La crise de la RAM a fait de nouvelles victimes. Après un Steam Deck OLED devenu presque introuvable, une hausse de prix généralisée dans le milieu des PC, voilà que les consoles PS5 doivent à leur tour subir une augmentation de leurs tarifs. Le PlayStation Portal, accessoire de cloud gaming et de jeu à distance, est aussi concerné.
L’information avait d’abord circulé sous forme de rumeur provenant du créateur de contenu français Gyo, spécialisé dans le jeu vidéo. Sony vient de le confirmer sur son blog.
Voici les nouveaux prix :
- PS5 Slim : 649,99 euros (+ 100 euros) ;
- PS5 Digital Edition : 599,99 euros (+ 100 euros) ;
- PS5 Pro : 899,99 euros (+ 100 euros) ;
- PS Portal : 249,99 euros (+ 30 euros).
Les nouveaux prix s’appliqueront à compter du 2 avril. Si vous souhaitez investir avec l’ancien prix, c’est donc maintenant ou jamais.
L’historique des prix de la PS5 déjà marqué par des augmentations importantes
Cette hausse de prix n’est pas une première pour Sony, qui a déjà ajouté 50 euros à l’addition par le passé sur ses consoles. En août 2022, la PS5 avec lecteur de disque était en effet passée de 499,99 euros à 549,99 euros (+ 50 euros) et l’édition Digital avait connu la même hausse passant de 399,99 euros à 449,99 euros.
On peut ajouter par ailleurs que la PS5 Slim, modèle de rafraîchissement de milieu de vie de la console est sortie à 499,99 euros en version digitale, remplaçant de fait la précédente et opérant donc une nouvelle hausse de prix de 50 euros.
Sur la vie complète de la console, sortie à 500 euros en prix de départ en version disque, la console a donc à l’arrivée gagné 150 euros sur son tarif, soit une hausse de 30% tout de même depuis novembre 2020.
Une hausse de prix logique dans le contexte
Au vu du contexte, malheureusement, il apparaissait de plus en plus difficile d’éviter cette hausse. Le prix des composants est en train d’exploser partout dans le monde à cause de l’augmentation du prix de la RAM, elle-même causée par la multiplication des projets de serveurs IA qui accaparent toutes les lignes de production.
Les prix de nombreux produits ont augmenté, certains font l’objet de spéculations concernant de futures hausses (notamment la Switch 2 dernièrement), tandis que d’autres ont vu leurs modèles suivants soit annulés, soit reportés. C’est le cas des prochaines cartes graphiques Nvidia, mais aussi de la PS6 qui sortirait avec au moins une année de retard le temps que tout cela se calme.
Ajoutons dans la sauce le fait que le concurrent historique de Sony, Xbox, traverse en ce moment une crise majeure après le départ de ses deux figures de proue, Phil Spencer et Sarah Bond, le tout dans un contexte de crise généralisée chez Microsoft autour du cap à prendre et de l’usage de l’IA intégré à tous les étages.
Bref, tout cela constitue un cocktail parfait pour pousser Sony à jouer son avantage. Plus de concurrent majeur ou presque (la Switch 2 jouant dans une autre catégorie), une nouvelle génération de console qui s’éloigne, des composants plus chers. Et cerise sur le gâteau : GTA VI, sortie majeure de cette génération de console, est attendu pour la fin d’année 2026. Nul doute que le jeu va en motiver plus d’un à passer le cap.
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