01net. web avec Google
Actualité informatique
Test comparatif matériel informatique
Jeux vidéo
Astuces informatique
Vidéo
Télécharger
Services en ligne
Forum informatique
01men
01net Pro Entreprise informatique
Logiciel
Matériel
FAI
Sécurité
Médias
Droit et conso
Techno
Société
Vu sur le Web
Business
Chat

Les virus infiltrent les images

Avant, les virus se déguisaient en petit logiciel. Aujourd'hui, il paraît qu'une image téléchargée sur le Web puis affichée à l'écran peut déclencher l'infection virale d'un PC. Info ou intox ?

laisser un avis
envoyer
par mail
imprimer
l'article
En avril 2007, plusieurs éditeurs d'antivirus ont fait état de failles de sécurité dans les logiciels de retouche d'image Paint Shop Pro et Photoshop. Risque annoncé : l'infection par un virus contenu dans une image au format PNG. Un virus caché dans une image, c'est possible ? Oui, et on le sait depuis longtemps.
C'est un jeune Philippin qui a imaginé le concept en 2002 en dévoilant un virus expérimental qu'il a baptisé Perrun. Une vraie révolution à l'époque ! Jusqu'alors, les virus se propageaient via Internet sous la forme de ce qu'ils sont vraiment : des programmes. Pour tromper les utilisateurs, afin de s'installer sur leur PC, ils se déguisaient en logiciels anodins ou bien se greffaient à d'autres logiciels.
Avec Perrun, le code du virus devenait plus difficile à identifier car il se logeait dans une photo. Et le simple fait d'afficher cette photo avec un logiciel de retouche d'image pouvait entraîner l'infection d'un ordinateur.
A l'époque, l'auteur du virus Perrun n'a pas mis en pratique son ' invention ', il a juste alerté les éditeurs d'antivirus. Perrun n'était donc pas ?" ni n'est aujourd'hui ?" une vraie menace. Mais des clones, qui utilisent la même technique, le seraient...
Voici, sous forme de questions-réponses, ce qu'il faut savoir sur ces ' virus photo '.

Comment un virus peut-il s'installer dans une image ?

Une image ou une photo numérique, c'est un fichier informatique. C'est-à-dire une suite de 0 et de 1 dont la signification est graphique. C'est notamment l'extension du fichier ?" .bmp,.gif, .jpg, .jpeg ou .png, par exemple ?" qui indique à quel format graphique correspond cette suite de 0 et de 1, ce qui permet à Windows d'afficher correctement l'image. Un virus est également une suite de 0 et de 1, car c'est un programme, mais cette suite n'a évidemment aucune signification graphique.
Tout l'art d'un virus photo consiste à combiner son code ?" ses 0 et ses 1 ?" à celui de l'image, de telle sorte qu'il ne l'altère pas et qu'il n'empêche pas son affichage. Une image contaminée par un tel virus ressemble ainsi à une image comme une autre, et peut s'afficher normalement. Ni vu, ni connu.

Comment un virus installé dans une image peut-il infecter un PC ?

La technique utilisée par Perrun s'appuie sur l'existence d'un complice, un cheval de Troie qui a déjà contaminé le PC, par exemple lors d'un téléchargement ou de la réception d'un courriel. Par une subtile modification du registre, ce cheval de Troie s'est accordé le droit de vérifier toutes les images que vous tentez d'afficher et ce, avant même de laisser votre logiciel habituel les ouvrir.
Dans les faits, lorsque vous double-cliquez sur un fichier image, le cheval de Troie l'analyse. S'il trouve à l'intérieur de l'image le code du virus, il l'extrait et lance son exécution. Puis, aussitôt, afin de ne rien laisser paraître, il laisse votre logiciel habituel afficher l'image comme si de rien n'était. Sauf que votre ordinateur se retrouve infecté !

Dans l'alerte d'avril 2007, le déclencheur était-il aussi un cheval de Troie ?

Non. Les virus photo tirent parti d'une erreur de conception du moteur d'affichage des images dans les logiciels concernés. La faille ?" en fait, un bug ?" permet à des pirates de faire ' déborder ' une image de l'espace mémoire où elle devrait normalement rester cantonnée. Certains 0 et 1 de l'image se retrouvent alors en position d'être non plus lus et affichés, mais exécutés. Si ces 0 et ces 1 sont le code d'un virus, celui-ci se déclenche et le PC est infecté.

