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Linux : les grandes SSII restent pour l’instant frileuses

Les services autour du logiciel libre demeurent à ce jour l’apanage de petites sociétés de service spécialisées. Les ténors du marché attendent, quant à eux, que la demande s’intensifie.

Depuis deux ans, des services autour de Linux et du logiciel libre en général ont commencé à se développer parallè- lement à ceux offerts par la commu- nauté. Premières à se positionner sur ce créneau : des start up, parmi lesquelles figurent Alcove, Aliacom, Atrid Systèmes ou MNIS. Elles assurent des contrats de maintenance et d’assistance technique sur site, mais aussi des prestations d’ingénierie et de conseil, allant de la conduite de projet à l’audit d’une architecture existante. En revanche, en dépit de son potentiel, l’Unix gratuit indiffère les grandes SSII. Chez Atos ou chez GFI, il n’y a tout simplement pas de spécialiste dans ce domaine.
Chez Unilog, on déclare qu’il y a trop peu de grosses applications développées dans cet environnement pour pouvoir s’y intéresser.
Quant à la première SSII française, elle considère tout simplement que l’attrait pour Linux est un phénomène secondaire. “Il s’agit plus d’un phénomène médiatique que d’une réalité. Peu de demandes émanent du secteur privé”, soutient Jean-Paul Figer, directeur technique chez Cap Gemini. Avant d’affirmer que, parmi sa clientèle, Linux représente seulement 2 à 3 % des systèmes d’exploitation installés.
Selon lui, le principal handicap de l’OS libre est sa mauvaise adéquation au poste de travail. “Les principales applications de Linux en entreprise concernent principalement des serveurs Web.”

Même argument chez EDS, même si la SSII d’origine américaine se montre un peu plus entreprenante. Elle assure ainsi des contrats de support, mais aussi quelques projets de développement. “Il s’agit de petits projets compris entre 250 000 et 1 million de francs, mais qui ne concernent généralement pas l’informatique de gestion”, affirme Antoine Viale, directeur marketing de la SSII. Ses principaux clients sont les services de R&D et les plates-formes scientifiques d’entreprises industrielles. Selon lui, le chiffre d’affaires dégagé reste cependant infinitésimal j


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Olivier Discazeaux