2. Les protections sur les fichiers numériques
L'Ordinateur Individuel
le 07/11/2008 à 17h00
Les verrous sur la musique et les films en ligne sont trop contraignants pour l'utilisateur au quotidien. Si les choses tendent à évoluer, tout n'est pas encore réglé.
Qui dit musique en ligne pourrait penser simplicité et rapidité. Mais c'est plutôt de contraintes qu'il s'agit : nombre limité de transferts sur un baladeur, difficulté pour exploiter un même fichier sur plusieurs ordinateurs… En cause : les mesures techniques de protection, en anglais Digital Right Management (DRM), qui restreignent l'utilisation de ces fichiers acquis en toute légalité. Quant aux tarifs, ils sont loin d'être si avantageux : 1 euro le titre et 10 euros l'album, c'est à peine mieux que l'achat du CD correspondant.
Toutes ces limites pénalisent donc le marché de la vente de musique en ligne. Heureusement, le secteur évolue et les maisons de disques revoient leur copie. Depuis quelques mois, les plates-formes de téléchargement (Fnacmusic, Virginmega…) introduisent des catalogues dits “ MP3 ”– sous-entendu sans DRM – dans leurs offres. Mais ces morceaux sans restrictions côtoient encore les catalogues protégés, plus fournis et intégrant les dernières nouveautés. Sur iTunes Store, la plate-forme leader contrôlée par Apple, il est possible d'accéder à iTunes Plus : une sélection de titres sans protection, au même tarif. Mais il est difficile de trouver le chemin vers iTunes Plus dans la boutique en ligne, et tous les titres ne sont pas présents.
A quand la fin totale des limitations ? Le chemin est encore long si l'on en croit certaines offres de musique illimitées telles que Neuf Music ou Orange Music Max, toutes deux liées à un abonnement mensuel et basées sur des mesures de protection. Sur la première, l'arrêt de l'abonnement coupe toute lecture possible des titres téléchargés. Quant à la seconde, si les morceaux sont acquis définitivement, leur transfert sur un baladeur ou un autre PC est limité en nombre !
La parade : cassez les droits
Vous avez opté pour un forfait illimité (Neuf, MusicMe…) ou acheté des titres protégés ? Pour ne pas tout perdre en cas de réinstallation de l'ordinateur ou d'arrêt de l'abonnement, il suffit de casser les DRM. Pour cela, inutile d'être un pirate, la procédure est simple et totalement légale : réaliser simplement un CD-audio à partir de vos fichiers protégés.
La manipulation est autorisée avec la majorité d'entre eux. Cette galette de secours ainsi créée est alors exploitable sur un autre ordinateur sans aucune restriction. Et si le stockage de CD-audio vous ennuie, utilisez un CD réenregistrable. Un simple réencodage du CD en MP3, WMA ou AAC non protégé vous permettra de disposer des fichiers d'origine sans aucune restriction.