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Google met son IA au service du gouvernement Trump : ses employés lancent la résistance

Alors que Google met dorénavant ses IA au service du gouvernement américain, des employés de Google DeepMind ont voté pour se syndiquer. Dans un communiqué, ils mettent en avant 7 revendications.

Alors que Google met dorénavant ses outils d’IA à la disposition du gouvernement américain, des employés du siège social de Google DeepMind ont voté pour se syndiquer. Dans un communiqué listant 7 revendications, ils s’opposent notamment à ce que les modèles d’IA de Google « soient complices de violations du droit international ». 

Google sous tension : des employés ont voté pour se syndiquer

Le 27 avril dernier, plus de 600 employés de Google ont adressé une lettre au PDG d’Alphabet, Sundar Pichai, demandant à l’entreprise de refuser l’utilisation de l’intelligence artificielle à des fins d’affaires militaires classifiées. Parmi les signataires, nous retrouvions notamment des vice-présidents et des ingénieurs de Google DeepMind. Cette lettre de revendication ne semble pas avoir été prise en compte puisque Google a récemment annoncé permettre au gouvernement américain d’accéder en avant-première à des modèles d’IA à des fins de contrôles de sécurité. De plus, Google a signé un accord confidentiel avec le Pentagone pour l’utilisation de son IA dans des affaires classées secret-défense.

Malgré leurs revendications, les employés de Google DeepMind n’ont donc pas été entendus. C’est pourquoi ils ont décidé de voter pour se syndiquer. La direction a 10 jours pour l’accepter avant qu’une obligation légale ne lui soit imposée.

Dans un communiqué, un employé de Google DeepMind déclare anonymement : « Nous ne voulons pas que nos modèles d’IA soient complices de violations du droit international, mais ils contribuent déjà au génocide des Palestiniens par Israël. Même si notre travail n’est utilisé qu’à des fins administratives, comme la direction nous l’a répété à maintes reprises, cela aide tout de même à rendre le génocide moins coûteux, plus rapide et plus efficace. Cela doit cesser immédiatement, tout comme les préjudices causés aux Iraniens et aux vies humaines où que ce soit ». 

Une liste de 7 revendications auprès de Google

Cette démarche syndicale se divise en 7 points de revendication. Nous pouvons notamment citer un engagement clair de la part de Google à ne pas poursuivre le développement d’armes, de technologies ou de contrats susceptibles de nuire ou de surveiller des personnes ; des négociations sur l’utilisation de l’intelligence artificielle qui « affecte concrètement nos rôles, notre charge de travail ou notre sécurité d’emploi » ; le droit pour les employés de s’abstenir de participer à des projets qui violent leurs « normes morales ou éthiques personnelles ; la protection des lanceurs d’alerte, ou encore une énergie propre pour le développement de l’IA.

De son côté, John Chadfield, responsable national du CWU pour les travailleurs du secteur technologique, estime qu’ « En exerçant leur droit à la collectivisation, ils [les employés de DeepMind] sont en mesure d’exiger de leur employeur qu’il mette fin aux pratiques douteuses des contrats militaro-industriels, faisant ainsi écho aux préoccupations de nombreux travailleurs au Royaume-Uni et ailleurs ». 

Les employés qui ont voté pour se syndiquer ont par ailleurs menacé Google d’effectuer des manifestations et des « grèves de la recherche », ce qui pourrait bloquer le développement des IA de Google. Pour rappel, en 2024, Google a licencié 50 employés suite à une manifestation devant les locaux de l’entreprise dénonçant ses liens militaires avec le gouvernement israélien.

Dans tous les cas, la promesse de Google de ne plus développer d’IA à des fins militaires semble aujourd’hui enterrée. Il reste maintenant à voir si la syndicalisation des employés de DeepMind sera entendue par Google. Rien n’est moins sûr.

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Source : The Verge