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« France passoire » : une sénatrice demande l’ouverture d’une commission d’enquête sur les cyberattaques en série

Alors que la France a connu une véritable vague de cyberattaques, la sénatrice centriste Nathalie Goulet a demandé la création d’une commission d’enquête afin de mettre en lumière les défaillances du système. Nathalie Goulet considère que l’Hexagone est maintenant devenu « France passoire ».

L’ANTS, Parcoursup, l’Éducation nationale, Service-public.gouv.fr… : les cyberattaques se sont multipliées ces derniers mois en France. La sénatrice Nathalie Goulet dénonce désormais une « France passoire » et demande que les failles du système soient mises en lumière sans tarder. La sénatrice centriste a ainsi demandé « la création d’une commission d’enquête sur les cyberattaques et les fuites de données portant atteinte à la souveraineté numérique de la France ». 

 

La France attaquée de toutes parts

En l’espace de quelques mois, la France a connu une véritable vague de cyberattaques. Parmi les victimes, figurent des organisations et des services publics, comme Parcoursup, l’Éducation nationale, Service-public.gouv.fr, l’Agence de services et de paiement (ASP), l’ANTS, ainsi qu’une dizaine de fédérations sportives. Des millions de données personnelles de Français ont ainsi été exposées. S’il est difficile de quantifier avec précision l’ampleur de ces différentes attaques, les risques pour les Français sont concrets : revente des données sur le dark web, usurpation d’identité, phishing ciblé, piratage de compte en ligne… Mais qui faut-il tenir pour responsable ? Pour la sénatrice centriste Nathalie Goulet, il est désormais impératif de se poser la question et d’interroger la responsabilité de l’État dans cette vague de cyberattaques.

 

Une sénatrice demande la création d’une commission d’enquête

Nathalie Goulet, membre du parti de l’Union des Centristes et sénatrice de l’Orne, a demandé  : « la création d’une commission d’enquête sur les cyberattaques et les fuites de données portant atteinte à la souveraineté numérique de la France ». Pour Nathalie Goulet, la coupe est pleine : « Le mouvement est quotidien, il faut que ça s’arrête, on ne peut pas du tout rester indifférents. C’est France passoire ! ». Elle précise ensuite : « Il faut un état des lieux, déterminer les responsables. À un moment, il y a eu des budgets dépensés, des consultants nommés, des choix stratégiques, il faut peut-être que dans cette République de l’irresponsabilité complète, on finisse par parler de responsabilité ». 

Pour la sénatrice de l’Orne, il faut dorénavant agir et mobiliser le Sénat : « Sur un sujet comme celui-ci, il faut faire bouger les lignes. Puisque l’Assemblée nationale ne l’a pas encore fait, le Sénat serait bien inspiré de saisir la balle au bond sur ce sujet majeur, de monter une structure ad hoc, avec des gens de toutes les commissions ».

Cosignée par 37 de ses collègues de l’Union centriste, cette demande doit encore recevoir l’aval des instances sénatoriales pour être officiellement mise en œuvre. Par ailleurs, cette demande n’est pas enregistrée au meilleur moment. Nous nous situons à deux mois de la période estivale, qui implique l’interruption des débats dans l’hémicycle, tandis que le mois de septembre sera consacré à la dernière ligne droite de la campagne pour les élections sénatoriales de septembre 2026. Nathalie Goulet confesse avoir hésité à déposer cette demande maintenant au vu de ce calendrier complexe, mais elle ne compte pas baisser les bras : « Je ne prendrai pas un non pour une réponse ».

Quoi qu’il en soit, la responsabilité de l’État dans cette vague de cyberattaques est de plus en plus mise en cause. En parallèle de cette demande de création d’une commission d’enquête, l’association La Ligue des Libertés a saisi la CNIL et adressé deux demandes préalables d’indemnisation à l’État, réclamant 150 000 euros en réparation des préjudices subis.

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Source : Sénat