Perquisition chez des éditeurs soupçonnés d'entente sur les prix [MAJ]
Des enquêteurs de la Commission européenne ont perquisitionné les sièges de plusieurs éditeurs français. Ils enquêtent sur une possible entente sur le prix des livres numériques.
Mise à jour le 2 mars
Dans un communiqué publié ce 2 mars, la Commission européenne confirme les perquisitions menées chez des éditeurs. L’opération ne se limite pas à la France. D’autres Etats membres de l’Union sont concernés, indique ce communiqué, dans lequel Bruxelles précise ses motivations : « La Commission dispose d'éléments lui permettant de soupçonner que les entreprises concernées ont pu avoir enfreint les règles de l'Union interdisant les pratiques anticoncurrentielles. »
L’affaire concerne une éventuelle entente entre les éditeurs sur le prix des livres numériques. La France est sur le point d’adopter un texte de loi leur imposant de fixer un tarif unique pour ces ouvrages. Les députés ont cependant décidé de limiter cette obligation aux distributeurs opérant sur le territoire français. Le texte doit maintenant être examiné par le Sénat, avant de revenir à l’Assemblée nationale.
Un conflit entre Amazon et les éditeurs

Avis sur «Perquisition chez des éditeurs soupçonnés d'entente sur les prix [MAJ]»
Arnaque
C'est la guerre
Cependant, si des distributeurs comme Amazon parvenaient à se soustraire aux obligations qui pèsent sur les éditeurs et distributeurs sur le sol français, il s'agit sans aucun doute d'une concurrence déloyale. Quoiqu'on en dise, ça équivaudrait ni plus ni moins à un arrêt de mort pour ces derniers sur ce nouveau marché capital. Qui en effet ira acheter un ebook sur le site d'un editeur ou celui de la fnac, s'il peut trouver le meme sur Amazon pour un prix largement inférieur ?
Halte aux monopoleurs et aux escrocs. Que les politiques et les commissaires se le tiennent pour dit.
Précision...
Je souhaite juste préciser que la fabrication physique du livre est loin d'être la partie la plus chère, au contraire. En règle générale, on peut estimer que le cout de fabrication d'un ouvrage représente entre 1/7 et 1/6 du prix HT d'un ouvrage, parfois moins.
Bien sûr, une part énorme est dépensée en diffusion/distribution (souvent plus de la moitié du prix HT), le reste part en achat de licences/avaloir/droit d'auteur/frais de traduction/frais iconographiques -en fonction du type d'ouvrage- , frais de gestions de la société (salaire, amortissement informatique -hardware et software-, bref, les charges de la société).
Ce n'est donc pas sur la fabrication même de l'ouvrage physique que peut se trouver la différence, mais plus sur la distribution. Certains frais ne changent pas de la version électronique à la version papier -toute la chaine jusqu'à l'éditorial-.
De plus mettre des ouvrages en ligne a évidemment un cout. La plupart des maison d'édition font appel à des consultant extérieurs, au moins pour les premiers ouvrage, pour mettre en place les process. Il y a ensuite le suivi; etc. Sans compter le coût des portails numérique sur lesquels les ouvrages numériques sont mis à disposition.
Il faut plus raisonner sur l'idée qu'une fois un ouvrage est sous presse, on peut, moyennant plus d'argent encore, le mettre à disposition du monde numérique. C'est un circuit complémentaire de l'imprimé classique, pas un circuit alternatif ou concurrent -pour le moment en tout cas, bien que diverses exceptions, comme celle citée dans cet article, existent bien entendu-. Et il faut encore absorber une grande partie des couts, tout en se faisant une marge de bénéfice. L'idéal est de publier numériquement à bas prix un ouvrage déjà amortit, dont le seuil de rentabilité a été atteint, afin d'augmenter les recettes de l'ouvrage.
En réponse à l'article également, toutes les maisons d'édition pourraient aussi n'avoir besoin que de 30 % de la recette, comme amazon dans l'article si elles pouvaient se passer d'un distributeur... Mais quel est le travail fait par amazon sur le produit ? sur les 30% qu'ils prennent, quelle est leur marge de bénéfice ?
Il ne faut pas se tromper de cible ;)
Je suis néanmoins tout à fait d'accord avec vous sur la législation (loi lang notament) et amazon...
oups
certaines phrases ou références de mon précédent post peuvent donc sembler complètement absconses.
Le fond, sur le coût d'un ouvrage, reste valable néanmoins.
Désolé pour cette confusion !
Faux
Avec le livre électronique ces couts sont nuls. Même si le coût de distribution est nul aussi et que rien ne justifie une charge de 30% pour une simple interface de paiement (pour un terminal carte bleue, c'est 1%).
Et c'est reparti
La Loi Lang
On parle de bouquins, qui font l'objet d'une loi (Lang, 1981) qui leur accorde un statut totalement à part. Foncièrement différent des films et de la musique, qui ne sont pas concernées. Cette loi impose un tarif unique sur tout le territoire. Qu'un marchand veuille ou non faire une grosse marge n'a rien à voir avec le schmilblick. Il ne peut pas choisir le prix, celui-ci est fixé par la loi.
Si Amazon l'emporte, c'est simple: une société luxembourgeoise vendant en France, qui en plus de se soustraire au gros de la fiscalité française, aura pour sa part le droit de choisir son prix. Il est beaucoup plus facile pour des grosses boites comme Amazon de se contenter de marges très faibles.
