Il y a des succès qui ne se démentent pas. Depuis son apparition, la gamme Go de JBL s’est imposée comme la référence absolue pour quiconque cherche un son correct qui tient dans la paume de la main. Mais sur un marché de plus en plus concurrentiel, où chaque millimètre compte, JBL se devait de réagir pour ne pas se laisser distancer par des concurrents de plus en plus agressifs.

C’est chose faite avec cette JBL Go 5. Vendue 49,99 euros, elle ne se contente pas de rafraîchir son design : elle revoit sa copie acoustique et logicielle pour offrir une expérience plus complète. Nous l’avons poussée dans ses retranchements pour voir si ce petit pavé sonore mérite toujours sa place dans votre sac à dos.
Construite comme un tank de poche
La Go 5 reprend les grandes lignes du design de sa devancière : un format rectangulaire et trapu, recouvert d’un tissu collé sur les faces avant et arrière, avec une boucle intégrée sur le côté pour la suspendre ou l’accrocher à un sac à dos. Rien de révolutionnaire en apparence et pourtant le résultat en main est nettement plus premium que par le passé.
JBL a revu les détails qui comptent. Les bandes de caoutchouc, qui jouaient un rôle antidérapant sur la Go 4, s’étendent désormais depuis le haut et le bas de l’appareil, lui conférant une allure plus soignée et homogène. Le tout est fabriqué à partir de plastique et de tissu recyclés ; tout comme l’aimant de son haut-parleur.

La principale nouveauté visuelle, c’est le liseré lumineux d’ambiance qui court le long des bords supérieur et inférieur de l’enceinte. Il ne s’agit pas d’une simple fantaisie esthétique : ce ruban lumineux sert aussi d’indicateur de statut pour l’alimentation, l’appairage Bluetooth, le niveau de batterie faible ou le mode Auracast. Quatre thèmes sont disponibles (Rebond, Boucle, Commutation et Gel), configurables depuis l’application. L’effet est subtil et élégant, plutôt une touche de sophistication qu’une foire aux LED.

L’enceinte mesure 10,1 x 7,74 x 4,3 cm pour 230 grammes. Elle est donc légèrement plus lourde que la Go 4 (190 grammes), ce qui se perçoit à peine en usage réel. L’assemblage est irréprochable, avec une sensation de densité rassurante. La Go 5 est certifiée IP68, ce qui signifie qu’elle résiste à l’immersion dans 1,5 mètre d’eau pendant 30 minutes, à la poussière et aux chutes — une protection supérieure à l’IP67 de son prédécesseur. Lors de notre test, une chute accidentelle de deux mètres sur un sol dur n’a d’ailleurs laissé aucune trace. L’enceinte est proposée en une variété de coloris : rouge, rose, blanc, camouflage, bleu, noir et violet.

Prise en main et commandes : l’essentiel bien dosé
Les commandes sont réparties deux tranches. Le dessus de l’enceinte accueille les boutons de volume + et – ainsi que la touche lecture/pause. Sur le flanc gauche, se trouvent le bouton d’alimentation, la touche Bluetooth et le désormais célèbre logo en triangle Auracast. La disposition est logique, les symboles clairement gravés dans le caoutchouc : on trouve ses marques sans effort après quelques utilisations.

Le port USB-C, unique interface physique de l’enceinte, est positionné sur la tranche droite. Attention, aucun câble n’est inclus dans la boîte. Ce port sert à la fois à recharger la batterie et à profiter de la lecture audio lossless en filaire. Une nouvelle fonctionnalité toujours bienvenue, mais dont on ne sait pas vraiment à quoi elle peut servir sur ce segment de prix tellement éloigné de la hi-fi.
La boucle de transport textile intégrée est suffisamment robuste pour suspendre l’enceinte à une sacoche, un sac à dos ou une poignée de vélo. Elle ne pivote pas, mais son positionnement est suffisamment versatile pour la plupart des usages nomades.

On continue en revanche de regretter l’absence de microphone, comme sur la Go 4. Même à seulement 50 euros, l’oubli se remarque : certains concurrents proposent cette fonctionnalité permettant à l’enceinte de servir de kit mains libres.
Connectivité et application : un niveau de maturité supérieur
La Go 5 passe au Bluetooth 6.0, une première dans la gamme Go. En pratique, l’appairage s’effectue très facilement et la connexion est stable. La Go 5 ajoute le codec LC3 aux SBC et AAC déjà présents sur la Go 4, ce qui améliore la qualité audio aux débits faibles — utile en environnement chargé en fréquences radio. Le Bluetooth multipoint est en revanche absent.

