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Réaction en chaîne pour XML dans la chimie

Le secteur de la chimie tente le consensus pour le développement de “son” XML.

Dans une récente étude, le site xml.com recensait cent vingt-quatre vocabulaires XML (Extended Markup Language) différents, dont soixante-dix-sept XML verticaux. Ainsi en existe-t-il, par exemple, pour les assurances, les hôpitaux, la publicité, les agences de voyages, etc. Sans oublier le Dessert (Document Encoding and Structuring Specification for Electronic Recipe Transfer), qui autorise l’échange de recettes dans le secteur agroalimentaire.Parmi les plus actifs à développer leur propre XML, se trouve très logiquement l’industrie chimique, longtemps férue d’EDI (échange de données informatisé). Seize types de communications et de documents communs à tous les domaines de la chimie ont été recensés à ce jour. “La logistique, les échanges internationaux, la finance et la prévision de la demande restent à finaliser, précise Rich Chvala, directeur marketing de la place de marché Envera. Ce sera chose faite avant la fin de l’année.”Ce secteur aurait pourtant pu désespérer d’aboutir un jour. Différents groupes de standardisation fonctionnaient, en effet, en parallèle. Par ailleurs, plusieurs entreprises plus modestes menaient à bien, de leur côté, leurs propres développements au sein de la place de marché Envera, initiée à l’automne 1999 dans les mondes de la chimie et du pétrole. Mais le mouvement vers un XML standard de la chimie s’est justement accéléré depuis le rapprochement de cette dernière avec le CIDX (Chemical Industry Data Exchange), organisation qui vise à faciliter les échanges de données dans le secteur de la chimie, et qui en regroupe les principaux industriels et places de marché (ChemConnect, Chematch, Elemica, Envera). Envera a avancé très rapidement dans la mise au point d’une DTD (Document Type Definition), description syntaxique des documents, qui correspond exactement aux objectifs initiaux du CIDX. Désormais, c’est quasiment l’ensemble du secteur qui travaille donc à “son” XML sous l’égide du CIDX.Autre intérêt d’Envera, elle propose une plate-forme d’échanges, qui permettra aux entreprises de la chimie de faire dialoguer ses applications XML avec celles d’autres secteurs – dès aujourd’hui, ceux du papier, de l’automobile et de l’agroalimentaire.

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Emmanuelle Delsol