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Twitter : Fleur Pellerin demande le respect de la culture et de la loi

La ministre de l’Économie numérique demande à Twitter le retrait des tweets litigieux ainsi que l’identité de leurs auteurs qui ont diffusé des messages racistes.

L’affaire des tweets racistes publiés en France n’en est qu’à son début. Elle s’enflamme même depuis les déclarations de l’avocate de Twitter hier lors du référé qui a eu lieu hier 8 janvier au tribunal de grande instance de Paris.

La ligne de défense repose sur le Premier Amendement de la Constitution américaine qui assure une pleine liberté d’expression aux citoyens américains. Dans ce cas, elle estime que les tweets « français » sont protégés par la Constitution américaine puisque « les données sont collectées et conservées aux États-Unis ». Ainsi, le tweets ne seront pas supprimés et l’identité des twittos racistes ne sera pas dévoilée aux autorités françaises.

“Si Twitter souhaite s’installer en Europe…”

Cette argumentation n’a pas été du goût de la ministre de l’Économie numérique. Fleur Pellerin a vivement réagi. Elle estime qu’il est dans « l’intérêt » même de Twitter d’agir pour éviter que le réseau devienne une plateforme de propagation de messages de haine.

Elle évoque même le développement européen du site de microblogging. « Twitter vient d’ouvrir une antenne commerciale en France, et souhaite vraisemblablement s’installer en Europe, donc je pense qu’ils ont tout intérêt à s’adapter aux cultures juridiques et philosophiques et éthiques des pays dans lesquels ils souhaitent se développer » a-t-elle réagi sur LCI.

Le retrait des contenus

Mme Pellerin est confiante dans la capacité de Twitter à tenir compte des différences culturelle et juridique entre les États-Unis et l’Europe. Elle est en « discussion permanente » avec les responsables du réseau pour faire passer ce message : « Ils savent qu’ils doivent s’adapter aussi à différentes cultures, juridiques et d’appréciation aussi des libertés fondamentales dans les pays où ils opèrent et je pense qu’ils sont ouverts à la discussion ».

Elle demande à la société américaine le retrait des contenus et des hashtags litigieux ainsi que l’identité des individus « qui, de manière répétitive, font des post de cette nature ».

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Pascal Samama (avec AFP)