Changer d'opérateur mobile sans changer de numéro, c'est possible ! Et ce n'est pas nouveau. C'était déjà le cas depuis plusieurs années, mais il fallait être très motivé, tant ce processus, baptisé portabilité du numéro mobile, était long et complexe. Depuis le 21 mai dernier, sous la pression de l'Autorité de régulation des télécoms (Arcep), qui estime que la portabilité est un élément essentiel de la concurrence, le système s'est considérablement assoupli en France métropolitaine.
Tous les opérateurs ont joué le jeu : douze sont d'ores et déjà opérationnels, tandis que TEN ou Mobisud seront prêts en juillet et Transatel en septembre. L'opération prend désormais 10 jours au maximum (7 jours au minimum) contre 2 mois auparavant, la procédure est moins contraignante pour le client et la résiliation du contrat souscrit chez l'ancien opérateur est effective le jour du portage.
L'ouverture commerciale de la portabilité du numéro mobile remonte au 30 juin 2003. Pourtant, cette dernière n'a séduit, à ce jour, qu'environ 1 million de personnes, alors que l'on recense 51,7 millions de clients en France à fin 2006. Le nouveau processus pourrait changer la donne. Près de 80 000 personnes auraient, en effet, fait une demande de portage, lors des trois semaines suivant la mise en place de la procédure simplifiée. Des chiffres officiels devraient être présentés avant la fin du mois de juin.
Si la tendance est confirmée, ce pourrait être plus de 1 million de consommateurs par an qui seraient amenés à changer d'opérateur tout en conservant leur numéro, soit quatre fois plus qu'auparavant (alors que l'Entité de gestion de la portabilité – GIE rassemblant tous les opérateurs mobiles français – et l'Arcep ont tablé sur 800 000 portages par an). Même si, selon les chiffres de l'autorité de régulation, à peine 50 % des clients sont aujourd'hui libres de tout engagement envers leur opérateur, le nouveau processus constitue une véritable amélioration et semble favoriser la concurrence.
