L’entreprise de cybersécurité française Sekoia a publié ce 4 novembre 2026 une enquête faisant état d’une vaste campagne de piratage, visant aussi bien des smartphones Android qu’iOS. Ces attaques n’impliquent aucun téléchargement ou clic : la simple consultation d’une page infectée suffit à déclencher l’exécution du code malveillant sur l’appareil de la victime.
Des smartphones Android et des iPhone ciblés par des cyberattaques
L’attaque dont il est ici question n’implique aucun clic, téléchargement ou approbation d’autorisation de la part de la victime. La simple ouverture d’une page infectée suffit à déclencher l’attaque. Pour être plus précis, cette attaque se divise en trois étapes. Dans un premier temps, les pirates exploitent une faille de Chrome pour exécuter du code au sein du navigateur. Dans un second temps, ils exploitent une faille du pilote graphique Adreno de Qualcomm, qui leur permet de dépasser les protections de Chrome et d’accéder plus largement au smartphone. Enfin, les pirates déploient un logiciel malveillant que Sekoia a baptisé AndroSnitch.
Le logiciel malveillant AndroSnitch a été caché notamment dans des sites web légitimes et dans des copies frauduleuses de sites sûrs. À titre d’exemple, un site frauduleux usurpant l’identité d’un hôtel de luxe situé à Londres contenait ce logiciel malveillant. L’objectif de ce dernier : copier les cookies de Chrome, les données de connexion, l’historique de navigation ou encore le fichier Wi-Fi du téléphone, contenant les mots de passe des réseaux auxquels l’utilisateur s’est connecté.
Des iPhone ont aussi été ciblés. Une première vulnérabilité a permis aux pirates de dérober des cookies sur les appareils équipés d’iOS 16 à 17.4. De son côté, la faille DarkSword leur a donné accès à des données bien plus sensibles, notamment des messages, des photos et des mots de passe sur les iPhone sous iOS 18.5.
Les particuliers seraient épargnés, mais une mise à jour de Chrome s’impose
Dans son rapport, l’entreprise de cybersécurité française Sekoia affirme que cette campagne de piratage a été menée par APT29, soit un groupe associé aux services de renseignement russes. Les attaques auraient donc principalement ciblé des personnes liées à la guerre en Ukraine. Néanmoins, il est tout de même préférable de prendre certaines dispositions afin d’éviter tout désagrément.
Précisons un point : il est ici question d’attaques exploitant des failles « n-day », c’est-à-dire des vulnérabilités déjà connues et pour lesquelles des correctifs étaient disponibles. Les pirates ont donc ciblé des personnes qui n’avaient pas installé les dernières mises à jour de Chrome. Veillez donc à mettre à jour Chrome depuis le Play Store. Les pirates ciblent les versions 139 à 145 de Chrome : il faut donc s’assurer de télécharger une version plus récente que la 145. Pour vous en assurer, rendez-vous dans le menu de Chrome et cliquez respectivement sur « Paramètres » et « À propos de Chrome ». Veillez également à installer la dernière mise à jour de sécurité de votre téléphone.
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Source : Sekoia

