Les majors du disque préparent leur collaboration avec la Hadopi
La Société civile des producteurs phonographiques hésite entre deux prestataires techniques pour repérer les infractions et doit faire une nouvelle demande d'autorisation à la Cnil.
La présentation la semaine dernière des membres de la Hadopi a été l'occasion de donner de nouvelles précisions sur le fonctionnement de cette autorité antipiratage. Ce mardi 12 janvier 2010, lors d'une rencontre avec la presse, la Société civile des producteurs phonographiques (SCPP ), qui représente les majors du disque, y est allée de ses précisions.
Que les pirates se rassurent (et que les ayants droit rongent leur frein) ! Le mécanisme de repérage automatisé d'actes de contrefaçon n'est pas prêt. La SCPP doit choisir un prestataire technique chargé de lui fournir les données des infractions (les titres téléchargés, sur quels réseaux, à quelle heure, l'adresse IP), mais hésite encore entre deux sociétés, TMG et AdVestigo. La seconde est en contact depuis plusieurs années avec l'industrie du disque, mais Marc Guez, directeur général de la SCPP, assure que le choix n'est pas fait et que les deux entreprises « font du très bon travail ».
Une fois le prestataire choisi et le contrat signé, la SCPP pourra alors se tourner vers la Commission nationale de l'informatique et des libertés (Cnil). En effet, pour mettre en œuvre ce dispositif de collecte de données, il faut l'autorisation de la commission.
En fait, la SCPP va soumettre une version modifiée de sa précédente autorisation, obtenue en 2007, après moult péripéties. Or, juste après cette obtention, les pouvoirs publics ont commencé à préparer le projet Hadopi. Les ayants droit ont donc préféré attendre. Du coup, avec la création de la Haute autorité, l'autorisation de 2007 ne correspond plus exactement à la réalité de la lutte contre le piratage telle qu'elle va être mise en œuvre. De plus, la SCPP doit préciser le prestataire technique avec lequel elle compte travailler. Elle doit donc conclure le contrat avant d'aller voir la Cnil.
50 000 messages par jour
Autant d'éléments qui portent au mieux à fin mars la transmission des premiers dossiers d'infractions à la Hadopi par les majors. Ce qui correspond au calendrier du ministère de la Culture : Frédéric Mitterrand estime que les premiers messages d'avertissement ne partiront pas avant le mois d'avril.
La SCPP parle de l'envoi de 50 000 avertissements par jour, un chiffre cumulant les messages de l'industrie du disque et ceux du cinéma et de la vidéo. Sont visés les internautes qui mettent à disposition des fichiers, pas ceux qui téléchargent. Même si, dans les faits, la SCPP en a bien conscience, le distinguo est un peu artificiel. L'essentiel des réseaux peer to peer permettent la mise à disposition dès qu'un fichier commence à être téléchargé.
Mais on serait aussi tenté d'ajouter que ce n'est pas tellement le peer to peer, l'enjeu, mais le streaming. Selon la SCPP, son prestataire sera censé surveiller aussi ce genre de plate-forme.

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Avis sur «Les majors du disque préparent leur collaboration avec la Hadopi»
En gros le gouvernement n'a toujours rien compris...
de
seb12345
, posté le 12 janvier 2010 à 20h59
"Sont visés les internautes qui mettent à disposition des fichiers, pas ceux qui téléchargent."
--> C'est du Sarko tout craché ça! On poursuit les dealers mais on laisse les consommateurs :D
Conclusion de l'article pour moi, vive le téléchargement en "direct download" et les serveurs basés à l'étranger!
