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L’interopérabilité, prochaine étape

La Société Générale n’a, quant à elle, rencontré aucun problème d’interopérabilité. Olivier Messiant n’en tire, cependant, pas de conclusion définitive : “Nous ne conseillerions à personne…

La Société Générale n’a, quant à elle, rencontré aucun problème d’interopérabilité. Olivier Messiant n’en tire, cependant, pas de conclusion définitive : “Nous ne conseillerions à personne de faire son marché chez différents fournisseurs. Nous avons supprimé tout risque en demandant à Hitachi de nous construire une solution clés en main. Le constructeur a testé la compatibilité des cartes d’interface, commutateurs et baies de disques, respectivement d’origine Jaycor, Ancor et Hitachi.”Une certaine déception est venue de l’administration, reposant sur différents produits propriétaires. “Les éditeurs d’outils d’administration font beaucoup de promesses, mais, en pratique, ils se contentent de rassembler des outils disparates dans une même interface graphique, ou s’en tiennent à des fonctions génériques limitées, comme la remontée d’alarmes élémentaires. Alors que nous voudrions, par exemple, visualiser les flux entre n?”uds afin d’identifier les goulets d’étranglement “, regrette-t-il.Les opérations de configuration ne sont guère mieux gérées. Ainsi, pour allouer les espaces disques, il est nécessaire d’intervenir à la fois sur les baies de disques et sur les serveurs. Heureusement, ces opérations s’effectuent simplement, en mode déclaratif et sans aucune intervention physique.La jeunesse des technologies SAN amène les entreprises à les confiner à une fonction précise, répondant à un besoin aigu. À la BICS, il s’agissait des sauvegardes ; à la Société Générale, de la mutualisation des espaces disques. Mais ces deux entreprises envisagent d’étendre le rôle du SAN. “Nous allons lancer une étude afin de relier, via un autre SAN, notre baie de disques et nos serveurs, ce qui nous permettrait d’éviter la saturation des ports d’entrées-sorties de la baie “, annonce Patrick Chailan.En effet, certains serveurs mobilisant 2 ou 3 ports SCSI, les 24 ports de la baie IBM ESS seront bientôt pratiquement tous utilisés. Mais, pourquoi déployer un second SAN, distinct du premier ?“Les constructeurs nous conseillent, pour l’instant, de confier à des SAN différents les sauvegardes sur bande et la mutualisation des disques, car les commutateurs actuels ne sont pas encore assez fiables ni suffisamment évolués pour supporter le mélange des deux fonctions, estime Patrick Chailan, qui ajoute : La convergence du SAN actuel et futur devrait toutefois être rendue possible par une nouvelle génération de commutateurs, aujourd’hui trop onéreuse.” Elle permettrait, notamment, d’optimiser les sauvegardes, en procédant à des copies directes de la baie de disques vers la bibliothèque, donc, sans mobiliser les serveurs.

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Thierry Lévy-Abégnoli