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Merci du conseil !

Je finis par perdre patience. Tout le monde veut, pour mon bien naturellement, m'apprendre mon métier, me dire à quoi je peux bien servir et comment je dois m'y prendre.

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Je reçois (gratuitement) plusieurs lettres et opuscules professionnels et au moins une invitation par semaine à un quelconque séminaire ou colloque traitant de ' Ce qu'est, doit être, devrait être ou sera un DSI digne de ce nom ', car, bien sûr, aucun d'entre nous n'a rien compris à ce qu'il devrait faire dans un monde trop complexe pour lui.
Ça suffit. J'en ai assez d'entendre et de lire que le DSI doit enfin être utile à son entreprise et qu'il doit arrêter de suivre stupidement, pour se faire plaisir, toutes les dernières évolutions technologiques.
Non, messieurs les conseillers, je ne vous ai pas attendus pour coller au business de mon entreprise, dialoguer en permanence avec les directions métier et fonctionnelles, contrôler mes coûts et tendre tous mes efforts pour donner au groupe qui m'emploie un avantage concurrentiel, à chaque fois que c'est possible.
Qui sont donc ces visionnaires qui me jugent ? Non pas mon patron ni les actionnaires (somme toute assez satisfaits) mais, d'une part, ces mêmes consultants qui ne réalisent jamais rien et nous conseillent sur tout, en mal de contrat, qui surfent sur la dernière vague à la mode, allant des PGI à la GRC en passant par Internet et, de l'autre, ceux qui se prétendent nos pairs, DSI de très grands groupes, dont les postes sont plus politiques qu'opérationnels et que l'on retrouve davantage dans les médias que derrière leur bureau.
Par pitié, arrêtons ces introspections nombrilistes et continuons notre travail.
* MM. Red, Green, Yellow et Purple sont cadres dans des services informatiques. Chaque mercredi, à tour de rôle, ils vous font partager le fruit de leur expérience. Cette semaine, Mister Green...
Prochaine chronique mercredi 26 novembre
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13 AVIS SUR CET ARTICLE
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Avis sur «Merci du conseil !»

 

Quelque chose à se repprocher ?

de Eho , posté le 19 novembre 2003 à 07h39
Marrant qu'un article pareil paraisse ici (original dans Décision Micro à ce que je crois). Le gars écrit un article dans un journal dont le but est de guider les DSI au travers d'éclairages particuliers, et cet article revient à dire qu'il n'en a rien à faire de ce que raconte le journal.
Marre de, marre de : mais personne ne lui demande de prendre pour argent comptant tout ce que les fournisseurs-consultants-journalistes et autres conseillers lui racontent.
C'est une partie de son boulot, entre autres, de regarder ce qui se passe, de trier, d'analyser et de prendre ce qui l'intéresse.
Il y a à boire et à manger dns tout ce que tout le monde raconte et il y a sans doute un paquet d'abrutis parmi les journalistes et les consultants informatiques (on en connait tous quelques uns). Mais c'est comme partout ailleurs. Et c'est bien comme ça ... parce que le monde ne tourne pas autour du nombril de ce monsieur.
Faire de son cas particulier (je connais tout, j'ai tout compris et je vous merde) une généralité est sans doute la plus grosse bétise professionnelle qu'il aie pu faire. Beaucoup de DSI ne sont pas dans son cas et apprécient d'avoir une vision différente de leur monde.
Bref, pour raconter un truc comme ça, c'est soit qu'on a rien à dire du tout (euh ?... qu'est-ce que je vais mettre dans ma prochaine chronique ?), soit qu'on a qq chose à se repprocher.
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Sollicitations

de fanch_ , posté le 19 novembre 2003 à 09h02
Etre sollicité, être alerté ou plus simplement recevoir quelques signaux externes est acceptable, voire même recommandé. Ces signaux nous aident à être à l'écoute de notre environnement et à nous éviter d'avoir toujours raison.
Ces signaux sont aussi bien entendu perçus par d'autres collaborateurs de l'entreprise autre que le DSI. Ne sommes nous pas interpellés sur tel ou tel sujet par un directeur commercial, un directeur général sur un sujet qu'il aurait pu lire dans la presse ou aborder avec une relation (un consultant ?) ?

L'information reçue et les sollicitations sont un bien qui nous permettent d'avancer et d'être à un niveau d'information récent.
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L'hopital se fout de la charité...

de Joe_ , posté le 19 novembre 2003 à 10h00
... ou comment reprocher à quelqu'un de donner des lecons tout en en donnant... Quel ton, quel assurance dans tes propos Eho... Ne viens tu pas de faire ce que tu reproches à l'auteur de l'article ? Il donne son point de vu, mais tu ne sembles pas capable d'accepter le points de vu des autres s'ils diffèrent des tiens... C'est incroyable se besoin de toujours critiquer l'avis des autres, pourquoi ne pas simplement les entendre ? Pourquoi vouloir convaincre que l'autre à tort quel qu'en soit le prix ? .... Personnellement, je souffre d'un DSI qui agit de la sorte, à vouloir imposer son point de vu sans réellement écouter ce que les autres ont à dire.