Les logiciels Paint Shop Pro et Photoshop sont-ils les seuls concernés ?

Oui, mais cela n'a pas toujours été le cas. En 2004, une faille du même type ?" utilisant la même technique de débordement de mémoire ?" a été découverte... dans Windows lui-même ! Précisément dans la bibliothèque GDI+ (Graphics Device Interface Plus), qui est le composant de Windows chargé de l'affichage des images. Heureusement, cette faille a été rapidement comblée par Microsoft grâce à un correctif de sécurité.
Windows est donc ' guéri ' depuis longtemps. Mais ce fameux composant GDI+ était à la disposition des développeurs et il pouvait être inclus dans d'autres logiciels que ceux de Microsoft. Le risque lié au débordement de mémoire ?" ou buffer overflow ?" subsiste donc, et il peut toucher n'importe quel autre logiciel qui utiliserait le composant GDI+ non corrigé.

Que se passe-t-il si l'on tente d'ouvrir une image infectée sur un PC ' sain ' ?

Rien. Sans le concours d'un cheval de Troie et la présence d'un moteur d'affichage des images défaillant ou du composant GDI+ non corrigé, il est impossible que le code du virus image soit extrait de l'image puis exécuté. La photo s'affiche normalement.
Dans ce cas, le risque est surtout pour les autres, si vous envoyez l'image à des proches qui, eux, sont contaminés par le cheval de Troie, n'ont pas mis à jour leur système avec les correctifs de sécurité ou utilisent un logiciel avec un moteur d'affichage bogué.

Qu'arrive-t-il si, en présence d'un cheval de Troie, on ne tente pas d'ouvrir l'image infectée ?

Il ne se passe rien non plus, puisque la fonction du cheval de Troie n'est que d'analyser les images jusqu'à y trouver le code du virus, à fin d'exécution. Si toutes vos images sont saines, il n'y a pas de virus, et donc rien à exécuter.

Comment savoir si mes images sont infectées ?

Après la révélation de la faille et des attaques possibles par des virus de type Perrun en 2002, les éditeurs ont modifié leurs logiciels antivirus pour faire en sorte que les images, mais aussi tous les autres types de fichiers, soient analysés.
Auparavant, les antivirus analysaient uniquement les fichiers exécutables ou ceux qui pouvaient contenir des programmes (comme les fichiers Zip).

Le piège des extensions

Puisqu'une grande majorité des virus se transmet par courriel, des pirates ont eu l'idée de déguiser des virus en fichiers d'image, et de les insérer dans des pièces jointes. La technique est simple : il leur suffit de modifier le nom du fichier. Par exemple, le fichier vacances.exe (un programme contenant un virus) est renommé vacances.jpg.exe. Jusque-là, la supercherie est facile à découvrir.
Sauf que Windows, par défaut, masque les extensions les plus connues. Résultat : le fichier apparaît sous le simple nom de vacances.jpg. On double-clique alors dessus en toute confiance... Cependant, il ne s'agit pas là d'un véritable virus image mais d'un subterfuge lié à l'extension de fichier. Un piège dans lequel peuvent tomber certains antivirus.

7 AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 

Avis sur «Les virus infiltrent les images»

2  
Trier par

 

contradiction...

de Cool Raoul , posté le 14 aout 2007 à 14h08
La technique utilisée par Perrun s'appuie sur l'existence d'un complice, un cheval de Troie qui a déjà contaminé le PC, par exemple lors d'un téléchargement ou de la réception d'un courriel.


Il donc est bien évident que le virus est donc le programme complice lui-même, pas le fichier image.


Faut arrêter de faire flipper les gens avec ce genre d'info: a partir du moment ou le fameux "programme complice" est détecté par un antivirus à jour et est mis hors service, li n'y a pas de problème.
alerter le modérateur


C'est bien le contenu de l'article

de SuperDoc79 , posté le 16 aout 2007 à 12h27
Il n'y a aucune ambiguité dans l'article de 01net, qui précise bien que ce genre de virus ne peut s'activer QUE si son complice est présent.
Il est utile, à mon sens, de prévenir les utilisateurs de l'existence de tels virus sans créer une phobie : C'est ce que fait très bien cet article.
"Faut arrêter de faire flipper les gens avec ce genre d'info" : Il n'y a rien de flippant dans cet article, si on le lit entièrement et correctement (sans apriori ni interpretation inutile).
C'est votre réaction qui est flippante car elle démontre la mauvaise interprétation et la déformation de l'information que ce genre d'article fournit.
Pourtant cet article, sous forme de Question/Réponse est bien présenter, simple à comprendre pour l'utilisateur lambda.
alerter le modérateur


M'enfin!

de Cool Raoul , posté le 16 aout 2007 à 13h24
Il n'y a aucune ambiguité dans l'article de 01net, qui précise bien que ce genre de virus ne peut s'activer QUE si son complice est présent.

