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La fin de partie va bientôt être sifflée pour CS Telecom

Troisième constructeur français, CS Telecom va vraisemblablement passer la main au fonds d’investissements BC Partners.

Mal en point depuis deux ans, CS Telecom n’est finalement pas parvenu à dénicher le partenaire industriel, de préférence américain, qu’il appelait de ses v?”ux. C’est donc à une solution purement financière que la direction du groupe semble s’être rangée. Elle vient de négocier la cession de la branche Équipements de télécommunications de CS Communication & Systems (ex-CSEE) au fonds d’investissements BC Partners.En jetant ainsi l’éponge dans les télécoms, c’est toute une stratégie, constituée à coups d’acquisitions (Sécré, RCE, Experdata et TRT), qui tombe à l’eau. Il est vrai que, malgré ses ambitions démesurées ou son discours très volontariste sur la convergence voix-données, CS Telecom n’a jamais offert une très grande visibilité. Après avoir été bien positionné dans les équipements RNIS et Frame Relay, CS Telecom a cherché à se diversifier tous azimuts (ATM, réseaux IP et technologies DSL), tout en multipliant les accords OEM, notamment avec 3Com. Il n’empêche, son activité a reculé de plus de 30 % au cours des deux derniers exercices avec, pour corollaire, une dégradation de ses résultats (environ 200 millions de francs de pertes d’exploitation en 2000).

D’autres divisions dans la tourmente

La firme ?” qui a décidé, à la fin de l’année dernière, une réduction des coûts, en particulier salariaux, de 100 millions de francs ?” s’apprête donc à abandonner la partie dans les télécoms.On soulignera également les difficultés de la branche Services informatiques du groupe, dont l’essentiel de l’activité (2,2 milliards de francs de chiffre d’affaires en 2000) a été constitué autour du rachat, en mars 1997, de Cisi. Un pôle à l’intérieur duquel des rectifications de périmètre sont actuellement envisagées avec, notamment, le projet de cession de son activité ERP.

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Henri Bessières