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Les applications AS/400 font peau neuve sur le Web

La modernisation des applications AS/400 est moins coûteuse qu’un redéveloppement. cAprès Windows, Seagull adopte les technologies du Web pour “;relooker” les écrans 5250. cSes clients sont aussi bien des éditeurs de logiciels, tel IBM, que des utilisateurs finals.

A leur grande satisfaction, les utilisateurs d’applications AS/400 ont vu, dans les années 90, en pleine gloire du PC, leur interface graphique virer au look Windows.
Le retour sur investissement d’une application AS/400 en mode graphique, en raison d’une augmentation de la productivité – de 45 à 75%, selon le Gartner Group -, n’est plus à prouver. Or, le Web leur ouvre aujourd’hui de nouvelles perspectives de souplesse. Aussi, qu’ils opérent dans l’émulation, la modernisation ou le développement, les outils qui rapprochent les applicatifs du mini des postes bureautiques en viennent désormais à prendre en compte les technologies HTML, TCP/IP, Java ou HACL (Host Access Class Library for Java).
Un marché de 600 M$
Faut-il moderniser ou redévelopper ? Selon le Gartner, seules 10% des entreprises déclarent vouloir redévelopper quand 67% projettent d’améliorer leurs applications. Le marché de la modernisation des applications pèserait, toujours selon l’analyste, plus de 600 millions de dollars de chiffre d’affaires en 2002 (soit 35% de croissance par an). Comptant plus de 500000 machines vendues dans le monde, l’AS/400 référence 28000 logiciels, dont 90% demanderaient à être “modernisés”.
En guise de modernisation, certains outils se contentent d’intercepter le flot de données 5250 pour le reformater dynamiquement en une interface graphique. Ils consolident plusieurs écrans 5250 en un (ou au contraire les éclatent) et intègrent des technologies audio et vidéo dans les déploiements 5250 en mode graphique. D’autres produits ajoutent des fonctions à ce rhabillage: export de chiffres vers un tableur Excel, reprise d’une zone envoyée dans Word, génération de graphes ou d’histogrammes, etc. Sensiblement améliorée, l’interface utilisateur accueille alors menus déroulants, bo”tes à cocher, boutons ou onglets.
Un outil comme J Walk, de Seagull, commence par photographier tous les écrans caractère 5250 pour les référencer et les déporter sur un PC. Par un processus automatique, le produit va passer tous ces écrans en mode graphique. Pour construire la nouvelle interface de postes Windows, lourds ou allégés, ou client fin, Seagull dispose de J Walk Server. Un visualiseur (un applet) récupère automatiquement les images du serveur J Walk et les encapsule dans l’application Web.
Les utilisateurs finals ne sont pas les seuls à faire appel à ce type de produit: les éditeurs de logiciels AS/400 en sont tout aussi friands. IBM a ainsi choisi la technologie Seagull pour développer Graphical Access for OS/400, Graphical Access for OfficeVision et IC/400. Big Blue a même retenu Seagull comme fournisseur du composant graphique d’affichage des écrans de son framework San Francisco d’objets métier Java. De son côté, pour son progiciel de gestion intégré OneWorld, J. D. Edwards a d’abord utilisé GUI/400 de Seagull, puis J Walk pour réaliser un client Windows, appelé WorldVision, à l’intention de sa communauté AS/400, intéressée par un déploiement sur Internet

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Mireille Boris