Enfin le top départ pour le dossier médical personnel
La Cnil a autorisé l'instauration du DMP sur tout le territoire, avec une première phase de mise en place progressive. Le DMP sera ouvert sur la base du volontariat.
Devenu, de report en retard, une véritable Arlésienne, le dossier médical personnel (DMP) semble cette fois placé sur les bons rails. La Cnil a autorisé le 2 décembre dernier son déploiement sur l'ensemble du territoire, en donnant son feu vert aux applications informatiques nécessaires à la première phase. Les premiers dossiers vont pouvoir être ouverts par un nombre restreint de professionnels de santé dans les régions où le DMP est déjà expérimenté.
Pour rappel, le DMP est un dossier informatique qui pourra être créé par chaque bénéficiaire de l'assurance maladie doté d'une carte Vitale qui le désire (il n'est donc pas obligatoire). Il centralisera les informations de santé auxquelles pourront accéder les différents professionnels et établissements médicaux. Mais uniquement ceux qui y seront expressément autorisés par le titulaire du DMP, qui, lui, pourra gérer son dossier directement en ligne, depuis son PC.
L'ouverture d'un DMP se fera auprès des professionnels et il pourra être fermé à tout moment. Il sera alors archivé pendant dix ans (et donc réactivable si besoin), puis clôturé définitivement. Une suppression sans délai sera également possible, précise la Cnil.
Mise en place progressive
Durant la première phase, d'une durée de trois ans, le DMP va se mettre en place progressivement. Les dossiers créés seront d'abord alimentés par les comptes-rendus d'hospitalisation et de consultation. Mais pas encore par le dossier pharmaceutique, qui est déjà en place.
« La Cnil a admis que l'élaboration du cadre juridique du DMP dépendait des retours d'expériences, mais elle a rappelé que la définition d'un cadre était indispensable à la conduite du projet. La deuxième phase de déploiement devra donc s'inscrire dans un cadre réglementaire qui aura été fixé en ce qui concerne le contenu du DMP, ses conditions d'accès et l'identifiant national de santé ainsi que ses conditions d'utilisation », indique la commission.
Celle-ci rappelle avoir porté une attention particulière au recueil du consentement du patient, à son information et à la sécurité des données. De son côté, l'Asip Santé, qui est responsable du DMP depuis 2009, indique avoir homologué les premiers éditeurs (Cegedim, Axilog et Imagine Editions) pour permettre à leurs clients professionnels d'accéder au DMP. Une centaine d'autres éditeurs devraient l'être à l'avenir.
Le système DMP est hébergé par un groupement Atos-La Poste. Selon Le Figaro, dix millions d'euros ont été consacrés à son infrastructure en 2010. La même somme sera dégagée en 2011. Jean-Yves Robin, le directeur de l'Asip Santé, a confié à nos confrères que l'ordre de grandeur des DMP ouverts en 2011 pourrait être de deux millions. « Il faudra cinq ans pour mesurer notre succès ou notre échec. Et pour juger de l'utilité de cet outil dans la coordination des soins, le meilleur critère sera plutôt le nombre de professionnels de santé qui utilisent le dossier d'une même personne. »

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Avis sur «Enfin le top départ pour le dossier médical personnel »
Comme tous les fichiers...
de
pat4446
, posté le 15 décembre 2010 à 17h34
et les outils, tout dépend l'usage qui en est fait. Vendra t'on les données comme celles du fichier des cartes grises?
Comme tous les fichiers...
de
pat4446
, posté le 15 décembre 2010 à 17h34
et les outils, tout dépend l'usage qui en est fait. Vendra t'on les données comme celles du fichier des cartes grises?
à la traîne les médecins !
de
Ubumandary
, posté le 15 décembre 2010 à 19h09
Pour info, ce système est déjà mis en place par les pharmaciens (le DP = Dossier Pharmaceutique) depuis quelques mois déjà. Il permet de connaître (uniquement pour un pharmacien) le traitement d'un patient sur les 4 derniers mois. Une belle avancée pour éviter les intéractions médicamenteuses.
Mais les pharmaciens, on préfére les enfoncer, leur donner une mauvaise image. Quand ils font quelque chose de bien, personne n'est là... dommage
Bref, ce n'est pas réellement une inovation. Les médecins sont à la traîne sur ce coup là !
Mais les pharmaciens, on préfére les enfoncer, leur donner une mauvaise image. Quand ils font quelque chose de bien, personne n'est là... dommage
Bref, ce n'est pas réellement une inovation. Les médecins sont à la traîne sur ce coup là !
