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L’Icann à l’heure de la décentralisation

L’organisme en charge des adresses Internet donne plus de poids aux comités nationaux et améliore la représentation des utilisateurs du Web.

La réunion de l’Icann, fin juin à Montréal, a débouché, pour une fois, sur des mesures concrètes. D’abord, les gestionnaires des noms de domaines nationaux (ccTLD) ont vu leur v?”u exaucé : la création de la ccNSO (country code Names Supporting Organization), une instance représentative qui leur est propre. ‘ Nous avions
besoin de cette structure pour gagner notre indépendance et avoir plus de poids dans les décisions de l’Icann ‘
, souligne Élisabeth Porteneuve, consultante à l’Afnic.Conséquence, alors que les gestionnaires de ccTLD ne disposent d’aucun directeur au bureau de l’Icann, le ccNSO en aura deux. ‘ Plus que le nombre de directeurs, c’est la structure pyramidale de
l’Icann, dans laquelle le bureau pouvait imposer ses vues, qui nous gênait. Désormais, le ccNSO fera des propositions et l’Icann pourra les accepter ou les refuser, mais ne pourra pas prendre de décisions à notre
place ‘
, explique Élisabeth Porteneuve.

A l’écoute des internautes

Autre avancée de la réunion de Montréal, la représentation des utilisateurs d’Internet. L’Icann propose que ces derniers se répartissent en petites structures autour d’un thème ou d’un pays. Ces groupes
devront s’organiser au niveau de chaque continent pour créer une instance représentative (Ralo, Regional At Large Organization). Ces cinq Ralo éliront dix membres du comité Alac (At-Large Advisory Committee) de l’Icann, lequel, comme
son nom l’indique, ne donnera que des avis consultatifs.

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La rédaction