Les députés veulent tester le dossier médical sur clé USB
Une proposition de loi prévoit l'expérimentation jusqu'en 2012 d'un dossier d'informations médicales nomade pour les patients souffrant d'une maladie de longue durée.
Si le projet de dossier médical personnel (DMP) a disparu dans les limbes, il tente une réapparition cette semaine à travers une proposition de loi censée instaurer un dossier médical sur clé USB.
Ce texte a été présenté début février par 88 députés et vient de passer devant la commission des affaires sociales de l'Assemblée nationale. Lors de ces discussions, la gauche s'est abstenue de voter, estimant, selon l'AFP, que ce texte entérinait la fin du DMP en le remplaçant par une demi-mesure et qu'il créait un moyen de ficher les gens.
Cette proposition compte un seul article et aménage un cadre légal pour expérimenter ce dispositif jusqu'au 31 décembre 2012. Cette clé USB concernera des patients atteints d'une maladie de longue durée. Elle sera sécurisée et servira d'espace d'« hébergement de données informatiques » relatives aux informations personnelles et médicales de la personne.
La Cnil aura son mot à dire
Le débat dans l'Hémicycle est programmé pour le 23 mars. Si cette loi est votée, un décret détaillera ensuite le fonctionnement du projet, et un groupement d'intérêt public établira la liste des régions concernées par l'expérimentation. La Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil) sera également consultée à ce moment-là.
En fait, ce projet n'est pas totalement nouveau. Les députés l'avaient déjà proposé dans le cadre de la loi de finances 2009, mais le Conseil constitutionnel l'avait censuré, estimant qu'il n'avait pas sa place dans cette loi.
En 2007, le projet Bio-Stick consistait lui aussi en une clé USB (payante) stockant des informations médicales, mais il avait reçu un accueil plutôt mitigé chez les professionnels de santé.

Avis sur «Les députés veulent tester le dossier médical sur clé USB»
Encore une mauvaise idée...
de
Perfoura
, posté le 25 février 2010 à 16h58
Le retour de la mauvaise idée de stocker les données médicales sur le support transporté : après la carte à puce il nous font le coup de la clé USB.
La solution, qui existe depuis longtemps techniquement, est d'avoir une carte (ou une clé USB) pointeuse vers un dossier médical en ligne sécurisé. Ainsi pas de problème de volume de données, de perte, et surtout un coût de mise en place et de maintenance optimum.
Quand est-ce que nos politiciens, et soit disant spécialistes de la question comme la CNAM, vont arrêter de se laisser bourrer le mou par les industriels qui cherchent à tout prix à leur vendre leur camelotte, et ne pas voir une solution simple, fiable, durable et à coût raisonnable ?
Affligeant.
La solution, qui existe depuis longtemps techniquement, est d'avoir une carte (ou une clé USB) pointeuse vers un dossier médical en ligne sécurisé. Ainsi pas de problème de volume de données, de perte, et surtout un coût de mise en place et de maintenance optimum.
Quand est-ce que nos politiciens, et soit disant spécialistes de la question comme la CNAM, vont arrêter de se laisser bourrer le mou par les industriels qui cherchent à tout prix à leur vendre leur camelotte, et ne pas voir une solution simple, fiable, durable et à coût raisonnable ?
Affligeant.
Très mauvaise idée !
de
Gourmet
, posté le 25 février 2010 à 17h15
Normal !
En quoi les députés sont-ils des experts en sécurité des SI ?
Probablement le gamin d'un des députés, qui "développe son mur Facebook" a déclaré que "c'était génial la clé USB" !
Et hop, c'est parti, tous en choeur.
Quitte à transporter son DMP sur soi autant le faire sur une carte à puce, bien plus sécurisée qu'une clé USB à coût identique.
La carte à microcircuit on sait faire depuis 35 ans maintenant.
Une carte à microcircuit est autonome (dispose de son propre processeur de traitement et de son propre cryptoprocesseur) le contraire d'une clé USB qui a besoin d'un hôte.
Qui plus est en terme de connectique la carte à microcircuit est bien plus résistante que la clé USB.
Ensuite, ça se range facilement une CAM, ça ne prend pas de place.
Enfin, accessoirement, il y a de la place pour disposer un afficheur qui pourrait afficher les contre-indications médicamenteuses (utile lorsqu'on retrouve le porteur inanimé dans le caniveau). Un équivalent serait une zone publique sur la clé USB.
Mais une meilleure solution serait effectivement que la carte à microcircuit ne possède que des infos publiques (les contrindications, et encore, elles peuvent donner bien des indications sur la santé du patient) et une clé secrète (faut taper le mot de passe pour l'activer) conduisant à un espace sécurisé quelque part.
Clé dont le médecin traitant possèderait un double par exemple (sur sa carte de santé professionnelle).
S'il n'y a aucune sécurité (comme ce fut le cas avec la Vitale 1 et comme ce sera le cas avec cette merde de clé USB) le risque immédiat est que le DMP tombe dans les mains des assureurs et là ... miam, miam.
db
En quoi les députés sont-ils des experts en sécurité des SI ?
