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Reportage Sony Japon (1/8) : la télé 3D fait flop

Avec la télé 3D qui peine à convaincre, Sony concentre désormais ses forces - et sa communication - sur la qualité d'image et les technologies d'upscaling.

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Sony_TV_Stratégie
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Les consommateurs se fichent de la 3D. Après avoir encensé la 3D, comme l’ensemble de l’industrie, Sony modifie sa stratégie à la lueur d’une enquête qu'il a menée (voir image ci-dessous). Le constat est sans appel : parmi 20 critères d’achat, la 3D n’arrive qu'à la 18e place pour des consommateurs qui se disent prêts à acheter un téléviseur d’ici un à trois ans. Quant à ceux qui en ont déjà un, ils n’en parlent même pas.
S’il ne faut pas perdre de vue que les discours des consommateurs ne sont pas toujours en parfaite adéquation avec leurs comportements – le prix est en fait bien souvent le tout premier des facteurs –, le score pathétique de la 3D est tout de même impressionnant, surtout au regard des gros budgets marketing que cette technologie a accaparés ces deux dernières années.
Face à un tel flop, les équipes de Sony, qui nous ont invités à découvrir leur stratégie dans leurs locaux de Tokyo, ont décidé de faire passer la 3D au second plan et de concentrer l’essentiel de leurs forces – et de leur communication – sur un seul objectif : offrir la meilleure qualité d’image possible quel que soit le format (2D/3D) et surtout quelle que soit la source.
La 3D ne fais pas recette
La 3D ne fais pas recette
Selon une étude de Sony corroborée par des études d'autres constructeurs japonais, la 3D n'est clairement pas un argument d'achat pour les consommateurs.
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Une bonne qualité d’image quelle que soit la source

Une des faiblesses de la 3D est le manque de programmes disponibles. Cette faiblesse s’applique aussi à la HD en général : entre les chaînes de la TNT, qui n’ont pas encore sauté le pas, les DVD, les DivX (il)légalement récupérés sur Internet, et les programmes Web issus de YouTube et consorts, le moins que l’on puisse dire, c'est que votre téléviseur Full HD est sous-exploité : seuls les Blu-ray sont à même de vous faire profiter de la meilleure qualité d’image.
Face à cette diversité des sources, les ingénieurs de Sony – et le reste de l’industrie – s’attellent à améliorer la façon de traiter l’ensemble des signaux entrant dans le téléviseur afin de tendre vers la qualité. Pour Sony, l’arme fatale s’appelle X-Reality Pro, une puce notamment capable d’analyser en temps réel les signaux qui lui parviennent et d’appliquer des routines d’optimisation adaptées selon le type de contenu, son débit, sa qualité, son bruit numérique, etc.
Outre le post-traitement des pixels eux-mêmes, Sony met en avant son contrôle local du rétro-éclairage (local dimming) pour parfaire sa maîtrise de l’image LCD. Les tests des prochains modèles diront si oui ou non ces améliorations sont au niveau de la concurrence, mais les modèles de préversion que nous avons pu voir en action étaient particulièrement convaincants.
Sony_X-Reality-Pro
Sony_X-Reality-Pro
Sony mise sur son savoir faire d'électronicien pour faire la différence.
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Améliorer la SD vers la HD pour préparer l’arrivée de la 4K

L’amélioration des technologies d’upscaling est d’une importance stratégique : si le Full HD pour tous est enfin une réalité – les premiers prix en 40 pouces tournent aux alentours de 400 euros –, il ne faut pas perdre de vue que les constructeurs commencent déjà à proposer de la 4k, c’est-à-dire une résolution quadruple de la Full HD. Comme il n’existe pas encore de programmes dans ce format, il est crucial pour les industriels d’être à même de proposer aux premiers acheteurs un contenu dont la qualité soit vraiment améliorée (via des technologies avancées de mise à l’échelle) afin d’éviter les erreurs du passé.

Attention au piège de la qualité à tout prix

Lors des tests auxquels nous avons pu assister, les concurrents coréens ont été pris en défaut sur plusieurs aspects, notamment une rémanence plus importante et une exagération de la fluidité de l’image. Mais il faut relativier, car les démonstrations de Sony nous ont paru tout à fait impartiales, puisque mené par un ingénieur qu’on sentait plus habitué à son labo qu’aux représentations publiques ; il faut en effet garder à l’esprit que le constructeur n’allait pas nous montrer des essais dans lesquels ses écrans seraient mis à mal.
Cela dit, ces démonstrations ont mis deux éléments en lumière : primo, la difficulté pour les journalistes et les testeurs de mettre en évidence toutes les différences entre les dalles. Selon les situations, les types d’images, la fréquence et la qualité de la source, les différentes technologies de dalles offrent des avantages et des inconvénients. Difficile de faire la part des choses.
Secondo, cette propension qu’ont eu les ingénieurs à nous montrer le plus grand nombre de cas de figure et, ô combien, ils mettaient de cœur à tendre vers l’image parfaite, nous a permis de pointer un trait de caractère qui peut être à la fois une force et une faiblesse. En cherchant à tout prix à devenir le meilleur en termes de qualité d’image, Sony risque de perdre de vue l’équation du rapport qualité/design/prix. A quoi sert-il de se prétendre le meilleur quand la différence de qualité est dure à prouver, comme nous l'avons vu plus haut, que le produit est plus cher et que le design est quelconque ? A charge aux équipes du géant japonais de trouver le bon équilibre et de ne pas s’enfermer totalement dans un schéma d’ingénieurs purs et durs.

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