En gros, les "marchands" français n'ont que deux solutions potentielles :
1) consolider "l'exception française" en faisant valider par la Commission un concept de type « juridiction universelle » de la France sur les livres édités en France. Ca supposerait avant tout de revenir sur l’ambiguïté de la position de l’UMP sur la question, en particulier M. Hervé Gaymard Gaymard qui a proposé un amendement à l’article 3 de la loi Lang, introduisant un « critère de territorialité ». Si toutes ces conditions étaient remplies, les éditeurs pourraient alors faire valoir leurs contrats de mandataires, et imposer à des distributeurs comme Amazon un alignement tarifaire.
2) Abolir purement et simplement la loi Lang, qui équivaut au suicide avec la limite de territorialité. Et alors même, des géants comme Amazon jouissant d’énormes avantages fiscaux, (postaux pour les livres physiques), etc. conserveront un avantage non négligeable.
Mon conseil aux éditeurs serait : Combattez pour la solution 1), et en cas d’échec ultime face à la commission, obtenir du gouvernement la solution 2), en négociant un statut fiscal viable, et se serrer la ceinture sur les marges.
Vous avez d’autres idées ?
Ainsi que les acheteurs/lecteurs
Le plus triste
Ce modèle risque de ne pas voir le jour en France (qui parle d'exception?) alors que cela donnerait une liberté d'accès supplémentaire au savoir (indispensable à la civilisation). Bien qu'on soit un amoureux du format papier, il faut savoir vivre avec son temps. Les générations futures méritent que les ressources de la planète (notre environnement indispensable à la vie) soient gérées de manière durable.
L'effort ne doit pas venir uniquement du consommateur ou du constructeur automobile, ou encore du fabricant numérique, mais par tous.
Alors ce qui me chagrine est, pour de cupides raisons, que, nous, français, donnons une nouvelle raison d'être montrés du doigt par la communauté internationale. Et je serai tristement d'accord avec eux.
D'accord....
Exemple populaire :
http://livre.fnac.com/a2681878/Marc-Levy-Le-premier-jour#FORMAT=ePub
http://livre.fnac.com/a2853471/Marc-Levy-Le-premier-jour
Incroyable...
Aberration
Cependant, ça n'est pas une raison pour qu'une grosse multinationale se voie livrer un marché pieds et poings liés, et se retrouve en situation d'imposer ses conditions à tout le monde de l'édition française. Tout ça par l'action de quelques politiciens complices, et des bureaucrates non élus de la commission (qui, rappelons-le, sont avec le Conseil la seule instance habilitée à proposer des projets de loi et autres régulations. Le parlement élu se retrouve réduit à voter des lois qu'il n'est pas en mesure d'élaborer ou de proposer).
Mais oui bien sûr
Au lieu d'être sur ton ordinateur je ne sais pas combien d'heures par jour, joue avec un bout de bois, ton empreinte écologique sera bien moindre. Non mais quand même, je serai vraiment curieuse de connaitre tes sources vu qu'il faut pas mal de composants bien chimiques pour fabriquer une tablette, le fait qu'il faille la recharger, la brancher, qu'il doive y avoir des sites comme Amazon qui tournent (et vive la consommation d'énergie et l'empreinte écolo là...) pour que tu puisses télécharger tes livres, etc. Les éditeurs font des efforts pour aller dans le sens du numérique, mais ils y vont pas à pas, en tentant de trouver d'autres moyens de distribution, en réfléchissant à l'avenir du livre papier et à l'avenir d'un secteur d'activité tout entier. C'est un relativement petit secteur où les gens se connaissent et partagent un amour pour le livre, pour l'écrit, etc. Ton point de vue me semble vraiment peu réfléchi. Est-ce que, vu que la musique électronique ou faite par ordi existe tu trouves aussi que les guitares, les batteries et soyons fous, les violons et instruments de musique de plus de quelques siècles sont obsolètes ? Est-ce que du coup il faut payer moins cher un artiste électronique vu qu'il travaille sur ordi et non avec un instrument comparable à ceux cités précédemment ?
Et pour finir, je pense qu'il y a bien d'autres raisons d'être montrés du doigt par la communauté internationale. L'indignation c'est utile mais là c'est un peu du n'importe quoi.
Voilà
UN BON VIEUX LIVRE EN PAPIER
Du vent...
Mais c'est sur que c'est toujours moins dangereux de lutter contre quelques editeurs que contre l'homme le plus riche de la planete...
quand on ne sait pas...
Boomerang
Tout a fait d'accord. Vous commencez quand ? :)
M. Gates n'a pas vendu toutes ses actions d'une part, quand a utiliser une fondation soit disant humanitaire pour propager les logiciels de la maison aux BRIC et autres pays en voie de developpement, allez demander a Mandriva ce qu'ils en pensent avant de jouer les candides effarouches !
Quand aux e-books ici concernes, qui sont du meme genre "huitre numerique" a usage unique, ils sont deja bouffes par les tablettes, bien plus versatiles. Vu les progres en matiere d'autonomie en ARM, il ne suffira pas d'une encre numerique pour "pousser" cette technologie chez l'idiot du village. En clair : ca reste un marche de niche, et une operation aussi ridicule qu'inutile.
Quand ils se seront occupes de la vente liee, des tarifs telephoniques particulierement honteux par rapport a nos voisins europeens, de tous les "gros" cartels qui se foutent royalement de la gueule du consommateur europeen, il sera surement bien temps de s'occuper du menu fretin.
En attendant, l'Europe se pavanne d'avoir su imposer un chargeur unique pour les telephones ! Mais quelle victoire ! Quelle puissance ! 20 ans apres Maastricht, je suis encore pantois d'un tel resultat ! Libre ensuite a chacun d'apprecier.


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