Pas tant que ca
par LMickee, le 16/10/2007 17:39:33
Les jeux vidéos ou le NET en soit ne sont pas une drogue, un psychotrope. Au sens strict, une substance chimique qui modifie le comportement neurologique.
Cependant...
On constate les mêmes effets sur le cerveau qui va de lui-même produire le psychotrope, on constate le même comportement chez la majorité des gens qui pour la plupart refuse de l'admettre.
"Je suis sur le Net tout les jours sauf en vacances" C'est un comportement toxicomane ! Mais non excessif, non destructeur.
Le fait est que les gens ont toujours l'image de "toxico" == "déchet sans vie" et ne peuvent admettre la simple vérité. Nous le sommes tous mais utilisont différents vecteurs. La plupart d'entre-nous le gèrent bien, sans aucun problèmes, d'autres en sont incapables.
Mais c'est un phénomène que l'on peut constater dans beaucoup de domaines. Par exemple, la télé, la lecture, la consommation effrennée, les jeux d'argents ou encore le sport (pratiqué ou matté depuis le divan).
Est-ce pour autant qu'il faudrait faire des jours sans foot, sans livres ou sans PPDA ? Comme vous l'avez dit le problème réside ailleurs, le "produit" n'est qu'un vecteur, un symptôme. Faire des jours sans, ou l'interdire ne résoud rien, il sert juste à se voiler la face.
Je suis un de ces "accros au jeux vidéos", je consomme aussi une substance sur laquelle notre société jette l'opprobe. Je peux vous garantir en toute honnêteté, que pour vivre ces deux phénomènes de l'intérieur, qu'il y a bien corrélation entre les jeux vidéos (et l'info au sens large) et les psychotropes.
Avez-vous jamais joué à un mmorpg ? Si oui, vous devriez savoir que la majorité des joueurs sont "hardcores" et reconnaissent eux-mêmes être accros. Quid du fait que la majeure partie des informaticiens soient des "nerds" ?
Le jeu en lui-même n'est pas le problème, j'ai exactement la même attitude addictive lorsque je me lance dans un nouveau projet informatique ou que je m'intéresse à un nouveau sujet, à un nouveau livre. Le média n'y est pour rien, sinon que m'apporter du contentement.
Désolé de ne pas être du même avis, mais ce n'est pas parce que la majorité des "drogués" ne sont pas des "junks" qu'ils ne sont pas "drogués" ;)
Je ne blâme pas les gens qui ont réagi ici, leur réaction est instinctive, elle est celle qui est lorsque l'ont se sent offensé. Mais face à l'offense, il faut veiller à ne pas se radicaliser, à ne pas nier la vérité (déformée dans ce cas). Nier la part de vérité ne fait que renforcer ceux qui ont généré l'offense.
Ce genre d'article est construit exactement de la même façon et poursuit les mêmes "intérêts" que ce que je peux voir dans un autre domaine. On prend un "junk", on vous le secoue sous le nez et puis on vous fait une démonstration digne d'un enfant de 3 ans : " Ceci étant un junk, le junk étant un internaute, l'internaute est donc forcément un junk. CQFD."
Je classe ce genre d'article dans la pure et simple propagande. L'idée étant de faire assimiler un phénomène à une de ses formes les plus rares et les plus extrêmes. L'extrême étant nuisible et les nuisibles devant être régulés, la nécessité de réguler le "nouveau média" est vissée dans le crâne des gens.
Le réel problème est que je ne suis même pas sûr que l'auteur de l'article s'en rende compte.
