Les nouveautés sur le WiiWare et le DSiWare – semaine 9
A force de se plaindre de la sécheresse de l'actu, il fallait s'y attendre : c'est une tempête de WiiWare et de DSiWare qui s'est abattue sur les consoles Nintendo !
WiiWare
Castlevania : The Adventure Rebirth
Konami continue de faire du vieux avec du très vieux, et, cette fois-ci, c'est un Castlevania qui revient d'entre les morts. « Quoi de plus naturel pour un vampire ? » demanderez-vous… Ce faux nouvel épisode prend donc pour canevas Castlevania : The Adventure, l'opus pour Gameboy de 1989. Une époque où la série n'avait pas encore pris le parti de pomper le concept de Metroid et se concentrait sur une aventure linéaire, une histoire généralement découpée en niveaux et surtout des tonnes de monstres énervants à renvoyer ad patres grâce à son fouet. Du point de vue graphique, heureusement, on n'en est plus aux nuances de vert ni à une résolution de 160 x 144 pixels : Rebirth se pare de musiques (géniales) et de graphismes façon 16 bits sobres et clairs qui n'enlèvent rien à sa patine rétro.
Cet épisode reprend donc le principe de l'opus conçu pour l'ancienne portable de Nintendo, mais profite quand même de l'occasion pour en dépoussiérer le concept. Déjà, on hérite des armes secondaires des épisodes de la NES (à dénicher en cassant tous les luminaires et murs du décor), chacune possédant ses effets propres. La croix fait office de boomerang évangélisateur, l'eau bénite se répand en une flaque qui blesse les ennemis, etc. Ensuite, les développeurs ont fait en sorte de rendre le gameplay un peu moins frustrant qu'à l'époque. Il faut dire qu'entre la lourdeur des sauts et les ennemis qui apparaissaient à l'infini (et toujours au pire moment), il était possible de mourir à peu près n'importe quand, et pas toujours par sa faute. Ici, c'est du tout bon, comme dirait un grand défenseur de la langue de Sim : à la Wiimote ou, encore mieux, avec la grosse croix d'un contrôleur Classique, le jeu répond bien, et, en cas de décès prématuré, vous ne pourrez vous en prendre qu'à vous-même. Pas trop violemment quand même, ne vous en allez pas esquinter votre doux visage.
Paradoxalement, c'est peut-être le problème de ce Castlevania. Avec sa difficulté à peu près raisonnable et ses continue infinis, les amateurs du genre risquent d'en faire rapidement le tour. Et ce même si Rebirth propose une version longue de l'épisode d'origine (il y a désormais six niveaux au lieu de quatre). Reste le mode difficile, qui devrait contenter les acharnés, ceux qui ne s'accordent que trois vies et s'obligent à recommencer le jeu depuis le début au moindre game over.
Les plus :
- Un bon vieux Castlevania à l'ancienne
- Les commandes répondent mieux que dans les épisodes old school
- Les nouvelles musiques, superbes
- La difficulté, raisonnable
- Les nouveaux niveaux
Le moins :
- c'est trop court malgré tout
Note : 5/5
Prix : 1 000 points Wii
Dracula : Undead Awakening
Dracula, star de deux jeux cette semaine, a décidément le vent en poupe ! Si Undead Awakening n'a pas l'ambition de proposer une expérience de jeu à la hauteur de Castlevania, il n'en reste pas moins sympathique. A grands coups de 2D proprette, il vous plonge, seul avec votre flingue, au cœur d'une arène où débarquent de toutes parts des monstres de plus en plus nombreux, rapides et puissants, qui vous abandonneront potions, munitions et nouvelles armes en mourant. A vous de tenir le plus longtemps possible. N'espérez pas vous en sortir : le game over est inéluctable. Estimez-vous heureux si vous arrivez à survivre suffisamment longtemps pour vous accrocher à une place honorable du classement mondial en ligne, tenu à jour en direct pour peu que votre Wii soit connectée au Net.
Pour apporter un peu de fraîcheur dans cet univers qui sent bon le cimetière, Undead Awakening possède un système de compétences à débloquer en tuant un certain nombre d'ennemis. Préférerez-vous courir plus vite ? Mettre moins de temps à recharger ? Gagner une armure solide mais qui vous ralentit ? C'est à vous de choisir… et choisissez bien, car vous ne pourrez pas toutes les prendre.
A noter aussi la présence d'un mode Wave Attack, dans lequel les ennemis arrivent justement par vagues, qui vous laisse le temps, entre deux assauts, de passer à la boutique pour vous acheter armes et munitions. Un jeu sympathique mais un peu cher.
Note : 4/5
Prix : 1 000 points Wii
Reel Fishing Challenge
Un jeu de pêche à la ligne aux contrôles énervants, avec en guise de décor un seul et unique étang, ça intéresse quelqu'un ?
Note : 1/5
Prix : 500 points Wii
DSiWare
Zoo Frenzy
Si la DSi peine à se doter de « gros » jeux, on ne pourra en tout cas pas reprocher à Gameloft de ne pas essayer. Zoo Frenzy se veut probablement un mélange de Harvest Moon et de Theme Park, mâtiné de Pokemon très très light.
