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WikiLeaks publie les 250 000 câbles diplomatiques, non expurgés

Le site adepte de la publication de documents confidentiels dit avoir rendu possible l'accès à tous les télégrammes diplomatiques américains. Ses anciens partenaires de presse dénoncent cette décision.

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Mise à jour du 2 septembre 2011

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Sur son fil Twitter, WikiLeaks annonce la publication de la totalité des 251 287 télégrammes (ou câbles) diplomatiques américains, consultables en version non expurgée et par mots-clés sur le site dédié Cablesearch.net (ou sur d'autres, comme celui-ci). Cette diffusion avait commencé en novembre 2010. Des partenaires de presse de WikiLeaks (The Guardian, El Pais, The New York Times et Der Spiegel) ont, selon l'AFP, déploré dans un communiqué commun « la décision de WikiLeaks de publier des câbles non édités, qui peut mettre des sources en danger ». Ils indiquent qu'elle est du ressort de Julian Assange seul. Le site Cablesearch, à l'heure où nous écrivons ces lignes, est inaccessible, pour cause de surcharge de trafic selon WikiLeaks, qui appelle aux dons pour l'aider à acheter davantage de capacités.

Dans un chat avec les lecteurs du Monde (qui fut également partenaire de WikiLeaks), Sylvie Kaufmann, directrice éditoriale du journal, explique qu'il « s'agit du même bloc de 251 000 télégrammes du département d'Etat qui avait été communiqué à cinq grands journaux, dont Le Monde, et dont nous avons diffusé une sélection en novembre et décembre 2010. Il peut y avoir d'autres révélations issues de ces télégrammes, dans la mesure où aucun des médias qui ont eu ces télégrammes à leur disposition, n'en a lu la totalité ». Pour Yves Eudes, journaliste au Monde, « dans ce dernier épisode, WikiLeaks a lui-même été victime d'une fuite. Si WikiLeaks a décidé de tout publier, c'est parce que d'autres venaient de le faire, la veille. »
(cf notre article ci-dessous)

Première publication le 1er septembre 2011
Cablegate : WikiLeaks en guerre contre The Guardian
Depuis quelques jours, le torchon brûle entre WikiLeaks et certains de ces anciens partenaires dans les médias. En cause, la publication d'une archive brute de câbles diplomatiques américains sur la Toile. Une bourde dont personne ne veut assumer la responsabilité.
Panique autour des 250 000 câbles diplomatiques dévoilés depuis la fin de l’année dernière par WikiLeaks et ses partenaires dans les médias. Depuis quelques jours, une archive de l’ensemble de ces documents est en effet disponible en ligne en version brute. Elle mentionne des noms, lieux et autres précisions qui pourraient compromettre certaines personnes s’ils tombaient entre de mauvaises mains.
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Rappelons que, avant la publication des câbles, tous les grands journaux associés à WikiLeaks, dont Le Monde et The Guardian, avaient soigneusement édité les documents afin de faire disparaître tout indice pouvant mettre en danger quelqu'un.

Qui est responsable de la fuite de cette archive ? Pour WikiLeaks, le coupable est tout trouvé. C’est justement The Guardian, et plus particulièrement son journaliste David Leigh, qui a publié en février dernier avec Luke Harding – autre journaliste du quotidien britannique – un ouvrage intitulé WikiLeaks : Inside Julian Assange’s War on Secrecy. On y découvre tout bonnement au détour d’une phrase le mot de passe qu’aurait confié Julian Assange à Leigh lors d’un entretien et qui permet d’accéder à l’intégralité des câbles de WikiLeaks en version non censurée.
« David Leigh, imprudemment et sans avoir notre accord, a fourni les mots de passe de décryptage dans un livre publié par The Guardian. Leigh indique que le livre a été écrit à la hâte en trois semaines – les droits ont alors été vendus à Hollywood. […] Cette divulgation est une violation de l’accord de confidentialité entre WikiLeaks et Alan Rusbridger, rédacteur en chef du Guardian », écrit un porte-parole (anonyme) de WikiLeaks dans un éditorial publié sur le site. Il va même plus loin en affirmant : « [The Guardian a] sérieusement compromis la sécurité de notre personnel aux Etats-Unis ainsi que celle d’une source supposée qui était en détention préventive, sans aucun fondement et en violation flagrante de l’éthique journalistique, en nommant Bradley Manning comme la source du Cablegate dans son livre. »

