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PC, tablettes et smartphones échappent à la redevance audiovisuelle

Les acteurs de l’audiovisuel public souhaitaient voir élargir l’assiette de cette contribution aux supports du “second écran”. Une idée qui n’a pas reçu les faveurs de Matignon.

Cela fait des années que l’idée d’étendre la redevance audiovisuelle aux ordinateurs et appareils connectés tourne dans certaines têtes. Des députés l’évoquaient dejà en 2008. Elle était ensuite réapparue dans le rapport Lescure. Elle a été remise sur le devant de la scène par plusieurs acteurs de l’audiovisuel public, mais n’a pas les faveurs de Matignon révèle Les Echos.

France Télévisons, l’INA, Radio France, Arte et France Medias Monde, les cinq sociétés financées par la contribution à l’audiovisuel public (ex redevance audiovisuelle) ont milité pour que les nouveaux modes de réception de la télévision soient inclus dans l’assiette de cette contribution. Autrement dit pour que les utilisateurs d’ordinateurs, de tablettes et de smartphones soient imposés au même titre que les Français qui regardent la télévision sur un poste traditionnel. Selon elles, cela ne ferait que suivre l’évolution des usages.

134 euros en 2015

La réponse du cabinet du Premier Ministre aurait été sans appel, indique le quotidien économique : « pas question d’augmenter les impôts ».

Les acteurs de l’audiovisuel s’inquiètent de la perte de financement que représente le passage du bon vieux téléviseur au second écran. « C’est une histoire de long terme. Cette redevance a été pensée quand il n’y avait qu’un type de récepteur. Or, aujourd’hui, on peut regarder la télévision partout et il faut penser à ceux qui n’achètent pas de télévision », explique Mathieu Gallet, le président de Radio France. En 2014, cette contribution s’est montée à 133 euros et a rapporté un total de 3,5 milliards d’euros. Elle ne devrait être augmentée que de un euro en 2015.

A lire aussi :
Audiovisuel : la taxe opérateurs validée par la justice européenne, paru le 27/6/2013

Source : Les Echos

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Cécile Bolesse