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(Mise à jour) La justice ne se prononce pas sur le droit à la copie privée pour des fichiers piratés

Dans l'affaire Aurélien D., la cour d'appel d'Aix-en-Provence n'a pas considéré l'origine des fichiers, licite ou non.

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Mise à jour (24 septembre 2007)

D'après le jugement que s'est procuré le site Juriscom.net, c'est finalement l'argument de reproduction et de diffusion d'?"uvres protégées qui a prévalu dans la condamnation d'Aurélien D. pour contrefaçon prononcée par la cour d'appel d'Aix en Provence. Les juges ne se sont donc pas prononcés sur la possibilité d'invoquer le droit à la copie privée pour des fichiers téléchargés illégalement sur Internet.

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a en effet déterminé qu'Aurélien D. n'avait pas effectué des copies de films pour son usage privé. Dès lors, l'exception pour copie privée visée à l'article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle ne pouvait s'appliquer.

L'enquête a démontré que, d'une part, l'internaute avait prêté plusieurs disques gravés (17) à des amis, ce qui n'entre pas dans la notion d'usage ' dans la sphère privée '. D'autre part, en téléchargeant des films sur les réseaux de P2P, il les a mis à la disposition d'autres internautes. Les juges ont considéré comme facteur aggravant, le fait que le prévenu était étudiant en IUT d'informatique au moment des faits.

Aurélien D. a été condamné pour ' contrefaçon d'?"uvres de l'esprit ' à 15 000 euros d'amende dont 12 000 euros avec sursis et à verser entre 400 et 1 000 euros de dommages et intérêts à chacune des 17 parties civiles, amende calculée en prenant pour base 15 euros par DVD copiés.

Pour Juriscom, ' l'affaire se termine donc en queue de poisson ' sur la question de savoir si l'origine illicite de la source fait ou non obstacle à l'exception pour copie privée. Une interrogation laissée en suspens et qui avait déjà valu au premier jugement d'appel, à Montpellier, d'être annulé par la Cour de cassation, en 2006.

Première publication : vendredi 21 septembre 2007

Pas de droit à la copie privée pour des fichiers téléchargés illicitement

La cour d'appel d'Aix-en-Provence a finalement condamné Aurélien D. à une amende pour contrefaçon, au rebours des précédents jugements.
Poursuivi pour la détention de 488 films gravés sur disque, en partie téléchargés illégalement sur Internet, le Toulousain Aurélien D. a finalement été reconnu coupable de contrefaçon par la cour d'appel d'Aix-en-Provence le 5 septembre dernier. Les attendus du jugement ne sont pas connus dans leur intégralité mais, selon nos informations, l'internaute a été condamné à une amende de 15 000 euros dont 12 000 euros avec sursis.
C'était la quatrième fois qu'il comparaissait pour cette affaire à rebondissements [lire encadré ci-dessous]. En effet, deux premières décisions de justice, en octobre 2004 (première instance) et en mars 2005 (appel), l'avaient blanchi. Les juges du tribunal correctionnel de Rodez puis ceux de la cour d'appel de Montpellier avaient estimé que les films relevaient du droit à la copie privée, car réservés à un usage privé, selon l'article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle. Selon eux, leur source éventuellement illicite ne pouvait donc entraîner une condamnation pour contrefaçon.

Un tiers des films avait été obtenu sur le Net

Aurélien D. avait reconnu que, sur les 488 films, environ un tiers provenait d'Internet, le reste consistant en copies de DVD prêtés par des amis. L'enquête avait démontré qu'il n'avait ni revendu les disques ni mis à disposition les fichiers sur les réseaux de peer to peer.
Mais, pour les parties civiles, il n'était pas question que l'argument de l'exception pour copie privée soit invoqué dès lors que certains films avaient été obtenus de façon illicite. L'arrêt de la cour d'appel de Montpellier ayant été invalidé par la Cour de cassation en mai 2006, l'affaire était revenue devant la cour d'appel d'Aix-en-Provence, qui vient donc de condamner Aurélien D.
C'est une nouvelle preuve qu'en matière de téléchargement illégal les jugements se suivent et ne se ressemblent pas d'un tribunal à l'autre. Le 6 septembre dernier, un internaute était ainsi relaxé par le tribunal correctionnel de Saint-Brieuc pour vice de procédure lors de son identification par son adresse IP. Tandis que le 27 avril et le 15 mai de cette année, deux internautes étaient condamnés par la cour d'appel de Paris à 5 000 et 1 000 euros d'amende pour mise à disposition de fichiers illicites.

