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Quinze sites de vidéo à la demande pour concocter votre programme

Louer un film sur Internet, c’est pratique. Mais il faut souvent accepter de payer le prix fort et ne pas se montrer trop difficile au moment du choix.

Encore un soir où il n’y a rien à la télé ? Deux solutions s’offrent aux amateurs du petit écran : sortir pour se rendre au vidéoclub le plus proche ou bien rester chez soi et louer un programme auprès d’un service de VoD
(Video on Demand, pour vidéo à la demande). On y accède de son ordinateur (un PC équipé de Windows afin de gérer les DRM pour les programmes payants, un Mac ou un ordinateur sous Linux pour les programmes gratuits) ou de son
téléviseur, via une box ADSL, la plupart des fournisseurs d’accès au Net proposant désormais la VOD.Les offres sont souvent les mêmes (celle du site Canalplay est disponible pour les clients de Free, celle de Virginmega.fr pour ceux d’Alice, etc.) mais le choix est plus vaste sur Internet : on y trouve non seulement des films
mais aussi des émissions de télé, des documentaires et des reportages. Le principe est simple : pour quelques euros, vous rapatriez et regardez autant de fois que vous le voulez, durant quarante-huit heures, le programme de votre choix. Après,
il devient illisible.En théorie, la VOD paraît séduisante, mais ce service n’est pas encore parvenu à maturité. Les ?”uvres récentes sont rares dans les catalogues (ils ne peuvent apparaître, légalement, que huit mois après leur sortie en salles), si
bien que l’on épuise vite le stock de ses titres préférés, même en piochant dans un kiosque de 1 000 références ! Et pas question de faire jouer la concurrence, puisque l’on retrouve souvent les mêmes films d’un site à l’autre.Mieux vaut aussi ne pas regarder à la dépense, car les tarifs (4 à 5 euros le titre, en moyenne) sont généralement plus élevés que ceux des vidéoclubs, qui proposent souvent des formules de base à 20 euros les six films.
Enfin, il faut patienter entre la commande et la séance : 25 minutes sont nécessaires pour télécharger un film de deux heures avec un débit de 10 Mbit/s, et deux heures avec un débit de 2 Mbit/s ! Heureusement, les modalités
de location et de lecture sont souvent simples… et le service très appréciable quand on n’a pas envie de mettre le nez dehors !

Canalplay : attrayant !

X-Men, Basic Instinct 2, l’Age de glace… Composé de nombreux titres récents, le catalogue du site de VOD de Canal+ reste, depuis sa mise en place, l’un des plus attrayants. Même les amateurs de péplums
et les moins de six ans y trouveront leur bonheur ! Bien conçu, le site propose plusieurs façons d’accéder aux titres : par thèmes, par acteurs, en piochant dans les coups de c?”ur, etc.Les modalités de paiement et de lecture se révèlent simples, mais il faut impérativement télécharger et installer un logiciel sur l’ordinateur avant de pouvoir regarder un film. Après avoir sélectionné une catégorie (action, comédie,
etc.), il est possible de faire apparaître uniquement les ?”uvres en version originale sous-titrée : une option commode, même si, sur ce site comme chez les rivaux, l’offre en matière de VO se montre bien maigre !Autre fonction intéressante à signaler : la possibilité de louer un film spécialement encodé afin de pouvoir le télécharger sur un baladeur (uniquement de marque Archos, hélas). Plutôt appréciable pour un long trajet en train,
par exemple !

Virginmega : le grand magasin

Le catalogue de Virgin comporte plus de 1 000 films, la plupart à succès : il y a là les Rambo, Troie, l’Empire des sens, etc. Quelques titres sont proposés à la fois en version française et en VO
sous-titrée. C’est le cas de Lost in Translation ou du King Kong de 1933 par exemple. Les enfants apprécieront la série des Yu-Gi-Oh! ou celle de l’Inspecteur
Gadget,
les adultes la section documentaire, éclectique et riche.Toutefois, explorer cet intéressant catalogue demande de la patience : la navigation d’une page à l’autre n’est pas intuitive, l’intitulé des rubriques manque de clarté et la distinction entre les films en location et les titres
à l’achat n’est pas évidente.Côté location en revanche, aucun problème à signaler : lors de notre test, le temps de téléchargement correspondait à celui qu’indiquait le site et la gestion des DRM s’est révélée très simple, même avec Firefox ! Et pour la
lecture des films, le Lecteur Windows Media suffit.