C'est du moins ce qu'on découvre à l'issue d'interminables écrans de chargement. Mais il ne faut pas longtemps pour se rendre compte que le résultat n'est pas forcément à la hauteur de ces belles promesses. En bon gestionnaire de zoo, vous devrez mener votre parc de la quasi-faillite jusqu'à la réussite la plus éclatante. Vous aurez ainsi le plaisir de vous y balader en répondant aux sollicitations de vos clients, le tout dans un univers mignon et en temps réel. D'ailleurs, gare à la fatigue et à la faim ! Il va vous falloir gérer vos efforts ainsi que ceux de vos animaux. Voilà pour l'aspect Harvest Moon.
Pour atteindre le nirvana des gestionnaires de zoo (un paradis peuplé de tapis en peau d'ours et de chaussures en croco), vous commencerez par construire quelques bâtiments, comme des boutiques, une usine de nourriture, ou un labo « recherche & développement » pour débloquer, au prix fort, différentes améliorations. Rien ne vous interdit non plus d'ajouter quelques bancs et fontaines pour faire bien, même si le menu de construction est affreusement lourdingue. Voilà pour le côté Theme Park.
Créatures féroces
Mais puisqu'un zoo sans animaux perdrait sans conteste un peu de son âme, il vous faudra pour attirer les touristes en libérer quelques-uns dans la nature. Oui oui, dans Zoo Frenzy, les gérants de zoo ne capturent pas d'animaux, ils les libèrent de l'emprise de méchants monstres. C'est tout de suite plus noble ! Les différentes bébêtes sont en effet retenues en captivité par des affreux, sur les corps d'iceux vous devrez préalablement passer. En gros, va falloir se bastonner. Voilà pour le côté Pokemon.
Sauf qu'ici les combats sont en temps réel et aussi pénibles que possible : il suffit de marteler le bouton A jusqu'à ce que mort s'ensuive. Et, pour espérer y survivre, il faudra de plus passer d'abord par la case « centre d'entraînement » et se goinfrer de minijeux indigents.
On aurait aimé se concentrer davantage sur l'aspect gestion pour compenser, mais malheureusement on en a vite fait le tour. Il y a bien plusieurs bâtiments à construire et pas mal de paramètres sur lesquels jouer, mais on a un peu de mal à comprendre les conséquences directes de nos actes. En fait, le gameplay est trop brouillon pour que Zoo Frenzy puisse véritablement prétendre au titre de jeu de gestion sérieux.
Enfin ne soyons pas trop durs : s'il est loin de faire aussi bien que les trois références sus-mentionnées (Harvest Moon, Theme Park et Pokemon), Zoo Frenzy reste un petit jeu de pseudogestion à la réalisation soignée qui pourra faire illusion auprès des jeunes joueurs.
Les plus :
- Enormément de contenus pour un petit jeu à 8 euros
- La réalisation soignée
Les moins :
- L'interface qui l'est un peu moins
- C'est finalement trop superficiel pour les fans de gestion
Note : 3/5
Prix : 800 points DSi
Bird & Bombs
Un petit jeu qui nous propose de nous amuser avec la balistique. Enfin attention, pas question ici de jouer aux Experts à Las Vegas. On incarne une sorte de pigeon artificier qui balance des bombes dans un manoir hanté avec l'espoir à priori un peu vain et pourtant récompensé de faire gober quelques millions de kilojoules aux fantômes alentour.
Le brave Spotto, c'est son nom, doit donc lancer des bombes en l'air, en calculant sa trajectoire de façon à faire tomber ses projectiles explosifs pile dans la bouche de ces spectres à la langue trop bien pendue, tout en évitant les meubles hantés qui se baladent négligemment à hauteur de plafond.
Si vous avez passé les quinze dernières années à balancer des grenades dans Worms, réjouissez-vous, vos efforts vont enfin servir à quelque chose. Bref, un petit jeu sans grande ambition, mais plutôt soigné et vraiment pas cher. « If there's something strange in the neighborhood, who you gonna call ? » Le pigeon Spotto, pardi !
Note : 4/5
Prix : 200 points DSi
Dracula : Undead Awakening
La copie carbone de la version Wii présentée ci-dessus. Seule différence notable : la version DSi est deux fois moins chère… Autant dire que, si vous possédez la Wii et la DSi, vous pouvez légitimement hésiter entre les deux versions. Si la version Wii a l'avantage de la lisibilité de l'écran (capitale avec ce genre de gameplay), la version DSi, outre son prix, a pour elle sa portabilité… au détriment du confort de jeu : avec le stylet, forcément, on voit moins bien l'écran, ce qui risque d'être gênant pour ceux qui espèrent décrocher un high score. A vous de voir !
Note : 3/5
Prix : 500 points DSi
Electroplankton : Varvoice
Enregistrez un sample de votre voix et déformez-le grâce à une quinzaine de filtres préenregistrés. Amusant.
Note : 4/5
Prix : 200 points DSi
Electroplankton : Marine-Crystals
Des « électroplanktons » aux allures de cristaux de neige envahissent votre écran. Chacun produit une note différente, et occasionnellement se déplace si vous insistez un peu. L'intérêt le plus immédiat semble donc de balader le stylet partout sur l'écran pour produire la cacophonie la plus insupportable possible. Ceux qui ont quelques notions de musique appliquée au plancton pourront peut-être en tirer quelque chose de plus convaincant.
Note : 2/5
Prix : 200 points DSi


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