La VOD dans des bibliothèques de Touraine
Un réseau de onze bibliothèques d'Indre-et-Loire permet à ses inscrits de regarder des films en streaming par le biais du site Internet d'Arte.
La petite ville de Sorigny, en Indre-et-Loire, a beau ne compter que 2 185 habitants, cela n'empêche pas l'innovation. Depuis peu, elle permet aux inscrits de sa bibliothèque médiathèque d'emprunter en ligne des films en VOD.
En fait, il s'agit d'un projet plus large concernant onze bibliothèques associées et initié par le Conseil général d'Indre-et-Loire et la Direction du livre et de la lecture publique (DLLP). Ce sont eux qui ont financé le projet et l'ont mis en œuvre techniquement. Le service de VOD s'appuie entièrement sur celui d'Arte.
La procédure d'« emprunt » est simple. L'usager, inscrit dans l'une des bibliothèques impliquées dans le projet, doit d'abord faire une demande d'utilisation du service, afin de se faire attribuer un mot de passe. Celui-ci sera envoyé par e-mail. « Il suffit d'être adhérent à la bibliothèque, de présenter sa carte de lecteur et de donner son nom », résume Francine Gaboriau, première adjointe à la mairie de Sorigny.
Pour regarder les films, il faut ensuite aller sur une version dédiée du site Artevod.com (voir ci-contre), soit de chez soi, soit sur l'un des ordinateurs de la bibliothèque (Sorigny en a trois pour la VOD). L'usager saisit son nom, le mot de passe et peut enfin choisir, sans aucun surcoût) parmi 2 000 références du catalogue Arte VOD, des films, des courts métrages, des documentaires (lire le mode d'emploi du service). Des contenus facturés en location plusieurs euros par Arte à l'internaute lambda, mais gratuits pour les membres de la bibliothèque de Sorigny.
Sur PC et sur Windows uniquement
« Dès que le film est lancé, explique Christophe Girault, animateur réseau chargé du projet au Conseil général d'Indre-et-Loire, l'utilisateur a 48 heures pour le voir autant de fois qu'il veut. Sinon, il peut le laisser dans son panier, ajouter d'autres films, et y revenir dans un délai d'un mois. » Ce qui est un mode de consommation courant des services de VOD.
Bien sûr, il n'est pas possible d'échanger ou de copier les films. Pour l'heure, le service est compatible avec les PC fonctionnant sous Windows et avec Internet Explorer, mais pas avec les Mac ou le système d'exploitation Linux.
« L'intérêt, continue Christophe Girault, c'est que les gens ne sont pas dépendants des horaires d'ouverture des bibliothèques. Ils ont accès à un catalogue plus large que ce qu'il peuvent trouver sur place en DVD et il leur est possible de voir un film qui a déjà été téléchargé par quelqu'un d'autre, ce qui n'est pas possible avec un DVD déjà emprunté. »
Le projet s'adresse actuellement à environ 5 000 inscrits, mais il a vocation à s'étendre à d'autres bibliothèques du département.
Expansion du numérique en médiathèque
de
e_ther
, posté le 14 avril 2010 à 14h36
Bonjour,
Ce type de proposition tend à se généraliser.
De plus en plus de médiathèques proposent des services VOD.
Arte en général, parfois Tf1 vidéo dans le cadre de plateformes dédiées aux médiathèques (cf. Bibliomédia) dont l'offre numérique est plus large que la seule VOD, souvent les films documentaires de la BPI (Beaubourg)...
On trouve également de plus en plus de bornes pour le téléchargement de musique ou l'écoute en streaming, notamment Automazic créée par Dogmazic spécialement pour les bibliothèques et lieux publics... Les bibliothécaires prennent à cœur la défense du libre.
On assiste également à un mouvement vers la numérisation de certains fonds musicaux pour les proposer en écoute même quand les documents sont empruntés.
Des bibliothèques comme Grenoble prêtent également des livres numériques en fichiers chronodégradables. D'autres expérimentent aussi le prêt de liseuses & de contenus (mais on sait la pauvreté de l'offre francophone pour l'instant).
De plus en plus d'offre de bouquets numériques de périodiques, etc.
Bref, les médiathèques bougent et refusent de se laisser couler dans le flux d'Internet.
Il n'y a pas que les projets pharaoniques types BNF, Gallica, etc. il se passe beaucoup de choses au niveau local, dans des établissements de taille moyenne.
Reste pour elles à trouver une place et un rôle qui ne les mettent pas en concurrence avec le Net (ce serait stupide et voué à l'échec), ce qui replace au cœur du métier de bibliothécaire toute la problématique de la médiation culturelle...
A suivre donc...
Ce type de proposition tend à se généraliser.
De plus en plus de médiathèques proposent des services VOD.
Arte en général, parfois Tf1 vidéo dans le cadre de plateformes dédiées aux médiathèques (cf. Bibliomédia) dont l'offre numérique est plus large que la seule VOD, souvent les films documentaires de la BPI (Beaubourg)...
On trouve également de plus en plus de bornes pour le téléchargement de musique ou l'écoute en streaming, notamment Automazic créée par Dogmazic spécialement pour les bibliothèques et lieux publics... Les bibliothécaires prennent à cœur la défense du libre.
On assiste également à un mouvement vers la numérisation de certains fonds musicaux pour les proposer en écoute même quand les documents sont empruntés.
Des bibliothèques comme Grenoble prêtent également des livres numériques en fichiers chronodégradables. D'autres expérimentent aussi le prêt de liseuses & de contenus (mais on sait la pauvreté de l'offre francophone pour l'instant).
De plus en plus d'offre de bouquets numériques de périodiques, etc.
Bref, les médiathèques bougent et refusent de se laisser couler dans le flux d'Internet.
Il n'y a pas que les projets pharaoniques types BNF, Gallica, etc. il se passe beaucoup de choses au niveau local, dans des établissements de taille moyenne.
Reste pour elles à trouver une place et un rôle qui ne les mettent pas en concurrence avec le Net (ce serait stupide et voué à l'échec), ce qui replace au cœur du métier de bibliothécaire toute la problématique de la médiation culturelle...
A suivre donc...
La défense du libre... justement.
de
flipp
, posté le 15 avril 2010 à 08h44
D'accord avec tout ce qui est dit ici sauf que la plateforme d'arte (comme bien d'autres) nous impose toujours le duo PC + Windows... très loin de la promotion du logiciel libre !
L'accès à la culture pour tous en prend un coup.
Ma copine est sur linux et moi j'ai un mac alors tant pis...
L'accès à la culture pour tous en prend un coup.
Ma copine est sur linux et moi j'ai un mac alors tant pis...
Bien d'accord, mais patience
de
GUILBAUD
, posté le 15 avril 2010 à 12h51
Je suis le Directeur de la DLLP et Militant du Libre et Mac... Alors je souscris à vos propos. Arte VOD devrait évoluer dans les mois à venir vers mac et linux (à l'automne probablement). Le débat se situe surtout / aux DRM qui compliquent les exigences techniques. Mais j'ai adhéré au projet - pas tant pour windows - que parce qu'il faut à un certain moment se lancer et concrétiser une opération pour la valider. Cordialement, DG
débat
Bien d'accord, mais patience
posté le 15/04/10 à 12:51 par GUILBAUD
La défense du libre... justement.
posté le 15/04/10 à 08:44 par flipp
Expansion du numérique en médiathèque
posté le 14/04/10 à 14:36 par e_ther
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