Arte VoD : sélection culturelle

Envie d’en savoir plus sur Jean Jaurès, Picasso, le Talmud, l’orgasme masculin ? Le service VoD d’Arte dispose d’une vaste gamme de magazines, de documentaires ou de reportages fort bien faits sur des sujets divers (il
s’agit d’une sélection des émissions de la chaîne). Son catalogue contient aussi plus de cent films d’auteurs, anciens ou récents, de réalisateurs plutôt connus : Eric Rohmer, Pedro Almodovar, etc. On y trouve même des films muets et
trash.Tous les titres étrangers sont proposés en version originale sous-titrée. Les programmes loués peuvent être vus sans attendre, en streaming ou après leur téléchargement.

INA : séquence nostalgie

De Cinq colonnes à la une au Petit Théâtre de Bouvard en passant par les enquêtes de Maigret, il y a près de 100 000 émissions de télé et de radio réalisées entre 1920 et 2006
sur le site de l’INA ! On peut regarder gratuitement, dans une petite fenêtre, des extraits de la quasi-totalité des ?”uvres proposées.Mais pour afficher l’image en plein écran, il faut soit louer les vidéos pour quarante-huit heures (de 1 à 2 euros), soit les acheter (de 1 à 6 euros) avant de les télécharger. Un moteur permet de lancer des requêtes par
noms, thèmes, époques, personnalités, mots-clés. Enfin, un récapitulatif affiche la liste des derniers documents consultés.

France Tvod : le grand bazar

Le site France Tvod regroupe diverses émissions diffusées sur les chaînes du groupe France Télévisions. Certaines sont proposées gratuitement, d’autres en location (à partir de 0,99 euro) ou à l’acquisition (à partir de
1,99 euro). Mais, pour en profiter, mieux vaut s’armer de patience, car ce site est plutôt mal conçu : on y trouve des séries télévisées placées dans la rubrique films, des liens qui renvoient vers les sites des chaînes et perdent
l’internaute au bout de trois clics, un mélange d’émissions gratuites et payantes ainsi que des modalités d’inscription et de paiement qui manquent singulièrement de clarté.Heureusement, il reste de nombreux documentaires et des programmes jeunesse de qualité, tels que les épisodes de Tintin ou le magazine C’est pas sorcier.

Vodeo : le meilleur de la télé

Voir ou revoir n’importe quel sujet d’information réalisé pour la télévision : c’est ce qu’autorise Vodeo, avec ses 1 400 émissions (magazines, reportages, documentaires). On y retrouve les programmes des grandes
chaînes, mais aussi ceux de Mezzo, de Planète, d’Odyssée, etc. Des partenariats autorisent le site à une grande diversité de thèmes : personnalités, reptiles, gastronomie, sports de glisse, etc.Les émissions sont proposées en streaming pour une consultation à volonté durant quarante-huit heures, en téléchargement à l’achat ou gravées sur DVD (il faut dans ce cas les commander). La plupart des programmes
durent entre 35 et 50 minutes et sont loués 2,99 euros.

Univers Ciné : art et essai

Quand on préfère les films d’auteurs contemporains aux blockbusters, il est difficile de trouver un DVD à son goût, même dans un vidéoclub ! A moins de piocher dans le catalogue d’Univers Ciné, un site
créé par 34 producteurs indépendants. Au menu : les ?”uvres de Bruno Dumont, de Jacques Rivette, de Philippe Garrel, etc.Certes, le tarif de location (un prix unique de 4,99 euros pour quarante-huit heures) est élevé, la navigation dans les titres (qui s’effectue uniquement par réalisateurs, titres, acteurs, mots-clés) ne favorise pas les
découvertes au hasard et les modalités de visionnage sont complexes. Mais la qualité et l’homogénéité de l’offre réjouiront les cinéphiles.

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Anne Lindivat