière
  • - Le disque dur à 5400 tours/min

Note de la rédaction

Note publiée le 30/10/2018

Voir le verdict

Fiche technique

MSI Trident X

Processeur Intel Core i7-9700K
Quantité de mémoire vive 32 Go
Type de stockage principal SSD
Calcul de la capacité totale (en Go) 2512
Processeur graphique Nvidia GeForce RTX 2080
Voir la fiche complète

Chez MSI, on aime les PC de bureau gaming à encombrement réduit. Entre le PC ultraplat survitaminé Vortex, le très aérodynamique Aegis ou encore le rectangulaire Nightblade, tous misent à la fois sur une compacité respective et une configuration puissante pour séduire les joueurs. C’est aussi le cas de la série Trident dont le boîtier rappelle celui d’une certaine console de jeu frappée d’un « X » en façade.

Elle se divise en deux familles, les modèles classiques que l’on peut disposer à l’horizontale comme à la verticale – on peut presque les glisser dans le meuble TV – et les machines plus extrêmes, baptisées Trident X. C’est l’une d’elles que MSI nous a envoyé. Il ne s’agit pas de n’importe quel modèle puisqu’il est équipé d’un processeur Intel Core i9 de neuvième génération – fraîchement annoncé – et d’une des dernières GeForce RTX de Nvidia.

Précisons tout de suite que la configuration testée ici ne sera pas commercialisée dans l’immédiat mais que deux autres moutures, respectivement vendues 2800 euros et 3300 euros sont – elles – en approche chez les revendeurs spécialisés. Elles seront équipées comme des avions de chasse, avec des Core i9 et une RTX 2070 pour l’une, une RTX 2080 pour l’autre (avec 256 et 512 Go de SSD).

MSI Trident X
Lionel Morillon/01net.com – MSI Trident X

Vous en avez assez de votre grosse tour et souhaitez passer à un format de PC plus compact sans faire le moindre compromis sur la puissance à disposition ? Le Trident X de MSI pourrait bien être la machine que vous recherchez. Il ressemble à s’y méprendre à une console de jeu mais, ne vous y trompez pas, c’est bien un monstre qui se cache dans ce boîtier de taille contenue (39,6 x 12,97 x 38,2 cm).

Un boîtier tout noir, robuste, qui se tient droit comme un « i » et dont les parois ajourées laissent entrevoir une toute petite partie de la mécanique interne : à droite, un magnifique ventilateur processeur RGB qui brille de mille feux dès que la machine est allumée et à gauche, la GeForce RTX, dont la couleur des LED peut être personnalisée.

MSI Trident X
LM/01net.com – Bien entendu, il est possible de couper les illuminations RGB du ventilateur.

Assemblage au cordeau, évolutions futures très minimalistes

Avant d’éprouver les capacités de ce monstre, nous n’avons pas pu résister à l’appel du tournevis. Notre curiosité a été la plus forte. Ni une, ni deux, les parois s’ôtent en un tour de main et on découvre que tout a été monté et pensé au millimètre.

MSI Trident X
LM/01net.com – MSI Trident X

Le montage est aussi propre que possible étant donné le peu de marge de manoeuvre autorisée par la structure interne du boîtier. Car bien évidemment, dans si peu d’espace, difficile de faire rentrer beaucoup de composants supplémentaires. Les perspectives d’évolutions de la machine sont assez minces. Au mieux, vous pourrez rajouter un disque dur ou un SSD au format 2,5 pouces dans l’emplacement vacant.

MSI Vortex
LM/01net.com – Seule évolution possible : ajouter un disque dur ou un SSD au format 2,5 pouces dans le sabot vacant. C’est maigre.
MSI Trident X
LM/01net.com – La connectique du Trident X est complète, tant à l’arrière qu’en façade (deux prises USB 3.0, un USB Type-C et de l’audio analogique).

On referme la bête, on jette un coup d’oeil à l’arrière et, sans surprise, on trouve toute la connectique voulue pour brancher pléthore de périphériques et d’écrans. L’absence d’antenne Wi-Fi externe est trompeur : il y a bien un module de communication sans-fil dans les entrailles du boîtier. Et, bien entendu, on découvre aussi quelques prises en façade, indispensables pour connecter rapidement un casque audio ou une clé USB.

Avec le Trident X, vous êtes paré pour un moment

Le Trident X de MSI accueille, suivant le modèle, le tout dernier Core i9-9700K ou le Core i9-9900K d’Intel. 8 coeurs/8 threads ou 8 coeurs/16 threads, à vous de choisir. Sachez toutefois que l’addition n’en sera que plus salée à l’arrivée. Notre modèle de test héberge la première puce, le 9700K, à laquelle viennent s’ajouter 32 Go de mémoire, 512 Go de SSD, 2 To de disque dur classique et la RTX 2080 de Nvidia personnalisée par MSI.