Probablement le gamin d'un des députés, qui "développe son mur Facebook" a déclaré que "c'était génial la clé USB" !
Et hop, c'est parti, tous en choeur.
Quitte à transporter son DMP sur soi autant le faire sur une carte à puce, bien plus sécurisée qu'une clé USB à coût identique.
La carte à microcircuit on sait faire depuis 35 ans maintenant.
Une carte à microcircuit est autonome (dispose de son propre processeur de traitement et de son propre cryptoprocesseur) le contraire d'une clé USB qui a besoin d'un hôte.
Qui plus est en terme de connectique la carte à microcircuit est bien plus résistante que la clé USB.
Ensuite, ça se range facilement une CAM, ça ne prend pas de place.
Enfin, accessoirement, il y a de la place pour disposer un afficheur qui pourrait afficher les contre-indications médicamenteuses (utile lorsqu'on retrouve le porteur inanimé dans le caniveau). Un équivalent serait une zone publique sur la clé USB.
Mais une meilleure solution serait effectivement que la carte à microcircuit ne possède que des infos publiques (les contrindications, et encore, elles peuvent donner bien des indications sur la santé du patient) et une clé secrète (faut taper le mot de passe pour l'activer) conduisant à un espace sécurisé quelque part.
Clé dont le médecin traitant possèderait un double par exemple (sur sa carte de santé professionnelle).
S'il n'y a aucune sécurité (comme ce fut le cas avec la Vitale 1 et comme ce sera le cas avec cette merde de clé USB) le risque immédiat est que le DMP tombe dans les mains des assureurs et là ... miam, miam.
db
Mais quelle connerie!
de
tout a fait d'accord
, posté le 25 février 2010 à 17h50
Une clef usb nomade a des inconveignants:
- ca prend de la place (vous allez me dire on a qu'a la mettre en porte clef)
- Il peut arriver qu'on n'est pas cette clef usb sur nous, comment ferais les medecin pour acceder au dossier?.
Alors que si le dossier était accessible via internet de façon sécurisé et que la carte vitale (voir les nom/prenom/dateDeNaissance) pointe sur le dit dossier tout serait plus sure.
- ca prend de la place (vous allez me dire on a qu'a la mettre en porte clef)
- Il peut arriver qu'on n'est pas cette clef usb sur nous, comment ferais les medecin pour acceder au dossier?.
Alors que si le dossier était accessible via internet de façon sécurisé et que la carte vitale (voir les nom/prenom/dateDeNaissance) pointe sur le dit dossier tout serait plus sure.
Pour les copains
de
Utopiette
, posté le 25 février 2010 à 18h30
Moi, je sens le mega cadeau à un copain de la famille princière. Quel est le proche, gros industriel, éditeur de contenus, introduit dans les télécoms et les médias qui pourra fournir 65 millions de clé usb à la population ? Cherchez bien ! un indice, ça n'est pas Parrain Martin B.
Bonne idée
de
Joefrais
, posté le 25 février 2010 à 19h22
Y a déja des clés usb qui sont ultra plates, au format carte de crédit et qui peuvent embarquer beaucoup de mémoire flash... Alors pourquoi pas un appreil qui fasse office de carte vitale et de clé usb, appareil qui pourrait être protégé du formatage par un code de déverouillage ou je ne sais quel système...
Franchement, faut arrêter de regarder les technologies numériques comme un frein, simplement il faut apprendre à les utiliser à bon escient...
Et perso quand je vois le temps que j'ai mis par exemple avant d'avoir un simple relevé de remboursements sur une période asses courte (3 mois) j'ai envie de dire qu'esqu'on attend bordel !...
Putain après des gens y a des personnes qui vont raler pour rien contre les personnels de la fonction publique, alors que opour la plupart des cas ce sont les outils de production de résultat qui ne sont pas à la hauteur...
merde les outils (numériques) on les a sous la main non ?
Franchement, faut arrêter de regarder les technologies numériques comme un frein, simplement il faut apprendre à les utiliser à bon escient...
Et perso quand je vois le temps que j'ai mis par exemple avant d'avoir un simple relevé de remboursements sur une période asses courte (3 mois) j'ai envie de dire qu'esqu'on attend bordel !...
Putain après des gens y a des personnes qui vont raler pour rien contre les personnels de la fonction publique, alors que opour la plupart des cas ce sont les outils de production de résultat qui ne sont pas à la hauteur...
merde les outils (numériques) on les a sous la main non ?
Sauf que...
de
Perfoura
, posté le 25 février 2010 à 20h14
Sauf que une clé USB, aussi grosse soit-elle, ne suffira jamais à stocker un dossier médical complet, surtout pour des patients lourds. Alors à quoi bon si cela ne stocke que des infos partielles ? Des examens d'imagerie pèsent plusieurs centaines de mégas, voir gigas, donc le principe d'une carte pointeuse est idéal puisque tout se trouverait en ligne sur des serveurs mutualisés, avec accès sécurisé. Cette solution serait de loin la plus sûre, la moins chère et la plus pérenne.
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