--> C'est du Sarko tout craché ça! On poursuit les dealers mais on laisse les consommateurs :D
Conclusion de l'article pour moi, vive le téléchargement en "direct download" et les serveurs basés à l'étranger!
on trouvera toujours une nouvelle façon de se partager des fichiers
de
Face-de-babouin
, posté le 12 janvier 2010 à 21h26
ils doivent penser que ceux qui proposent sont ceux qui détiennent les vidéos hébergé sur un serveur quelconque, si ils leurs coupe la chique, ils coupent les dépôts de fichiers sur c'est même serveurs pour être ensuite proposé aux visiteurs du dit site,
ils oublies qu'on trouvera toujours une nouvelle façon de se partager des fichiers, c'est dans la continuité des choses.
ils oublies qu'on trouvera toujours une nouvelle façon de se partager des fichiers, c'est dans la continuité des choses.
+1
de
le_rater
, posté le 12 janvier 2010 à 22h42
Tout a fait!! Le direct download a été concu pour contourner le peer to peer, et voila que justement ils laissent délibéremment ouverte cette breche!!!
Faite faite, bande d'abruti!!! -> Problème: C'est nos impots qui paie ces conneries....
Faite faite, bande d'abruti!!! -> Problème: C'est nos impots qui paie ces conneries....
direct download et P2P
de
_Calliope_
, posté le 12 janvier 2010 à 23h08
« Le direct download a été concu pour contourner le peer to peer »
Non, le direct download existait avant le P2P, c'est le principe du serveur que ce soit du FTP, HTTP ou du NEWS...
Non, le direct download existait avant le P2P, c'est le principe du serveur que ce soit du FTP, HTTP ou du NEWS...
Comme à la bonne époque
de
Froots
, posté le 13 janvier 2010 à 00h12
Exact il y a 10 ans déjà on ce connecté sur des serveurs basés a l'étranger et on récupérait déjà les premiers Divx coupés en 10 ou 20 morceau car a l'époque la bande passante était très limité .... Comme quoi on en revient au bonnes vieilles méthodes
De toute façon il faut payer à un moment ou un autre
de
Nico S ou pas
, posté le 14 janvier 2010 à 18h12
Je pense sincèrement que traiter la question des impôts comme ça c'est un peu simpliste : certes nos impôts payent Hadopi mais le manque à gagner dû aux téléchargements de musiques ou de films engendre une baisse du chiffre d'affaire des majors et donc une diminution de leurs impôts sur la société. Du coup pour trouver un enseignement à ce sujet, bien malin qui pourra...
Mais il ne faut pas se prendre la tête et prendre ça comme un jeux : les meilleurs d'entre nous trouverons une solution et en ferons profiter aux autres.
Bisous
Mais il ne faut pas se prendre la tête et prendre ça comme un jeux : les meilleurs d'entre nous trouverons une solution et en ferons profiter aux autres.
Bisous
50.000 mails par jour c'est entre 127.775.000€ et 219.000.000€ qui seront payés soit par les consommateurs soit par le contribuable...
de
AVFF
, posté le 12 janvier 2010 à 23h21
Déjà qu'avec 10.000 mails par jour c'était très cher que dire de 50.000 délations par jour.
Délation ? Dénonciation
de
_Calliope_
, posté le 12 janvier 2010 à 23h46
Tous les utilisateurs de P2P qui partagent des oeuvres sans autorisation savent que ce qu'ils font est illégal d'une part et que les artistes et les producteurs en sont victimes. Par conséquent il ne s'agit pas de délation mais de dénonciation.
Par ailleurs si seulement 1 % des 50000 mails dont il est question débouchent sur la sanction prévue (une amende de 1500 €) alors c'est l'Etat qui sera le grand gagnant; les artistes eux ne verront rien de cet argent...
Par ailleurs si seulement 1 % des 50000 mails dont il est question débouchent sur la sanction prévue (une amende de 1500 €) alors c'est l'Etat qui sera le grand gagnant; les artistes eux ne verront rien de cet argent...
milices privés=preuve de l'infraction plus que douteuse voir sans preuve=délation
de
FTFE
, posté le 13 janvier 2010 à 00h51
ces collabos qui travailleront pour chasser les internautes ne méritent aucun respect vivement que la ligue ODEBI nous donne leurs noms et adresses.
