En anglais : clipboardLa sortie des premiers micro-ordinateurs à interface utilisateur graphique, les Lisa et Macintosh d’Apple, en 1983 et 1984, a matérialisé un rapprochement entre l’environnement informatique et l’univers quotidien du bureau. L’idée était de rendre plus intuitive l’approche de l’ordinateur. Bureau électronique, icônes de fichiers, de dossiers, de corbeille à papier : la notion de presse-papiers s’inscrit pleinement dans cette approche ” figurative “.Elle permet de mieux appréhender la nature d’une nouvelle fonctionnalité proposée sur ces ordinateurs, le copier-coller, qui permet de prélever des données dans un document pour les insérer ailleurs dans le même document ou dans un document relevant d’une autre application active simultanément ou lancée au cours de la même session d’utilisation du système d’exploitation de l’ordinateur.Le presse-papiers, c’est donc le nom symbolique de cette zone de mémoire gérée par le système d’exploitation et qui conserve temporairement les données que nous ” copions “.Notons que le concept de clipboard, créé par Apple Computer, désigne une écritoire à pince utilisée couramment par les contremaîtres aux Etats-Unis mais peu répandue en France. Lors de la localisation du système d’exploitation des Lisa et Macintosh par Apple France, le concept de presse-papiers a été plutôt pertinemment choisi, mais il faut constater que la syntaxe usuelle ne suit pas toujours la logique d’une localisation, puisque les messages et la documentation des logiciels font généralement état de données ” collées dans le presse-papiers ” alors qu’il serait plus logique de dire ” sous le presse-papiers “. L’anglais est plus logique, qui parle de ” data copied on the clipboard “, c’est-à-dire, conformément à la métaphore utilisée, ” sur lécritoire à pince “.
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