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Souffle court pour les puces bi-c?”urs d’Intel

Les Pentium D, disponibles à partir du mois de juin prochain, ne plaisent guère aux experts du secteur. Issus d’un bricolage trop rapide, ils pourraient ralentir les performances de certains logiciels, en particulier les jeux.

A la fin de 2006, ils pourraient équiper plus de 70 % des PC vendus. Mais les processeurs bi-c?”urs, dotés de deux unités centrales de calcul assurant la plupart des opérations capables de faire fonctionner un ordinateur,
devront d’abord faire leurs preuves. D’autant plus que,
pour coiffer AMD au poteau, Intel a choisi de bâcler la conception de ses premiers modèles.Telle est l’opinion des experts du secteur, présents à la conférence pour développeurs d’Intel (IDF), qui se déroule en ce moment à San Francisco. Le fondeur y a annoncé qu’il sortira deux versions bi-c?”urs de son Pentium 4
(nom de code Smithfield) avant juin : l’une inaugurera sa gamme Pentium D, l’autre sera l’Extreme Edition 840. Seulement voilà, faute de pouvoir parfaitement intégrer deux c?”urs sur une même puce, Intel a fait le choix moins élégant de
coller deux processeurs et de les relier par un bus, lui-même branché sur le bus de données.‘ Avec cette solution, Intel rétrograde en terme de performances car la cadence du
bus de données
tombe à 800 MHz contre 1066 GHz auparavant. De plus, la
mémoire cache
diminue de moitié, à 1 Mo par c?”ur. Ce qui ralentira les applications multimédias qui font fréquemment appel à la mémoire vive, à la puce graphique
et aux entrées/sorties,
explique Kevin Krewell, analyste au Microprocessor Report. Avec certaines applications, ces bi-c?”urs offriront un gain de performance de 30 à 40 %, avec d’autres il pourrait même y avoir des
pertes. ‘

AMD seul sur le haut de gamme

Un goulet d’étranglement qui restera présent avec la deuxième génération du Pentium D (nom de code Presler), attendue au début de l’année prochaine. L’Extreme Edition 840 intègre, lui, la technologie
HyperThreading qui doublera le nombre de tâches traitées simultanément. Malheureusement, cette puce aura le même défaut que son petit frère, avec un bus au ralenti.Fâcheux pour un produit destiné aux plates-formes de jeux, laissant AMD bien seul sur ce segment haut de gamme. ‘ Alors qu’Intel ne sortira plus de nouveaux Pentium Extreme Edition mono-c?”ur, nous allons
continuer à améliorer les performances de notre puce Athlon64 FX mono-c?”ur. Car les jeux ne tirent pas encore partie du parallélisme des puces bi-c?”ur. Surtout que la cadence d’un c?”ur au sein d’un processeur bi-c?”ur
n’est pas prêt d’atteindre la vitesse d’un mono-c?”ur, à cause de la surchauffe du composant que cela entraînerait ‘,
souligne Vic Bhaghat, responsable produit chez AMD.‘ Ces premières puces sont des produits bouche-trou, en attendant l’arrivée des premières unités conçues, dès le départ, comme des processeurs bi-c?”ur. Soit pas avant le courant
2006 ‘,
estime Peter Glaskowski, analyste chez Envisioneering Group. C’est en effet des puces mobiles que viendra le salut d’Intel. Le fondeur leur développe en effet une architecture spécifiquement bi-c?”ur, sous le
nom de code Yonah. Qui devrait migrer en 2006 vers les PC.

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Jean-Baptiste Su, à San Francisco