Mistral, la start-up française qui veut se faire une place de choix sur le terrain de l’intelligence artificielle, vient d’annoncer une nouvelle levée de fonds. Quelques mois après sa dernière levée de fonds, la société a récolté 830 millions d’euros lors d’un tour de table impliquant des acteurs comme Bpifrance, BNP Paribas, Crédit Agricole CIB, HSBC, La Banque Postale, MUFG et Natixis CIB.
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Le tout premier centre de données de Mistral en France
L’argent injecté par les investisseurs servira à financer le premier centre de données de Mistral à Bruyères-le-Châtel, en Essonne. Annoncé en février 2025, le centre fera tourner 13 800 puces Nvidia pour une puissance de 44 MW. Les opérations doivent démarrer avant la fin de l’été 2026. Mistral ambitionne d’atteindre 200 MW d’ici la fin de 2027. Notez que Mistral prévoit aussi de construire un centre de données en Suède.
Ce centre de données va aider la start-up à fournir la puissance de calcul nécessaire à ses modèles d’IA. Il doit aussi et surtout soutenir le service Mistral Compute, la nouvelle offre d’infrastructure IA de Mistral AI qui devrait lui permettre de s’émanciper des géants américains comme Amazon, Google ou Microsoft. Alors que les questions de souveraineté numérique se multiplient avec l’essor de l’AI, Compute s’impose comme l’une des pierres angulaires de la stratégie de Mistral.
« Le développement de notre infrastructure en Europe est essentiel pour renforcer les capacités de nos clients et garantir que l’innovation et l’autonomie en matière d’IA restent au cœur de l’Europe. Nous continuerons d’investir dans ce domaine, compte tenu de la demande forte et durable des gouvernements, des entreprises et des institutions de recherche qui cherchent à construire leur propre environnement d’IA personnalisé, plutôt que de dépendre de fournisseurs cloud tiers », déclare Arthur Mensch, PDG de Mistral AI, dans un communiqué de presse.
C’est la première fois que Mistral AI se finance par de la dette. Ce choix illustre la confiance grandissante des investisseurs dans les acteurs européens de l’intelligence artificielle. La levée de fonds survient alors que Fluidstack, un acteur britannique spécialisé dans la fourniture de puissance de calcul pour l’IA, s’est retiré du projet de centre de données de Mistral. Dans la foulée, Fluidstack s’est brusquement retiré d’autres projets en France.
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