En juin dernier, le site du fisc a été victime d’une cyberattaque. Les données d’un total de 678 000 particuliers et professionnels ont été compromises. Les informations volées incluent des données personnelles comme le nom, l’adresse, la date de naissance et la situation familiale, mais aussi « des données fiscales telles que le revenu fiscal de référence, le quotient familial ou le taux de prélèvement à la source, et en ce qui concerne les entreprises, des données telles que leur raison sociale ou leur SIREN ». Selon Clément Domingo, expert en cybersécurité, les données volées « sont déjà en vente ». Les personnes touchées par cette cyberattaque seront quant à elles contactées à partir de ce 17 août. Bon nombre d’entre nous vont donc scruter attentivement leurs mails et leurs boîtes aux lettres, mais certains arnaqueurs pourraient profiter de la situation en lançant des campagnes de phishing et en usurpant l’identité de personnes et d’institutions gouvernementales ou bancaires.
Les victimes vont être contactées, les arnaqueurs pourraient profiter de la situation
Comme l’explique le compte X Kruptos, notamment spécialisé dans le respect de la vie privée, certains arnaqueurs pourraient se faire passer pour la Direction générale des Finances publiques (DGFiP) ou toute autre institution française qui chercherait soi-disant à vous avertir que vos données confidentielles ont été compromises à la suite de la cyberattaque contre le site du fisc. Faites donc particulièrement attention aux messages que vous pourriez recevoir et à l’adresse mail de l’expéditeur. Au passage, rappelons qu’il est aujourd’hui très simple de copier-coller le logo d’une institution officielle.
Comme nous l’avons déjà précisé, certains arnaqueurs risquent de détenir des informations précises sur leurs victimes, comme leur nom, leur date de naissance, le revenu fiscal de référence ou encore le numéro SIREN exact d’une entreprise. Par conséquent, la présence d’informations confidentielles précises et exactes dans un mail ou un SMS ne doit pas vous faire baisser la garde. Dans tous les cas, ne cliquez jamais sur un lien inclus dans un SMS ou un mail et méfiez-vous des gros boutons mis en avant qui permettraient soi-disant de régulariser une situation ou de sécuriser un compte. De la même façon, n’entrez en aucun cas des données confidentielles via un lien reçu par SMS ou mail. Pour rappel, la DGFiP ne demande jamais de mots de passe, codes, RIB ou documents d’identité par message ou téléphone.
Par ailleurs, méfiez-vous des discours alarmistes du type : « Votre compte va bientôt être suspendu », « Votre compte bancaire est en danger si vous n’agissez pas rapidement », ou encore « Urgent : une action est requise ». Enfin, rappelons qu’il n’existe aucun site ni liste publique officielle pour vérifier soi-même si l’on est concerné par la cyberattaque contre le fisc. N’accordez donc aucun crédit aux sites et plateformes qui le promettent. En résumé, méfiez-vous des SMS, mails ou appels téléphoniques que vous pourriez recevoir prochainement.
Comment s’en prémunir ?
Si vous recevez un message ou si vous êtes contacté par téléphone, prenez toujours le temps d’analyser la situation et ne cédez à aucun coup de pression. Ne cliquez en aucun cas sur un lien contenu dans un SMS ou un mail. Taper à la main http://impots.gouv.fr et ne passez par aucune plateforme tierce. Comme nous l’avons déjà précisé, certains arnaqueurs risquent de détenir des informations confidentielles précises sur leurs victimes. Par conséquent, une énumération d’informations exactes n’implique pas une communication sûre. Comme l’explique sur X Christophe Mazzola, expert en cybersécurité : « on ne traite jamais une demande dans le canal par lequel elle est arrivée. Vous raccrochez, vous cherchez le numéro officiel vous-même, vous rappelez. Y compris quand la personne en face semble tout savoir de votre dossier ».
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Source : X

