Mark Zuckerberg avait gardé la surprise pour la fin. Alors que la conférence Meta Connect arrivait à son terme, le patron de Meta a sorti de sa poche un petit boîtier, le Muse Charm. L’appareil s’inscrit dans le cadre de l’essor des gadgets reposant sur l’intelligence artificielle, en miroir des lunettes connectées de Meta.
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Un véritable « Tamagotchi » basé sur l’IA
Le Muse Charm embarque un capteur d’empreintes digitales. Logé dans le coin supérieur droit, il sert à activer l’appareil et à lancer la conversation avec l’assistant. On distingue aussi une petite caméra et trois microphones sur la face avant. Comme l’a expliqué Mark Zuckerberg, il n’y a pas besoin de déverrouiller un smartphone ni d’ouvrir une application. En clair, il suffit d’appuyer sur le bouton et de parler pour donner des ordres à Muse.
Le patron de Meta a volontiers comparé le gadget à un Tamagotchi, le jouet culte des années 1990. Au lieu de renfermer une petite créature virtuelle à nourrir, le pendentif renferme Muse, le nouvel assistant d’IA autonome de Meta, qui a été annoncé au début du mois. Meta précise que l’utilisateur peut personnaliser la voix et la personnalité de son assistant. Vous pouvez donner un nom à votre Muse, comme s’il s’agissait d’un animal de compagnie. Un petit écran affichera visiblement en permanence le look choisi pour votre IA. C’est ce qui distingue le Charm du reste des autres gadgets IA qui ont afflué sur le marché ces derniéres années.
Meta compte commercialiser le Muse Charm « à temps pour les fêtes de fin d’année ». L’entreprise n’a toutefois construit que quelques exemplaires pour l’instant. Elle doit encore prendre quelques décisions clés au sujet du design. Meta doit notamment trancher sur le matériau de la coque. Zuckerberg a d’ailleurs évoqué une finition translucide, qui laisserait apparaître les composants électroniques. Le prix n’a pas encore été évoqué par la marque.
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Meta et le fiasco de l’Ai Pin
Le Muse Charm fera son entrée sur un marché marqué d’une série de fiascos. Les gadgets IA autonomes, comme l’Ai Pin de Humane ou le Rabbit R1, n’ont pas rencontré le moindre succès lors de leur sortie en 2024. Étrillé par les critiques, Humane a même fini par abandonner son produit un an plus tard. Pour éviter le même sort à Charm, Meta mise tout sur Muse. Le groupe a d’ailleurs annoncé de nouvelles fonctionnalités pour son assistant IA, comme la conversation vidéo en direct, des voix personnalisées et une adresse mail propre à chaque agent. L’assistant peut même passer des appels à votre place.
Par ailleurs, la firme a noué une série de partenariats avec des géants du commerce. Meta a en effet signé avec des enseignes comme Walmart, Best Buy, Gap, Sephora ou Wayfair. En revanche, Amazon a fermement refusé d’intégrer Muse à ses services.
Aux dires de Mark Zuckerberg, Muse doit devenir « la superintelligence personnelle que des milliards de personnes dans le monde utiliseront pour atteindre leurs objectifs ». Le modèle économique de Meta reste flou à ce stade. Meta promet néanmoins que les conversations avec l’assistant seront gratuites.
« Nous croyons que Muse vous fera gagner de l’argent, et nous appuyons cette conviction en rendant Muse gratuit pour un grand nombre de tokens, avec l’idée qu’à terme, nous serons rentables en prélevant une petite commission sur les transactions », explique Mark Zuckerberg.
Pour gagner de l’argent, Meta va plutôt prélever une commission sur les transactions effectuées par le biais de Muse. C’est pourquoi les partenariats sont indispensables à la réussite, du moins économique, du Charm.
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