Si je relis l'article, je me dis qu'après tout on peut aussi comprendre l'exasperation de quelqu'un qui à peut être de nombreuses années de carrière derrière lui et qui se voit donner des conseils pas toujours à propos par des gens qui n'ont jamais dirigé un service de leur vie...

Bien sur que l'écoute des autres est importante, c'est ainsi que l'on avance, mais il faut aussi savoir admettre que les consultants ne sont pas des dieux et que souvant ils ne font que parler dans le vide...

Dans un pays où la réunionite est de mise, je trouve qu'un DSI qui s'interesse avant tout à ce qui se passe concrètement sous ses yeux et aussi important que celui qui passe ses journées à manger des petits fours dans des colloques...
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Et pourquoi pas ?

de Plum_ , posté le 20 novembre 2003 à 01h02
C'est une prise de conscience : "J'en ai marre qu’on me disent comment je devrais être, qu'on me culpabilise de ne pas faire ceci, de faire cela, que je suis pas « normal », d'être pas ici, d'être la bas, ... Et finalement je m'affirme, je m'assume".

Pourquoi pas, ça défoule ! Et puis c'est un peu un signe de ras le bol et une prise de conscience envers tous ces vautours costumés qui vous manipulent, vous culpabilisent pour vous refourguer leur dernier concept "tendance" ou leur dernier soft "indispensable" (que si vous l'avez pas, que vous êtes des nuls).

Une rébellion contre la manipulation banalisée.

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tellement vrai

de James_ , posté le 19 novembre 2003 à 10h20
c'est tellement vrai.
Tous ces cabinets de conseils, d'études, de consultants soi disant experts n'apportent pas grand chose.
Quand on lit les articls du Gartner ou du Metagroup, là plupart des cas, on a l'impression de lire des évidence.
Hé oui, quand on chauffe l'eau, elle devient chaude.
Non pas possible! vous êtes sûr?
pffff
Et pourtant, ça coute bigrement cher tous ces "conseils" .
Enfin bon, si le Gartnetr l'a dit, c'est que c'est vrai.
Du reste, ça permet de justifier une mauvaise décision a postériorie, mais c'était écrit sur le site du Gartner patron!
ah bon? alors désolé. je n'ai plus rien à vous repeorcher.
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le conseil en question

de JMM_ , posté le 19 novembre 2003 à 11h02
Avant d'être pour ou contre le conseil, il faut savoir quel est son objet, pourquoi est-il ?

Le monde du conseil est déjà divisé en 2 groupes :
- les gros cabinets et les plus petits. Les gros arrivent avec leurs batteries d'outils testés, finalisée, étudiésn, corrigés, masi qui correspondent le plus souvent à un moule. Ils servent plus à la communauté qu'à l'entreprise, ils servent plus à la reconnaisance qu'à la résolution du problème.
- les petits eux ne sont pas reconnus, ils arrivent avec une volonté de coller au terrain sans outils multipes, car avant tout leur métier c'est écouter pour comprendre et pas donner un cours ....

J'avoue cette dichotomie est tres simpliste, les bons sont des 2 côtés et heureusement, car avant tout ce sont des hommes qui travaillent avec des hommes.

En fait ces métiers sont peut être trop jeune, les retours de batons arrivent seulement maintenant.

Il ne faut pas oublier que les conseils ont besoins des DSI, l'inverse n'est pas forcément évident...mais pas forcément faux.






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Et je veux que c'est vrai

de Jac_ , posté le 20 novembre 2003 à 08h17
La plupart des "consultants" que je croise n'ont jamais fait autre chose que du "consulting". Bonjour le conseil... Ils n'ont à vendre que ce qui se fait dans le journal. Cette évidence quotidienne n'est évidemment vraie quand dans l'informatique (voire pas mal aussi en téléphonnie où ce sont trop souvent de simples commerciaux). Par ailleurs, j'en ai vu d'autres à l'oeuvre qui ont fait merveille. Mais toujours rien vu de valable (depuis 20 ans eh oui punaise) en informatique.
Tout me laisse à penser en outre que s'ils "en sont là" c'est qu'ils n'ont pas pu faire autre chose.
Je finis par une caricature pas si loin je le pense de la vérité :
Le consultant "informatique" est le plus souvent un loser de le l'informatique. Et je confirme encore que ce n'est pas du tout le cas dans beaucoup d'autres domaines (finances, organisation, logistique, sécurité, etc.).

