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Ad2-One propose sa géolocalisation

La régie publicitaire met en place un moteur d’affichage de bannières publicitaires indépendant qui repère l’origine de l’internaute visiteur.

Nous déterminons la provenance de l’internaute visiteur et en fonction de cela, notre moteur Geo affiche une bannière correspondant à sa nationalité. ” Tristan Mocilnikar, le directeur du développement d’Ad2-One, la régie publicitaire, filiale de Vivendi Net, souhaite, avec cet outil, améliorer le ciblage des campagnes diffusées notamment sur les portails Scoot et Vizzavi.Leur vocation paneuropéenne attire vers ces portails des visiteurs de multiples nationalités. Dès lors, il devient nécessaire de localiser leur provenance pour cibler au mieux une campagne. À cela, s’ajoutent les contraintes réglementaires. Pour des produits financiers offerts par des banques, il est indispensable de connaître la nationalité de l’internaute car ” les taux d’intérêts pratiqués changent sensiblement d’un territoire à l’autre “, note Pierre-Louis Fontaine, directeur marketing de la régie Adlink France. Concrètement, la mise en place de ce service de ciblage géographique (geo-targeting) s’appuie sur un partenariat noué entre Ad2-One et la société européenne Quova, détentrice d’une base de données qui est riche de 4,25 milliards d’adresses IP (Internet Protocol, protocole internet). ” Avec cet apport, nous pouvons reconnaître à 90 % les adresses IP identifiables “, ce qui justifie une réévaluation à la hausse de 10 % des tarifs pratiqués par la régie. Ainsi, pour une campagne paneuropéenne incluant la localisation d’adresses IP, le coût pour mille bannières affichées (CPM) brut pratiqué par Ad2-One oscille entre 14,2 euros (près de 93,5 francs) pour un site de communautés tel qu’Ifrance, à 42 euros pour un site de petites annonces et de services pratiques tels que Cadresonline.

Service minimal

” Depuis 1998, la technologie Dart [Dynamic Advertising Reporting Targeting, qui permet de délivrer des bandeaux de façon dynamique, ndlr] est utilisée par 85 éditeurs, annonceurs et régies en France et permet également de localiser la publicité par la reconnaissance des adresses IP “, rappelle Hussein Sarhdaoui, directeur commercial Europe du Sud de la société Double Click. Cette technologie intégrée permet également aux régies qui l’utilisent (Adlink, Wanadoo Régie, Hi-Media ou encore Numériland) de proposer à leurs clients des campagnes géolocalisées. Seule contrainte pour eux, ils ne possèdent pas leurs outils et doivent louer la solution à Double Click, sans posséder pour autant la base de données des adresses IP. Mais, plus que par la concurrence technologique, et outre la qualité du message publicitaire, les régies se différencient aussi par leur politique tarifaire à l’heure où ” la géolocalisation d’une campagne devient le service minimal à offrir aux annonceurs “, comme le rappelle Pierre-Louis Fontaine (Adlink France). Avec l’écroulement du CPM, les agences adoptent deux politiques tarifaires distinctes : le paiement au forfait ou la réévaluation au pourcentage. Adlink a choisi pour sa part d’ajou-ter 7,6 euros au CPM sur des campagnes géolocalisées alors que d’au-tres, comme Ad2-One, ont décidé de le rehausser de 10 %.

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Amaury Mestre de Laroque