La nouveauté la plus spectaculaire en termes de connectivité s’appelle AirTouch. Il suffit d’approcher deux Go 5 et de les faire se toucher pour créer instantanément une paire stéréo gauche/droite. La manipulation parait simple, sans aucune pression de bouton nécessaire : les deux enceintes se reconnaissent et configurent les canaux automatiquement. N’ayant qu’un seul exemplaire à disposition, nous n’avons malheureusement pas pu tester cette fonction.
Mais l’enceinte est aussi compatible Auracast, ce qui permet de la coupler avec n’importe quelle autre enceinte compatible pour un son multi-zones. Et pour ceux qui souhaitent aller encore plus loin, la Go 5 prend donc en charge la lecture audio USB-C sans perte : il suffit de brancher l’enceinte directement à un ordinateur ou un smartphone compatible pour un signal non compressé, en contournant la chaîne Bluetooth. Comme nous le disions plus haut, la plus-value d’une telle fonctionnalité est toutefois faible, voire nulle sur cet appareil d’entrée de gamme. 
L’application JBL Portable, disponible sur iOS et Android, gère l’ensemble de ces fonctionnalités. Son interface est claire et agréable, avec en vedette un égaliseur à 7 bandes entièrement paramétrable. On y trouve également des préréglages d’égalisation, la gestion des thèmes d’éclairage, le jumelage multi-enceintes et la fonction Playtime Boost. Cette dernière optimise les réglages de l’égaliseur pour allonger l’autonomie ; au prix d’une légère réduction des basses. L’application permet également les mises à jour du firmware. C’est l’une des applications les mieux conçues de la catégorie.
Qualité audio : étonnamment convaincante pour ce format
C’est ici que la Go 5 marque véritablement ses points. L’enceinte embarque un transducteur de 45 mm (1,75 pouce) et une réponse en fréquence annoncée de 100 Hz à 19 kHz (à -6 dB), pour une puissance de sortie de 4,8 W RMS. Sur le papier, c’est raisonnable pour ce format. À l’écoute, la surprise est réelle.
JBL a clairement travaillé la section des graves, qui représentait la principale faiblesse de la Go 4. La Go 5 restitue des basses nettement plus présentes, charnues et percutantes pour la taille limitée de l’enceinte. Lors de nos écoutes avec des morceaux riches en basses fréquences, l’impact était sensible et la chaleur du rendu appréciable ; bien qu’évidemment, les lois de la physique s’appliquent toujours : n’espérez pas d’infra-basses avec ce boîtier à peine plus grand qu’un paquet de cartes à jouer.

Les médiums sont propres et les voix bien mises en avant, sans être envahies par les fréquences basses adjacentes. Quant aux aigus, ils sont nets, cristallins, sans sifflement déplaisant même à volume élevé. La gestion dynamique est solide : avec des morceaux à forte densité instrumentale, l’enceinte parvient à maintenir la séparation et à éviter un effet de « bouillie sonore » qui affecte fréquemment ses concurrentes à ce niveau de prix. La scène sonore est diffusée dans un axe frontal (pas à 360°). Bien qu’uniquement mono, elle s’avère cohérente et relativement large pour le format, se permettant même le luxe de dépasser légèrement les limites physiques de l’appareil.
L’enceinte peut monter très fort sans distorsion perceptible, ce qui représente un avantage réel pour les usages d’extérieur — terrasse, pique-nique, bord de piscine. Le rendu est énergique. La Go 5 n’est pas une enceinte hi-fi, mais une enceinte nomade qui sait dynamiser une ambiance.
Autonomie : correcte, mais pas au niveau des meilleurs
JBL annonce 8 heures d’autonomie en écoute standard, portées à 10 heures avec la fonction Playtime Boost activée depuis l’application. Dans nos tests à volume modéré (50 % environ), nous avons approché les 9 heures avant que l’enceinte ne réclame sa recharge. La promesse du constructeur est donc tenue. C’est honnête pour une enceinte de ce format. Néanmoins, il faut noter que certains concurrents directs font mieux. Au même prix, la Sony SRS-XB100 promet par exemple une autonomie de 16 heures ; même si dans les faits, on est plutôt proche des 12 heures.

L’autre reproche que l’on peut formuler concerne la vitesse de recharge : comptez environ 3 heures pour faire le plein via USB-C, ce qui est long pour une petite batterie de seulement 3,85 Wh. La charge rapide n’est pas au programme. Précisons également que l’activation du liseré lumineux influe sur l’autonomie. JBL ne précise pas dans quelle mesure, mais les 8 heures annoncées sont mesurées avec l’éclairage éteint. En usage festif avec lumières allumées, on peut s’attendre à descendre un peu en dessous.
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