Ce qui nous donne
de
The Calculator
, posté le 13 janvier 2010 à 01h05
Une augmentation de l'abonnement internet de 11€ pour payer les délations des majors et une augmentation de 5€ pour payer les frais de modification du réseau soit une augmentation de 16€ sur la facture juste pour HADOPI.
De plus pour arriver à faire 50000 délations par jour les charognards des majors useront surement des méthodes automatique qui ont une marge d'erreur minimum de 30%.
De plus pour arriver à faire 50000 délations par jour les charognards des majors useront surement des méthodes automatique qui ont une marge d'erreur minimum de 30%.
Mise à disposition et contrefaçon
de
_Calliope_
, posté le 12 janvier 2010 à 23h22
Si la mise à disposition est recherchée, c'est parce qu'elle est facile à caractériser : il suffit de télécharger une partie du fichier mis à disposition par cet utilisateur là, tout en relevant les paramètres de connexion annoncées publiquement par son logiciel (pseudo et/ou identifiant de l'utilisateur sur le réseau, IP, port, référence et version du logiciel de l'utilisateur, configuration du logiciel: cryptage activé ou non, acceptation de toutes les connexions entrantes, ...), et que le délit sera facile à faire condamner en justice (mise à disposition = contrefaçon, tandis que : téléchargement = recel de contrefaçon, ce qui est plus délicat à cause de l'exception pour copie privée).
vas faire ta propagande ailleurs
de
marredescons
, posté le 13 janvier 2010 à 11h43
Tes potes du gouvernement balancent déjà assez de propagande, retourne brouter dans ton parc petit mouton.
béééééé dit le mouton
de
_Calliope_
, posté le 13 janvier 2010 à 22h00
Je n'ai pas voté pour ce gouvernement et je ne cautionne pas cette nouvelle loi.
Ce ne veut pas dire pour autant que j'ignore ce que veux dire la loi, et qu'un acte illégal reste un acte illégal.
La majorité des utilisateurs de P2P échangeant des fichiers contrefaits ne peut prétendre décemment que ce qu'ils font est légal, sauf à être mentalement déficients.
Enfin les moutons sont davantage du côté des utilisateurs du P2P qui utilisent des logiciels sans en comprendre le fonctionnement : combien se sont fait avoir parce qu'ils ignoraient qu'ils partageaient leur disque dur complet (à la maison ou au boulot) ?
Ce ne veut pas dire pour autant que j'ignore ce que veux dire la loi, et qu'un acte illégal reste un acte illégal.
La majorité des utilisateurs de P2P échangeant des fichiers contrefaits ne peut prétendre décemment que ce qu'ils font est légal, sauf à être mentalement déficients.
Enfin les moutons sont davantage du côté des utilisateurs du P2P qui utilisent des logiciels sans en comprendre le fonctionnement : combien se sont fait avoir parce qu'ils ignoraient qu'ils partageaient leur disque dur complet (à la maison ou au boulot) ?
Apprends déjà à lire avant de parler de propagande ! On pourra peut être alors en discuter.
de
_Calliope_
, posté le 13 janvier 2010 à 22h59
Au fait si tu savais un peu mieux lire (en espérant que tu comprendras ceci) tu aurais remarqué que mes propos ne sont que des faits techniques, je ne vois donc pas où tu as bien pu y voir de la propagande...
proposition
de
oxydant
, posté le 12 janvier 2010 à 23h38
Bien que le terme de "collaboration" cadre bien avec l'organisme de délation publique qu'est l'HADOPI, je proposerais le titre suivant pour cet article : "Les majors préparent leurs armes pour faire la guerre a leurs clients" car c'est bien de ça qu'il s'agit. Une guerre qu'elles ont perdu d'avance et personne ira pleurer sur leur sort ! S'adapter ou mourir, des industries l'ont compris et réagi, a l'instar par exemple pour la photo du passage de l'argentique au numérique. Ni kodak, ni agfa entr'autre
ont essayé de se proteger en faisant voter a coup de lobyisme des lois liberticides.
ont essayé de se proteger en faisant voter a coup de lobyisme des lois liberticides.
