Ce lundi 5 octobre, un Boeing 777-200ER de British Airways a rencontré un « problème technique » préoccupant en survolant l’Irlande. L’appareil a finalement fait demi-tour et s’est posé sans encombre à Heathrow vers 17 heures, rapportent nos confrères de The Guardian.
Une chute libre au-dessus de l’Irlande
Comme prévu, l’avion a décollé de l’aéroport de Londres-Heathrow à 12h14, heure locale, en direction de la ville de Chicago. Environ une heure plus tard, il se déplace paisiblement à 37 000 pieds, soit 11 kilomètres d’altitude, au-dessus de l’Irlande. C’est à ce moment-là qu’un problème technique a été enregistré. L’avion a tout à coup fait une chute brutale dans les airs. Au sein de l’engin, les passagers font face à de fortes turbulences. Les masques à oxygène sont même déployés, ce qui contribue à accentuer la panique ambiante. L’un des passagers précise néanmoins ne pas avoir « eu l’impression qu’il descendait rapidement », car l’avion s’est rapidement stabilisé.
Vers 10 000 pieds, soit environ 3 000 mètres, l’avion a alors émis un signal d’urgence avant de faire demi-tour vers l’aéroport de Londres. D’après les données de FlightAware, la plateforme américaine de suivi des vols en temps réel, l’appareil est resté en l’air plusieurs heures, tournant au-dessus de l’Angleterre avant de regagner l’aéroport d’Heathrow. Notez que les demi-tours en plein vol ne sont pas si rares dans le monde de l’aviation. Il y a quelques mois, un bracelet connecté avait même obligé un avion à rebrousser chemin au beau milieu du trajet prévu.
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La piste d’une dépressurisation de la cabine
Interrogé par Fox News, Matthew « Whiz » Buckley, ancien pilote de chasse de l’US Navy, explique que la descente rapide du Boeing 777 fait partie de la procédure prévue en cas de dépressurisation de la cabine. En repassant sous les 10 000 pieds, il est en effet possible de se passer d’oxygène supplémentaire.
« Le couple assis devant moi n’arrivait pas à atteindre ses masques à oxygène, mais le temps qu’ils trouvent un siège libre équipé d’un masque, le commandant de bord a annoncé que nous étions passés sous la barre des 10 000 pieds et qu’ils n’étaient donc plus nécessaires », témoigne d’ailleurs un passager du vol.
De son côté, British Airways n’a pas précisé la nature du problème. Les causes de l’incident restent pour l’heure inconnues. Un porte-parole de British Airways s’est contenté de préciser que la sécurité des clients et de l’équipage était « toujours la priorité absolue » de la compagnie. Selon lui, l’appareil s’est posé en toute sécurité grâce à des pilotes « hautement qualifiés » employés par l’entreprise. Les passagers ont pu embarquer sur d’autres vols dès le lendemain de l’incident.
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Un avion de près de 30 ans
Notez que le Boeing 777-200ER victime d’une mystérieuse défaillance compte parmi les plus anciens appareils de la flotte de British Airways. L’engin a en effet été livré à la compagnie en juillet 1997, il y a près de 30 ans. Quelle que soit leur ancienneté, les avions sont soumis à des contrôles réguliers pour s’assurer qu’ils peuvent voler en toute sécurité. À ce stade, rien ne relie l’incident à l’âge de l’appareil, et l’enquête n’a encore rien établi qui va dans ce sens.
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Source : The Guardian

