L’affaire Enron aura eu, au moins, l’intérêt de faire bouger le très traditionnel Conseil des marchés financiers (CMF). En conséquence, la profession des analystes financiers sera désormais régie par des règles plus strictes. Comme c’est déjà le cas chez Merrill Lynch et au Crédit Suisse First Boston, ces derniers ne pourront plus acquérir des actions du secteur qu’ils couvrent. Il était temps ! Chaque analyste se verra attribuer une carte professionnelle qui pourra lui être retirée en cas de faute grave. Ces “mesurettes” peuvent prêter à sourire ! Rappelons que les analystes sont rémunérés en grande partie par des bonus qui sont liés à la performance de leur banque, laquelle, par le biais de son département corporate finance tire des revenus des entreprises qu’elle conseille en matière de Meccano financier. Même s’il est honnête, un analyste financier n’a donc pas intérêt à émettre des avis négatifs sur des entreprises clientes de sa banque. Caricature ? Comment expliquer alors la floraison détudes positives sur France Telecom et Vivendi Universal avant leurs dernières opérations vérité ?*rédacteur en chef adjoint
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