L'exemple de Kodak
de
_Calliope_
, posté le 13 janvier 2010 à 00h00
Bel exemple que Kodak, un chiffre d'affaire en chute libre et des dizaines de milliers d'emplois perdu.
Je ne m'inquiète pas pour l'entreprise, mais pour les salariés qui y travaillent. Il est difficile de refaire sa vie quand on perd son emploi à 50 ans, avec des enfants et un logement à rembourser...
Je ne m'inquiète pas pour l'entreprise, mais pour les salariés qui y travaillent. Il est difficile de refaire sa vie quand on perd son emploi à 50 ans, avec des enfants et un logement à rembourser...
Arcelor Mittal Gandrange
de
vdfbgdb
, posté le 13 janvier 2010 à 00h49
Faudra dire cela aux salariés de la sidérurgie, mais bon, même avec les visites d'un baratineur de président de la ripoublique, pour eux pas de loi, pas d'amis des amis, pas de nouvelle taxe, pour les protéger l'emploi.
les gaziers, les mineurs et les informaticiens
de
bipdan2
, posté le 13 janvier 2010 à 09h56
Ca s'appelle tout simplement l'évolution.
Je ne nie pas qu'il est tres dure de surmonter la perte de son activité a 50 ans.
Mais toutes les industries connaissent a un moment ou un autre ce probleme lorsque le monde évolue. Ne soyons pas pour autant passéiste et mettons en face le nombre d'emploi créé par les nouvelles technologie.
Le métier que je fait aujourd'hui n'existait pas a l'age d'or de l'argentique et sera amené lui aussi à évoluer puis disparaitre.
Dans le cas précis de "l'industrie culturelle" le métier d'artiste n'est aucunement menacé par l'évolution, bien au contraire. C'est celui de l'intermédiaire gras et rapia qui est menacé. Et quelque part c'est une bonne chose pour les artistes. Car lorsqu'on l'aura accepté, la perte des ces intermédiaire avide de marge de droits sera au bénéfice des clients et des artistes.
Je ne nie pas qu'il est tres dure de surmonter la perte de son activité a 50 ans.
Mais toutes les industries connaissent a un moment ou un autre ce probleme lorsque le monde évolue. Ne soyons pas pour autant passéiste et mettons en face le nombre d'emploi créé par les nouvelles technologie.
Le métier que je fait aujourd'hui n'existait pas a l'age d'or de l'argentique et sera amené lui aussi à évoluer puis disparaitre.
Dans le cas précis de "l'industrie culturelle" le métier d'artiste n'est aucunement menacé par l'évolution, bien au contraire. C'est celui de l'intermédiaire gras et rapia qui est menacé. Et quelque part c'est une bonne chose pour les artistes. Car lorsqu'on l'aura accepté, la perte des ces intermédiaire avide de marge de droits sera au bénéfice des clients et des artistes.
Evolution ou théorie de l'évolution
de
_Calliope_
, posté le 13 janvier 2010 à 22h06
" Ca s'appelle tout simplement l'évolution. "
[ début du mode cynique ]
Certains diront même que c'est la théorie de l'évolution, les pauvres meurent pendant que les riches font la fête.
Les pauvres ont pour eux un fort taux de renouvellement, les riches beaucoup d'argent, et tout ceci vit en symbiose : les pauvres ont l'espoir de devenir riche tandis que les riches exploitent les pauvres pour maintenir leur richesse.
[ fin du mode cynique ]
[ début du mode cynique ]
Certains diront même que c'est la théorie de l'évolution, les pauvres meurent pendant que les riches font la fête.
Les pauvres ont pour eux un fort taux de renouvellement, les riches beaucoup d'argent, et tout ceci vit en symbiose : les pauvres ont l'espoir de devenir riche tandis que les riches exploitent les pauvres pour maintenir leur richesse.
[ fin du mode cynique ]
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