Vous disiez ?
de
ThéOLait
, posté le 15 décembre 2010 à 21h46
Remarquez, question fiscalité, certains se seront enfoncés eux-mêmes :)
rigolo
de
c@ssoulet
, posté le 16 décembre 2010 à 10h16
Comme ca, de l'extérieur, ca me semble un tout petit peu plus compliqué d'informatiser un dossier patient comprenant des consultations, hospitalisations, examens biologiques, examens complémentaires, informations "sensibles" (psy, sérologies...)de façon sure, fiable, respectueuse des droits des patients et des obligations des médecins, que de monter à l'arrache un dossier tracant l'historique des ventes de boites sur quelques mois qui se passe même du minimum, c'est à dire informer les patients de son existence.
raccourci
de
Ubumandary
, posté le 16 décembre 2010 à 12h15
@ThéOLait: effectivement, il y a des anomalies. Mais dans TOUTES les professions, vous avez des brebis galeuses. A la limite, ce n'est pas trop le sujet mais j'ai comme l'impression que les médias ont vite fait de prendre comme bouc émissaire cette profession. Dès qu'il y a un couac, c'est la claque assurée. Je trouve que par rapport aux autres professions, elle s'en prend pas mal, c'est tout.
C'est juste une constatation en prenant du recul par rapport aux sujets traités sur les JT (faire du scoop ou faire peur, ça capte drolement bien l'attention ! :) )
@C@ssoulet: comment pouvez vous dire que le DP est fait "à l'arrache" ??? Je ne pense pas qu'ils aient pu mettre un tel outil sans sécuriser l'ensemble...
De plus, il n'est activé qu'après acceptation par écrit du patient...
C'est juste une constatation en prenant du recul par rapport aux sujets traités sur les JT (faire du scoop ou faire peur, ça capte drolement bien l'attention ! :) )
@C@ssoulet: comment pouvez vous dire que le DP est fait "à l'arrache" ??? Je ne pense pas qu'ils aient pu mettre un tel outil sans sécuriser l'ensemble...
De plus, il n'est activé qu'après acceptation par écrit du patient...
C'est faux
de
bbtaz
, posté le 29 décembre 2010 à 07h53
J'ai appris il y a peu l'existance de ce dossier me concernant sans mon accord ...
La sécurité des systèmes informatiques n'est pas assuré et quand on dit que les patients gèreront leur dossier depuis leur PC non sécurisé ... bonjour le secret médical
La sécurité des systèmes informatiques n'est pas assuré et quand on dit que les patients gèreront leur dossier depuis leur PC non sécurisé ... bonjour le secret médical
Pour 10 millions d'euros t'as :
de
LeGoJac
, posté le 16 décembre 2010 à 11h46
Pour 10 millions d'euros t'as :
- Des hôpitaux qui ne semblent pas être obligés de communiquer toutes leurs données.
- T'as pas le dossier pharmaceutique qui lui est vraiment opérationnel.
- Les soignants "en cabinet" sont déjà bien exaspérés par les tracasseries techniques des cartes vitales et auront donc peu d'intérêt pour ce genre d'emmm...
- Ces mêmes soignants pourraient trouver intérêt à obtenir les analyses, radios, etc réalisés à l'hôpital de façon rapide. Mais combien va leur coûter l'accès à un dossier incomplet ?
- Les hôpitaux pourraient trouver intérêt à avoir rapidement le dossier d'un patient. Mais si la "médecine de ville" n'y est pas c'est donc par définition incomplet donc il faut faire peut-être refaire toutes les analyses, radio, etc.
En gros tout est bancal, rien n'est complet. T'as accès à ça ? Bein fais comme si t'avais rien va..
Et puis je pense qu'on va avoir beaucoup de volontaires pour aller coller de façon quasi publique leur analyse sur une radio par exemple.
Fichtre les procès pour erreur de diagnostic que cela promet.
Les assureurs et avocats spécialisés s'en frottent le compte en banque !
Vraiment pour 10 millions d'euros, nous en France, on est capables de faire de sacrés trucs, comme se rendre ridicules par exemple.
- Des hôpitaux qui ne semblent pas être obligés de communiquer toutes leurs données.
- T'as pas le dossier pharmaceutique qui lui est vraiment opérationnel.
- Les soignants "en cabinet" sont déjà bien exaspérés par les tracasseries techniques des cartes vitales et auront donc peu d'intérêt pour ce genre d'emmm...
- Ces mêmes soignants pourraient trouver intérêt à obtenir les analyses, radios, etc réalisés à l'hôpital de façon rapide. Mais combien va leur coûter l'accès à un dossier incomplet ?
- Les hôpitaux pourraient trouver intérêt à avoir rapidement le dossier d'un patient. Mais si la "médecine de ville" n'y est pas c'est donc par définition incomplet donc il faut faire peut-être refaire toutes les analyses, radio, etc.
En gros tout est bancal, rien n'est complet. T'as accès à ça ? Bein fais comme si t'avais rien va..
Et puis je pense qu'on va avoir beaucoup de volontaires pour aller coller de façon quasi publique leur analyse sur une radio par exemple.
Fichtre les procès pour erreur de diagnostic que cela promet.
Les assureurs et avocats spécialisés s'en frottent le compte en banque !
Vraiment pour 10 millions d'euros, nous en France, on est capables de faire de sacrés trucs, comme se rendre ridicules par exemple.
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