Relisez-moi: ai-je dit le contraire ? J'ai même quoté la phrase de l'article qui dit *explicitement* cela.
:/
En outre, je n'ai aucunement parlé d'ambigüité.

Qui plus est, lisez les autres commentaires, je ne suis pas seul de cet avis

Le virus c'*est* le *programme complice* et c'est lui qu'il faut éradiquer.
alerter le modérateur

 

Virus PNG, GIF, MP3

de Looic , posté le 14 aout 2007 à 14h21

Que l'image lue sur un PC soit chargée d'un code passif ou pas, si le PC est infecté par un cheval de Troie celui-ci sera détecté par l'antivirus (s'il est à jour).


La prochaine génération de virus en revanche est bien plus inquiétante puisqu'elle exploitera les failles (les bugs) qui sont présents dans certains logiciels de retouche et d'affichage d'images.

Ainsi je ne serais pas étonné de voir fleurir dans les prochains mois, des virus affectant Paint shop Pro, Photoshop, Acdsee (faites la liste des programmes les plus populaires dans ce domaine), voir également les populaires logiciels comme Winamp (...) se reproduisant lors de la lecture de ces types de fichiers (GIF, PNG, MP3, ...).

Dans ces nouveaux cas, la charge virale sera contenue dans le média lui-même.

alerter le modérateur

 

Un demi-virus ?

de IdRAK , posté le 14 aout 2007 à 15h05
Cela signifie qu'il faut avoir choppé 2 virus, et que l'un soit prévu pour exploiter l'autre. Donc il faut vraiment être un niai pour exécuter d'abord un programme inconnu reçu par email, et ensuite ouvrir une image toujours d'un inconnu, pour avoir une chance que ce virus se lance. C'est bien fait pour ces personnes. Les images ne sont pas un risque, elles n'ont pas de virus, s'il faut avoir choppé un cheval de Troie avant le problème c'est d'avoir choppé ce cheval de Troie.
alerter le modérateur

 

mmmmfff... je rirais bien...

de Superchinois , posté le 16 aout 2007 à 10h03
Je ne comprends pas l'intérêt de ce virus :

Si le premier virus à réussi à s'installer sur l'ordinateur, pourquoi attendre l'arrivée d'un second fichier (qui a de fortes chances de ne jamais arriver :o) ) pour exécuter du code malveillant ? On dirait un virus "demi-méchant" :pt1cable: (comme si on demandait à un maçon de poser les fenêtres avant de construire les murs :D )
alerter le modérateur

 
 
2  
Trier par

 
7 AVIS SUR CET ARTICLE
Répondre
 
 
 
publicité
à lire aussi
SUR LES MÊMES THÈMES
L'iPhone 3.0 disponible dès cet été
' Le Wi-Fi communautaire : satisfaisant et frustrant à la fois '
Internet Explorer 8 à l'épreuve des internautes
Gmail lit les photos et les vidéos
Pour Dailymotion, Nathalie Kosciusko-Morizet n'est pas assez ' Net '
Google montre ce que le moteur V8 de Chrome a dans le ventre
La fin des journaux et l'émergence d'une information à deux vitesses
Le rachat d'Alice pèse sur les résultats de la maison mère de Free
Le turbo du navigateur Opera à découvrir
La bêta de Chrome 2.0 disponible en téléchargement
Orange évoque la suspension d'Orange Sport
Fennec, le Firefox pour mobile, arrive en bêta 1.0
La TNT HD arrive enfin jusqu'à la BBox
Vidéo : la bande dessinée s'invite sur les mobiles
L'iPhone 3.0 disponible dès cet été
La seconde vie des téléphones mobiles
Opérateurs mobiles et FAI priés de revoir leurs tarifs vers les numéros spéciaux