Le Guardian accuse... WikiLeaks

The Guardian ne l’entend pas du tout de cette oreille. Dans un article, il conteste en bloc les accusations de WikiLeaks et évoque une faille de sécurité du côté de l'organisation de Julian Assange. « Les câbles ont été partagés avec The Guardian par le biais d'un serveur sécurisé pendant quelques heures, après quoi celui-ci a été mis hors ligne et les fichiers supprimés, comme notre accord le prévoyait […]. Mais un fichier (1), inconnu de tout le monde au Guardian, a été mis en ligne avec le même mot de passe plus tard sur BitTorrent. »
Le quotidien enfonce le clou : « Il est absurde de suggérer que le livre du Guardian sur WikiLeaks a compromis la sécurité de qui que ce soit. […] [Ce livre] a été publié en février dernier. Il contenait un mot de passe, mais pas de détail sur l’emplacement des fichiers, et on nous avait dit qu’il s’agissait d’un mot de passe temporaire qui expirerait et serait effacé après quelques heures. »
L’hebdomadaire allemand Der Spiegel, cité par Le Monde, estime lui aussi que cette fuite malencontreuse est la faute de WikiLeaks. « Le fichier intégral aurait été mis en ligne par erreur par des membres de WikiLeaks il y a plusieurs mois, comme s’il s’agissait d’archives déjà publiées », explique le journal. Der Spiegel croit également savoir qu’Assange aurait pu confier le mot de passe à un contact qui l’aurait ensuite publié sur la Toile.
Cette affaire a en tout cas réveillé WikiLeaks, qui était plus ou moins en sommeil depuis quelques semaines. Le site a repris la publication des câbles, en mode express et cette fois sans filtre médiatique. Quitte à oublier de « censurer » certains documents compromettants. Encore plus étrange, l'équipe a par ailleurs commencé à faire tourner un nouveau document mystérieux via BitTorrent. Il est crypté, « et la clé de décryptage sera publiée au moment approprié », explique WikiLeaks, toujours aussi friand de mystère.
(1) Il pourrait s’agit de cet étrange fichier considéré comme une « assurance-vie » par Assange.

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3 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «WikiLeaks publie les 250 000 câbles diplomatiques, non expurgés»

 

Ironie

de Barraki , posté le 04 septembre 2011 à 14h52
"Cette divulgation est une violation de l’accord de confidentialité entre WikiLeaks et Alan Rusbridger, rédacteur en chef du Guardian"

Même en supposant que Wikileaks dise la vérité, violer un accord de confidentialité envers Wikileaks n'est pas vraiment une action criticable en soi, quand on se souvient que la raison d'être de Wikileaks est de violer la confidentialité des autres.

Bon, ce qui est criticable, c'est qu'en apparence ils font subir à Wikileaks ce que Wikileaks fait subir aux autres, mais au final ce sont les personnes citées dans les câbles qui sont mises en danger.
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C'est ta conclusion ?

de ilies1703 , posté le 05 septembre 2011 à 02h00
S'ils sont en danger à cause d'un acte répressible ou terroriste, le débat reste ouvert...
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il va trop loin

de coconuts23 , posté le 05 septembre 2011 à 17h50
diffusé des documents ou des sources pourrait etre inquiété dans des pays
agent secret , ect... , serait catastrophique ,
et de plus un délit tres grave , et la plus personne pourras le proteger , julian assange c'est mis dans la merde , il a qu'a travailler avec les chinois s'il est si content de se prendre pour al-quaida de la vérité
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