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L’UE soutient le partage des réseaux de téléphonie 3G

La Commission européenne annonce être favorable au partage des infrastructures de réseaux entre les opérateurs européens de téléphonie de troisième génération, afin d’alléger la charge financière sur le secteur.

Dans son premier document sur la téléphonie mobile de troisième génération, la Commission européenne précise qu’elle entamera sans délai des discussions avec les Etats membres et les opérateurs pour explorer les manières de faciliter l’avènement de la prochaine génération de réseaux et de services téléphoniques mobiles.La Commission veut notamment examiner les conditions nécessaires au partage des infrastructures de réseaux. Elle considère “positivement” un tel partage “en raison de ses
bénéfices économiques potentiels”, tant que les règles de la concurrence sont respectées. Cette question est cruciale pour le secteur européen de la téléphonie après l’attribution des licences dans certains pays l’année dernière et au début de cette année.

Vers un partage des infrastructures ?

De nombreux opérateurs se sont lourdement endettés et ont des difficultés à obtenir des prêts pour construire les infrastructures. “Des dépenses substantielles seront nécessaires pour créer de nouveaux réseaux, a estimé John Tysoe, analyste des télécoms chez WestLB Panmure.
Ce que l’UE suggère, c’est que les entreprises partagent ces infrastructures. S’ils le font, les capitaux des budgets seront énormément réduits.”L’enthousiasme initial du secteur des télécoms pour les licences UMTS (Universal Mobile Telecommunications System) a été sévèrement touché par l’augmentation des taux d’endettement des opérateurs résultant des colossaux investissements nécessaires ?” plus de 100 milliards d’euros pour les licences en Europe et au moins autant pour les réseaux.La Commission européenne a toutefois appelé à un soutien renouvelé à la téléphonie mobile de troisième génération. “Nous voulons maintenir notre engagement en faveur des communications sans fil pour la troisième génération et les suivantes”, a déclaré le Commissaire européen aux télécommunications, Erkki Liikanen. Il a pourtant stigmatisé la grande variété de procédés d’attribution et les conditions dans lesquelles les licences ont été assignées au sein de l’Union européenne, estimant que cela a entraîné une fragmentation entre pays membres et soulevé la question d’une concurrence déloyale.Jusqu’à présent, des licences ont été attribuées à 45 opérateurs dans 10 Etats membres pour un montant global de 130 milliards d’euros, rapporte la Commission. L’Europe est le leader mondial en téléphonie mobile avec plus de 60 % de ses citoyens équipés d’un téléphone mobile. Le secteur des télécommunications y est estimé à 200 milliards d’euros.

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La rédaction (avec Reuters)