MSI Trident X
LM/01net.com – RTX 2070 ou RTX 2080, peu importe le Trident X que vous choisirez, il sera équipé d’une des dernières cartes graphiques de Nvidia

Avec autant de chevaux à disposition, il y a vraiment de quoi se faire plaisir. Comme nous l’avons démontré dans notre test des RTX 2080 et RTX 2080 Ti, elles ne révèlent leur plein potentiel que lorsqu’on leur demande d’afficher de grandes quantités de pixels, de polygones et de textures sur des écrans 1440p (2560 par 1440 pixels) ou mieux, UHD/4K (3840 par 2160 pixels).

En Full HD, où les risques d’être confronté à un phénomène de limitation CPU si le processeur associé à la RTX ne débite pas assez d’informations (comme le 6700K de notre plate-forme de test de carte graphique par exemple), le 9700K et ses huit coeurs s’en tirent honorablement. Mais, nous le répétons, opter pour une telle configuration pour simplement jouer en Full HD à vos jeux préférés n’est pas très pertinent. Sauf si vous prévoyez de passer dans la galaxie 4K très prochainement et que vous anticipez la chose.

Nous en voulons pour preuve les scores obtenus dans nos principaux jeux de référence : entre 55 et 65 ips de moyenne dans The Division en 4K avec de très hauts niveaux de détails. C’est fluide, c’est beau, ça tourne à la perfection.
Dans Rise of the Tomb Raider, les résultats moyens ne descendent pas en dessous de 60 ips, avec presque toutes les options réglées à fond, en 4K, aussi bien en DirectX 11 que 12.
Quant aux titres déjà plus anciens, toujours dans la sacro-sainte ultra haute définition, certains parviennent à atteindre des sommets : entre 100 et 250 images par seconde, avec – là encore – tous les détails et filtres graphiques au maximum. Vertigineux, c’est le mot.

Un rapide aperçu des performances du Core i7-9700K

Avant d’aborder les volets bruit et consommation, nous souhaitions juste faire un petit zoom sur les performances du Core i7-9700K et les comparer aux Core i7 des générations précédentes. Pour ce faire, nous sommes allés piocher dans notre base de données de scores provenant de tests de systèmes complets, récents, offrant la même quantité de mémoire vive DDR4 que le Trident X.

Rappelons qu’entre le 7700K, le 8700K et le 9700K, le processus de gravure est presque le même (14 nm+ pour le premier et 14 nm++ pour les deux autres), l’architecture n’a presque pas bougé non plus bien qu’elle ait été un peu remaniée.

Seul le nombre d’unités de calcul et la présence de l’hyperthreading varient. Ici, le 9700K est en jaune et vient logiquement talonner le 8700K. Ce dernier a peut être deux coeurs en moins (6 contre 8) mais possède le double de threads (12 contre 8) à disposition. Une différence à laquelle notre test choisi dans le logiciel 3D Mark est sensible. On voit aussi que le nouveau processeur Intel se hisse au même niveau que le Ryzen 7 1700X d’AMD qui, pourtant, propose le double de canaux logiques de traitement. 

En clair, si vous avez prévu de changer de PC de jeu car vous possédez un Core i7-7700K ou plus ancien, passer au 9700K est une bonne idée. Mais pas tout de suite ! Attendez que les prix cessent de flamber car, actuellement, acheter un 8700K est presque plus rentable. Le 9700K se négocie à 550 euros environ (contre 385 dollars environ annoncés) et le 8700K… à 540 euros.

Plutôt discret pour un gamer

D’ordinaire, les PC de bureau à faible encombrement sont obligés de faire appel à une solution d’alimentation externe, comme les PC portables. Ce n’est pas le cas du Trident X qui parvient à loger un bloc dans son boîtier.

Et ne vous fiez pas à sa petite taille, cette alim’ (450 ou 650 watts selon les versions de la machine) délivre assez de puissance pour nourrir la machine pendant de longues heures de jeux, sans faiblir. Notre exemplaire de test consomme au plus fort de son activité jusqu’à 414 watts et ce, alors que les composants ne sont même pas overclockés.

En matière de silence, MSI a bien travaillé sa copie. Les deux ventilateurs de la carte graphique remplissent correctement leur office sans jamais donner trop de voix ; le dispositif de refroidissement du processeur parvient, lui aussi, à rester discret. A 50 cm de la machine, les relevés effectués avec notre sonomètre nous indiquent un niveau de nuisances sonores inférieur à 40 dB ce qui est tout à fait acceptable pour une machine de ce calibre. De quoi lui permettre de se faire une place dans le salon, près de la TV ? Possible.

Enfin, précisons que malgré l’intérieur exigu du boîtier, la chaleur ne stagne pas. Ni le processeur Intel, ni la carte graphique n’ont été contraints d’abaisser leurs fréquences de fonctionnement, même après des heures de tests acharnés. Seul regret : l’absence totale de filtre à poussière sur les différentes ouvertures présentes sur les parois, le haut et le bas du boîtier. Pour le prix demandé, MSI aurait tout de même pu en prévoir !

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