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Un sésame pour accéder à tous les hot spots

Les opérateurs de téléphonie mobile annoncent que leurs abonnés pourront bientôt accéder indifféremment à l’ensemble de leurs réseaux Wi-Fi, grâce à la mise en place d’un GIE.

Pour surfer sur Internet, il suffit d’un abonnement à un fournisseur d’accès. Mais, jusque-là, il fallait presque un abonnement par opérateur de hot pots pour pouvoir surfer, en France, sur l’Internet sans fil. Une situation à laquelle
veut mettre fin le Groupement d’intérêt économique (GIE)
Wi-Fi.Créé par Orange, SFR et Bouygues Telecom, il assurera l’interopérabilité des réseaux de tous ses membres. Un progrès important pour les clients des trois opérateurs qui pourront accéder ainsi à tous les hot spots sans changer de carte
d’abonnement.

Un GIE ouvert à tous les opérateurs Wi-Fi

Mis en place par les trois opérateurs, le GIE veut s’ouvrir à tous les acteurs du marché Wi-Fi, du moins à ceux qui respecteront les spécifications techniques édictées par le trio. Des règles communes de sécurité vont, en particulier,
devoir être respectées par les sociétés intéressées. A priori, rien de bien contraignant.Opérationnel en septembre, le GIE pourrait donc compter rapidement un nombre conséquent de membres. Il ne s’agit toutefois pas de la première initiative d’interopérabilité dans l’Hexagone.La
carte Wi-Fi prépayée de Tiscali, elle aussi disponible à la rentrée, doit en effet fonctionner avec les hot spots de plusieurs sociétés (SFR, Wifix, TLCMobile…). Le 12 mai, six
WISP (fournisseurs d’accès Internet sans fil), dont Visacom, Wifispot et
TLCMobile, ont, eux, annoncé leur propre accord d’interopérabilité. Des sociétés qui ont toutes vocation à se joindre au GIE.

Un marché qui reste embryonnaire

Dès septembre, l’utilisation du Wi-Fi pourrait être aussi simple que celle du GSM, avec un unique abonnement permettant d’accéder à l’ensemble des antennes. Quelques ‘ détails ‘ restent toutefois à régler. Les
opérateurs devront ainsi signer des accords de reversement, permettant à un opérateur d’être rémunéré lorsqu’il prend en charge sur son réseau le client d’un autre opérateur. Pour arriver en force à la table de négociation, la course au bluff a déjà
démarré.Du côté de France Télécom, on affirme ainsi que ‘ le Wi-Fi en France est largement préempté par Orange ‘. Et pour Ronald Najar, le directeur de TLCMobile, ‘ les
opérateurs se considèrent comme les plus actifs ou comptent le devenir, mais la réalité est bien qu’aujourd’hui le marché appartient aux WISP. ‘
Chez Tiscali, l’heure est davantage à la modestie. ‘ Aujourd’hui le marché n’existe pas, tout le monde est bien conscient qu’il faut le créer avant de se le partager ‘, juge Jean-Michel
Soulier, directeur général adjoint de Tiscali France. Le modèle économique reste d’ailleurs la principale inconnue du Wi-Fi. Les analystes de Mercer estiment ainsi que la taille du marché hexagonal pourrait varier entre 40 et 120 millions
deuros en 2007.

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Ludovic Nachury