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Aldo Cardoso président d’Andersen France

Andersen est peu affectée par la crise. Pour son patron, conseil et audit sont des métiers porteurs.

Tout le business doit être e-businessVous annoncez pour l’exercice 2001 un chiffre d’affaires de 416 millions d’euros, en hausse de 19 % sur l’année précédente. Est-ce que cela va durer ? Nous commençons à ressentir l’impact du ralentissement américain, mais notre croissance reste soutenue. Il s’agit d’un refroidissement, pas d’une récession. Si l’on regarde au-delà des événements, on s’aperçoit que les métiers de l’audit et du conseil continuent à croître. Les clients français sont très demandeurs ! Et, notre portefeuille d’activités est diversifié (audit et conseil financier, conseil juridique et fiscal, conseil juridique et opérationnel). Nous pouvons jouer sur différents paramètres. Toutefois, en France, le conseil est moins bien valorisé que chez nos voisins.Qui va souffrir, alors ? Les petits, ceux qui sont mal préparés, évidemment, mais aussi certains cabinets indépendants. Les groupes qui sont bien dimensionnés pour répondre au nouveau mot d’ordre de la profession, ” Fly For Quality ” [envolez-vous vers la qualité, ndlr], n’auront pas de problème. Nous faisons partie de ces groupes-là.Que vont devenir les web agencies, ces jeunes structures qui ambitionnaient de se substituer aux grands cabinets et aux SSII dans les métiers de l’e-business ? Personnellement, je vois d’un très bon ?”il tout ce qui peut permettre d’ouvrir et d’élargir le domaine du conseil et de l’audit. Je suis d’ailleurs persuadé que tout le business doit être e-business. Pour le reste, il faut voir les choses telles qu’elles sont : après avoir été portées aux nues à la fin des années 1990, les agences web sont maintenant tombées au fond de l’abîme. Mais cette considération nouvelle n’empêche pas la présence de gens de grande valeur dans ces sociétés. Je tiens d’ailleurs à vous signaler, à ce propos, que nous venons d’embaucher Patrice Henry, l’ancien directeur général de Fi System. Vous intégrez aussi une partie des équipes françai- ses du pôle conseil de Pricewaterhouse Coopers. Est- ce l’argent qui les motive, ou des perspectives de carrière plus intéressantes ? C’est la deuxième explication. Mais je me suis déjà beaucoup exprimé là-dessus, je ne souhaite pas y revenir aujourd’hui.Vous ne communiquez pas non plus sur vos résultats…Ce n’est pas l’usage. Pourquoi communiquerions-nous là-dessus, puisque nous ne sommes pas cotés ? Nous n’y sommes pas obligés, nous n’en avons pas besoin, notre système est parfaitement cohérent.

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Pierre-Antoine Merlin