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Bons points pour Free

L’Autorité de régulation des communications a rendu son verdict, très attendu. Le quatrième opérateur tient ses engagements.

Dans les semaines qui ont suivi le lancement de l’offre de Free Mobile, les opérateurs “ installés ” ont crié au loup, accusant le quatrième entrant de ne pas respecter ses engagements relatifs à la couverture de la population hexagonale. Le 28 février, Jean-Ludovic Silicani, président de l’Autorité de régulation des communications électroniques et des postes, a été interrogé sur ces points, notamment par les députés, devant la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale. Selon lui, Free remplit ses engagements vis-à-vis de l’Arcep en couvrant plus de 27 % de la population avec 753 antennes actives sur les quelque 950 déclarées opérationnelles. Malgré tout, Jean-Ludovic Silicani a reconnu qu’effectivement, même dans une zone couverte par Free, “ les appels étaient également acheminés sur le réseau d’Orange, mais dans une proportion moindre que celles dénoncées par les autres opérateurs ”. Le nouvel entrant étant libre, à partir du moment où il couvre 27 % de l’Hexagone, d’éteindre certaines antennes et d’en allumer d’autres.L’Arcep, par la voix de son président, a tenu à rappeler que France Télécom et SFR n’avaient, il y a dix ans, pas construit d’antennes dans le temps qui leur était imparti. Et de déplorer “ le climat de rumeur ” estimant que “ si quiconque avait quelque chose à contester, il n’avait qu’à le faire clairement en saisissant le régulateur ”. Le lendemain de l’audition de l’Arcep, les syndicats CFE-CGC et Unsa de France Télécom, SFR et Bouygues Telecom ont déclaré par un communiqué de presse que ces mesures ne sont pas fiables. L’affaire est donc loin d’être finie.

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Benjamin Gourdet