Des Assises du numérique pour faire bouger la France des technologies
Nous sommes en 2008. Et la France prépare toujours son entrée dans l'économie numérique. Mais, si elle ne va pas encore jusqu'à s'emballer, la réflexion politique sur le sujet s'accélère. Au début de l'année, le rapport de la commission Attali avait apporté son lot de propositions. Mardi dernier, François Fillon réunissait à Matignon neuf ministres pour évoquer avec eux les “ enjeux du numérique ”.
Aujourd'hui, 29 mai, commencent l'université Paris-Dauphine les Assises du numérique. Cette manifestation impulsée par le tout nouveau secrétaire d'Etat chargé du Développement de l'économie numérique, Eric Besson, accueille groupes de travail, débats et conférences. Elle servira à élaborer un plan d'action qui doit être présenté au président de la République, Nicolas Sarkozy, avant la fin du mois de juillet. Au programme, donc, plus d'une quarantaine d'ateliers dans toute la France sur, pêle-mêle, le très haut débit, la diffusion de contenus sur Internet, le télétravail, le financement des TPE et des PME du secteur des nouvelles technologies, l'e-commerce. L'April, association de promotion du logiciel libre, intervidendra lors d'une table ronde sur l'administration électronique avec André Santini, secrétaire d’État chargé de la Fonction publique. Eric Besson en personne sera présent à plusieurs ateliers, dont un, le 12 juin, consacré à la télévision mobile personnelle.
Il semble donc que les grandes manœuvres soient lancées. Le futur plan gouvernemental devrait s'articuler autour de trois volets : accélérer le déploiement des réseaux numériques sur l'ensemble du territoire ; libérer la création de valeur et favoriser la diffusion des contenus ; promouvoir la diversification et l'appropriation des usages pour une approche renouvelée de la citoyenneté. Voilà pour les concepts, en attendant le concret.
La France au-dessous de la moyenne européenne
Des mesures concrètes, la France en aura besoin si elle souhaite décrocher ces quelques précieux points de croissance que l'on attribue souvent au développement de l'économie numérique. Eric Besson le reconnaît lui-même sur le site des Assises du numérique : si “ la révolution numérique esquisse un nouvel avenir pour la France ”, le pays, “ en dépit de son potentiel, se situe encore au-dessous de la moyenne européenne pour l'investissement dans les technologies numériques ”. Sans parler des efforts consentis en la matière par un pays comme les Etats-Unis.
Le plan de développement de l'économie numérique “ sera élaboré de concert avec l'ensemble des acteurs du numérique, publics, associatifs et privés ”, indique Eric Besson. Les acteurs politiques seront également présents, à l'instar de parlementaires socialistes qui suivent ces sujets depuis plusieurs années, comme Patrick Bloche ou Christian Paul. Mais là, l'approche pourrait être des plus critique.
Dans un communiqué, les deux députés PS expliquent ainsi qu'ils ont décidé d'être présents aux Assises du numérique “ pour exercer vigoureusement leur devoir d'alerte ”. La recherche du consensus ? Voilà au moins un défi qui devrait s'imposer naturellement à ces Assises du numérique.

Avis sur «"Des Assises du numérique pour faire bouger la France des technologies"»
et les consommateurs
- le texte HADOPI est deja pret et va passer en premiere lecture
- aucun représentant des consommateurs n'est convié aux négociations
Bref, encore de la belle poudre aux yeux
Commencer par le commencement
On parle souvent de l'atténuation des lignes du a la distance du centrale, mais on mentionne rarement la section des cables. C'est pourtant peu de chose, actuellement la section d'un cable est de 4 ou 6/10 de mm, mais si ceux ci étaient de 8/10 on pourrait avoir des atténuation beaucoup plus faible et donc des couvertures ADSL plus étendues en partant d'un centrale malheureusement on cable a l'économie (c'est cher le cuivre) et on se retrouve avec des lignes de mauvaise qualité. Ce qui est lamentable c'est qu'on y reviendra forcément, et la ben on aura fait deux fois le boulot !
foutage de ***
Juste pour info ce n'est certes pas en imitant au maximum le modele chinois que l'on va developper les nouvelles technologies...
Internet est basé sur la libre circulation des informations et sur la communication, alors affirmer vouloir developper ce modele et dans le meme temps critiquer la presse internet, promulguer des lois liberticides (à tel point que le gouvernement se fasse sonner les cloches par l'UE...), condamner les sites qui ne font que relayer des flux d'informations, confondre hebergeur et editeur... c'est purement et simplement se moquer du monde...
Pour le gouvernement internet est un gros paquet de fric en puissance qui pourrait permettre de finance tout et n'importe quoi via des taxes divers sans aucune légitimité pour tous les acteurs. Mais pour cela il faut légiférer et faire une prison haute sécurité de ce qui était une "zone de non-droit". Il y avait besoin de lois, mais de lois intelligente décidées avec les acteurs du net, pas par des profiteurs qui ne voient que le fric qu'ils peuvent prendre.
Se rendent-ils seulement compte que si internet est de plus en plus utilisé et qu'il a un certain potentiel de croissance c'est justement parcequ'il échappe au modèle pourri et corrompu jusqu'a la moelle qui regne partout ailleurs ? Et qu'ils sont en train de tuer la poule aux oeufs d'or ?
Big Brother is watching you !
+1 et j'aujouterais
On avait déja du mal a garder nos usines en France. Après les délocalisation de production du au cout de la main d'oeuvre en france (de par les taxes, je ne parle pas de salaire élevés), après la délocalisation de nos achats high tech vers d'autre coins de la zone euro du toujours a des taxes injustes, ce sera bientot tout un pan de la nouvelle technologie de l'information qui quittera nos contrée pour pouvoir s'exprimer sans crainte de la censure ou de procès de fumiste en diffamation ou encore de taxe sur la publicité.
Et je suis sur que j'en oublie encore.
Bref si on continue comme cela on aura plus ni usine, ni siège social ni hébergeur, et on nous expliquera que c'est de la faute aux "pirates informatiques", au logiciel libre, a la presse gratuite.

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