Une affaire judiciaire à quatre temps

Prévenu : Aurélien D., né le 24 novembre 1982.
Parties civiles : dix-sept sociétés, dont la Fédération nationale des distributeurs de films, le Syndicat de l'édition vidéo, Disney, Columbia et Dreamworks.
- 13 octobre 2004, tribunal de grand instance de Rodez : le tribunal ' renvoit Aurélien D. des fins de la poursuite sans peine ni dépens '. L'argument ? ' L'article L.122-5 du code de la propriété intellectuelle stipule que l'auteur ne peut interdire les copies ou reproductions strictement réservées à l'usage privé du copiste. '
- 10 mars 2005, cour d'appel de Montpellier : le tribunal confirme le jugement du tribunal de grande instance de Rodez et déboute les parties civiles de leurs demandes.
- 30 mai 2006, la Cour de cassation invalide la décision de la cour d'appel de Montpellier. Argument : ' l'exception de copie privée [...] suppose, pour pouvoir être retenue, que sa source soit licite '.
- 5 septembre 2007, cour d'appel d'Aix-en-Provence : le tribunal retient le caractère illicite des fichiers téléchargés et reconnaît Aurélien D. coupable de contrefaçon.

7 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «(Mise à jour) La justice ne se prononce pas sur le droit à la copie privée pour des fichiers piratés»

 

Insécurité juridique pour ls adeptes du téléchargement légal

de _titi_ , posté le 21 septembre 2007 à 19h20
Cette sanction ouvre la voie à une insécurité juridique pour les utilisateurs du téléchargement légal. En effet aucune preuve ne leur ait fournie par ces services comme quoi ceux-ci sont bien en droit de redistribuer des oeuvres, cf l'affaire AlloMP3.com et plus proche de nous: Sacem contre Universal Music (http://www.01net.com/article/267841.html).
Serait-ce la fin de la Loi de Confiance dans l'Economie Numérique ?
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Et si on montait une assurance piratage

de bipdan , posté le 21 septembre 2007 à 22h54
On pourrait créer un fond de solidarité ou l'on verse une petite somme quand on télécharge, et quand quelqu'un se fait gauler, ca fait caisse d'assurance.
On fait une journée Pirathon une fois par an pour gonfler le truc. Apres on verra quelle est la capacité de traitement de ce genre d'affaire, qui sont la principalement pour faire rentrer la bonne parole a grand renfort de crainte.
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genial ton idee

de quarantined , posté le 22 septembre 2007 à 17h29
C'est tout bonnement genial comme idee !
Mais il faudrait domicilie cette assurance hors de France, il n'y a pas des pro du droit pour repondre si legalement on peut assure pour une action illegal ?
Il y a bien des assurances contre la perte de permis de conduire !

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genial

de cedricmadness2 , posté le 23 septembre 2007 à 10h39
Genial comme idée, mais en France, on ne peut assurer les amendes et penalités, c'est illegal pour un assureur
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Le caractère illicite n'a rien à voir ici !

de Jillif , posté le 23 septembre 2007 à 10h16
La décision a été publiée samedi sur Juriscom.net :
http://www.juriscom.net/jpt/visu.php?ID=964

Les juges ne répondent toujours pas sur le caractère illicite de la source. Ils ont simplement estimé qu'Aurélien D., ayant prêté ses CD et téléchargé sur un réseau de partage automatique (eDonkey), n'avait pas fait un usage privé des copies.
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Au sujet de la copie de sauvegarde

de John Clipperton , posté le 24 septembre 2007 à 14h11
Est ce que quelqu'un sait si on à le droit de récupérer des films ou des jeux piratés(et donc craqués) que l'on a acheté, sur des réseaux p2p.

On en a un exemplaire légal, on a donc normalement le droit d'en faire une copie au cas où le chat passe dessus.

Pi, bon, je suis désolé, mais quand je part en voyage, j'ai pas envie de trimbaler une caisse de DVD. Mon DD externe prend moins de place.

Mais je suis surement un méchant pirate danger des arts et de la culture....
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pourquoi aller sur le P2P...

de lgene , posté le 02 octobre 2007 à 11h43
si tu as les originaux ?
désolé, j'oubliais qu'il n'est pas autorisé de craquer un original protégé. c'est un acte de piraterie aussi.
si un de ces 4, tu as envie d'acheter de la musique sur internet, viens faire un tour sur la publicité est interdite sur ce forum plateforme de téléchargement de mp3 légal et éthique. a chaque titre acheté, un don est récolté pour une ONG...
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