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Ben mince alors

de Eho , posté le 20 novembre 2003 à 10h25
Bon, ben je vois que les réponses restent aussi caricaturales que lorsque les sujets parlent de Linux ou d'Anicet Mbida.
Il y a ici, globalement, 2 types de réponses : oui, il a raison, les consultants sont des abrutis ; ou non, il a tord, les consultants sont des gens biens.
Il me semble que j'ai été plus modéré dans ma réponse. Mais, surtout, personne ne se demande ce que cet article vient faire ici, sur un site qui, a priori, est là justement pour donner des conseils, ou poser des guides.
Bref, vous savez, l'hopital qui se fout de la charité ...
Le monsieur pense ce qu'il veut, et c'est son droit. Je suis d'accord ou pas, ce n'est pas la question. La vraie question c'est : pourquoi il vient le dire ici, et pourquoi 01 Net (en l'occurence plutôt Décision Micro) l'a fait paraître en se tirant ainsi une balle dans le pied.
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Un bémol dans vos propos messieurs

de asharack , posté le 20 novembre 2003 à 16h14
Je tiens à remercier Jac pour sa franchise et son opinion sur les consultants loser de l'informatique, il fallait oser.
Pour ma part j'ai surtout rencontré des Directions informatiques sous qualifiées en informatique (mais Polytechniciens et Centraliens) chez AXA, ClubMed, Suez, VIVENDI, Crédit Lyonnais, Caisse des dépôts, LVMH, AREVA avec à chaque fois des problématiques identiques :
Peur inconsidérée des "Responsables" devant la moindre décision pouvant avoir le moindre impact sur la carrière, refus d'appliquer la moindre signature sur un document pouvant en cas d'échec du projet prouver que l'on était au courrant... réunions multiples sans la moindre décision, débats sans fin mais jamais factuels, 3 semaines pour valider une note de lancement, une semaine pour valider un compte rendu de réunion et j'en passe.

Alors que croyez vous que l'on fasse dans ces cas de figure ?
Et bien l'on va chercher un consultant senior qui va se charger de prendre toutes les décisions, de faire valider tous les documents et à la fin diriger les projets à la husarde car comme d'habitude c'est après avoir consommé la moitié du budget et des délais impartis que l'on commence à comprendre que la Direction générale et le PDG ont les "VIZIRETTES" et que l'on cherche un Consultant pour porter la responsabilité du ou des projets.

Alors ne soyons pas aussi orgueilleux mes Seigneurs, prenez vos responsabilités, virez donc les losers, les nuls, les planqués tant en interne qu'en externe.
Commencez par rétrograder systématiquement tout individu n'ayant pas signé un compte rendu 48 heures après une réunion, licenciez tout individu incapable de prendre une décision ayant un impact financier, en gros séparez vous du gras et ne gardez que le muscle.
Commencez par licencier ceux qui soulèvent les problèmes sans jamais proposer de solution. Ceux là même dont l'incompétence oblige les groupes à appeler des cohortes de consultants pour faire le boulot pour lequel ils ont été engagé.
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Virez Virez

de Plum_ , posté le 20 novembre 2003 à 16h42
Viré !, Au placard ! Au pilori !

Comme si c'était LA solution. Un bug ? Viré ! Un retard ? viré ! ...
Peut etre que si l'on tolérait un peu plus le "droit à l'erreur" (les responsables sont des humains, ils ne sont ni infaillible, ni devin, ni superman) on encouragerait une prise de risque acceptable et moins à l'immobilisme, non ?

Un peu de psychologie que diable !
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Il faut croire en soi ;

de Christian FERRANT , posté le 20 novembre 2003 à 17h20
La justice est le seul juge.
Il faut des éxécutants rigoureux, tenaces, et percevérants. Sur la longueur, c'est pas le méchant qui gagne.
L'entreprise enrichis alors sa valeur ajoutée.
Dans l'attente du plaisir d'un prochain échange,
Avec ma considération distinguée et dévouée.
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Tout a été dit...

de pilou_ , posté le 20 novembre 2003 à 17h34
Certes il y a les DSI qui n'assument pas leur fonction, heureux de trouver le consultant-fusible; certes il y a le Consultant qui-a-tout-vu-et-qui sait-tout...

Ceci dit, et jusqu'à preuve du contraire, le client reste et restera toujours libre de choisir ou non ses prestataires... Les DSI seraient-ils maso ???

Mais heureusement, il existe des profesionnels un peu différents de ces caricatures. Je ne pense pas qu'un DSI puisse tout connaitre des dernières évolutions technologiques et c'est pourquoi il peut utilement faire appel aux consultants dont c'est le métier. C'est uniquement du partage d'expérience(l'un amenant les compétences technologiques, l'autre la compétence "métier") que le succès des projets se forge... C'est la stratégie du gagnant-gagnant
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Et inversement

de Jac_ , posté le 20 novembre 2003 à 18h11
Je n'ai jamais vu un consultant préconiser une solution qui ne soit pas basée sur une ou des grandes marques. (Editeurs, constructeurs, etc.)
La crainte de tout risque, c'est vous qui en avez parlé n'est-ce pas ?
Autrement oui, il y a beaucoup de monde à virer, à commencer par les D.G. qui préfèrent un DSI plus politiquement correct que compétent.
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